• NATHALIE LOISEAU, L’EXTRAVAGANTE PINTADE, DÉRAPE ENCORE

    Il convient de parler à l’imparfait car elle a commis un extravagant dérapage. Elle n’a rien trouvé de plus malin que d’organiser une rencontre « off the record » avec des journalistes français triés sur le volet. Las, tout se sait, et il faut être d’une naïveté et d’une inexpérience confondantes pour imaginer que ses propos ne seraient pas rapportés. Le quotidien belge Le Soir, relayé par Le Canard enchaîné, s’en est fait l’écho, et c’est du lourd. Guy Verhofstadt, le très influent ex-Premier ministre belge et justement président du groupe centriste depuis dix ans? « Un vieux de la vieille qui a des frustrations rentrées depuis quinze ans. » Sophie in’t Veld? »Ça fait quinze ans qu’elle perd toutes les batailles qu’elle mène. » Le Suédois Fredrick Federley? « L’élire serait donner les clefs du groupe à la droite allemande ». Et de poursuivre : « le problème en Europe, c’est Angela Merkel. » L’Allemand Manfred Weber candidat à la présidence de la Commission ? « Il n’a jamais rien réussi », Loiseau insistant : « ça ne les dérange pas de mettre un ectoplasme à la tête de la Commission ? » Les intéressés n’ont que très médiocrement apprécié la plaisanterie. Du coup, ses chances d’être élue à la tête du groupe libéral se sont vues très sérieusement compromises. Et si, par extraordinaire, elle l’avait été, elle aurait dû « acheter plus cher ses soutiens » et offrir plus de présidences de commission à ses alliés qu’elle n’aurait donc pas pu offrir à l’un ou l’autre de ses colistiers français. Brillant résultat. Dernière nouvelle : Nathalie Loiseau renonce à se présenter à la présidence du groupe…

    N°3382 — 19 JUIN 2019 — RIVAROL

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    Lire :

    http://papa-falco.eklablog.com/une-girouette-pour-une-place-au-soleil-a165647002


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  • Contre la PMA pour toutes, la mobilisation doit être générale

    Dans son discours devant l'Assemblée nationale, le Premier ministre, Édouard Philippe, a annoncé que le projet de loi sur la procréation médicalement assistée pour toutes - c’est-à-dire la gestation sans père - serait examiné par le Conseil des ministres dans quelques semaines et soumis au Parlement dès la rentrée de septembre.

    Par cette accélération du calendrier, le gouvernement veut rassurer sa gauche et montrer qu'il n'est pas seulement le radeau de la Méduse de la droite et du centre. Il donne dans le même temps la preuve que le macronisme est bien un progressisme.

    Accorder aux femmes seules et aux couples lesbiens le droit de filiation par insémination artificielle constitue une étape supplémentaire sur le chemin de la désagrégation de la famille et de la destruction de la société. Un chemin qui se poursuivra bientôt, n'en doutons pas, par la légalisation de l'abomination qu'est la Gestation pour autrui (GPA).

    Pour le Parti de la France qui considère qu'une famille c’est un père, une mère et des enfants, la PMA doit être réservée aux couples hommes/femmes qui ne peuvent avoir naturellement d'enfants.

    Le PdF, fidèle à la conception traditionnelle de la famille qui constitue un des socles de notre civilisation, et aux principes de l'ordre naturel appelle à la mobilisation contre ces dérives mortelles.

    Jean-François Touzé - Délégué national du Parti de la France aux Études et Argumentaire


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  • Légalisation du cannabis : un marché juteux pour l’État ?


    La légalisation du cannabis, c’est un peu comme l’arlésienne ou le serpent de mer : on en parle, on en reparle, on y songe, on en discute… Ça vient ou ça vient pas ? Pour l’instant, ça n’est pas venu. Mais ça pourrait venir…

    Les députés de quatre groupes politiques vont, en effet, déposer prochainement une proposition de loi visant à légaliser le cannabis. Mieux que cela : ils souhaiteraient que l’État en devienne le producteur et le distributeur via une société nationale type SEITA. Rappelons que l’ancienne « Société nationale d’exploitation industrielle des tabacs et allumettes », autrefois « Service d’exploitation industrielle des tabacs et allumettes », n’est passée au privé qu’en 1995.

    L’argument de ces braves gens est bien simple. Je résume : la répression ne fonctionnant pas, faisons donc en sorte que l’illégal devienne légal et tout ira bien. Surtout si l’État tient la main du toxico et s’en met plein les poches au passage.

    Le promoteur de cette initiative est Jean-Michel Lambert, député des Bouches-du-Rhône. Il était, ce mercredi matin, l’invité d’Yves Calvi dans « 6 minutes pour trancher ». Face à lui, Frédéric Péchenard, ex-directeur général de la police nationale, aujourd’hui vice-président au conseil régional d’Île-de-France.

    M. Lambert nous brosse le tableau d’un pays ravagé par la drogue : « La France est le pays, en Europe, à la plus forte consommation de cannabis », dit-il, avec « 5 millions de consommateurs réguliers, 700.000 quotidiens qui s’approvisionnent sur un marché parallèle ». D’où la nécessité de changer de politique.

    Sur ces chiffres apocalyptiques, son interlocuteur est pour le moins dubitatif : « Incontestablement c’est un fléau qui est important, mais vous ne pouvez pas comparer n’importe quoi », dit-il. On additionne les carottes et le cabas de la ménagère, en l’occurrence « quelqu’un qui prend dix joints par jour et quelqu’un qui avoue avoir fumé une fois dans sa vie ».

    M. Lambert et ses amis ont, dans leur démarche, un soutien de poids : le Conseil d’analyse économique, un club de réflexion proche de Matignon qui « prône une gestion étatique et centralisée ». Le nirvana économique. Pensez : « Monopole de la semence, de la graine, jusqu’à la distribution du produit fini pour tout à la fois assécher le trafic actuel et récupérer jusqu’à deux milliards de taxes qui viendront servir à de nouvelles politiques de prévention, de nouvelles politiques de développement de certains quartiers qui ne vivent que du cannabis. À la clé, la création de 30 à 40.000 emplois”. » Mazette !

    « C’est comme ça que le monde avance », assène M. Lambert.

    Frédéric Péchenard est sans doute un homme sombre. Il n’entrevoit guère ce monde mirifique. Primo, dit-il, « si on légalise le cannabis, il y aura une augmentation du nombre de fumeurs, comme ça s’est passé partout ». Il est vrai que le Canada, deuxième pays à légaliser le cannabis récréatif, a vu doubler le nombre de ses consommateurs : 640.000 depuis octobre 2018. Secundo, dit Péchenard, « je m’inscris en faux contre l’idée absurde que ça va faire diminuer le nombre de dealers. Ça n’est pas vrai ! Il y aura toujours des dealers qui vendront de l’héroïne, de la cocaïne, du cannabis avec un taux de THC très fort, et même d’ailleurs des dealers qui vendront du cannabis légal. »

    Un vrai sceptique… Il le martèle : « L’idée qui consiste à dire que ça va permettre aux cités, aux quartiers de sortir de la délinquance est une idée complètement fausse. Les délinquants continueront à vendre du cannabis et de la drogue, et si par hasard ils ne le font plus, ils n’iront pas pointer à Pôle emploi. C’est, incontestablement, un très mauvais argument… »

    Encore un qui ne croit pas au monde merveilleux des Bisounours… Allez, M. Péchenard, un petit joint pour retrouver le sourire ?

    Marie Delarue


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  • La lutte contre la haine sur Internet : de Charybde en Scylla

     
      

     Le député Laetitia Avia se pose en détentrice de la morale universelle en présentant à l’Assemblée nationale un texte visant à lutter contre la haine sur Internet.
    Le texte est discutable sur la forme, comme sur le fond.

    La haine, tout d’abord, n’est pas une notion juridique. 
    C’est une notion morale qu’il n’appartient pas au législateur d’apprécier, de définir ou de sanctionner. Tout un chacun ne vit pas la haine de la même façon. 
    Des propos n’auront pas le même impact sur chaque personne en particulier dans un contexte en particulier. 
    Autant de critères qui crient haut et fort au législateur que cette problématique ne trouvera pas de solution dans la loi.
    Qui appréciera le caractère haineux d’un contenu ?
    Les plates-formes, sous peine de sanction, vont ainsi se substituer au juge et devenir un organe juridictionnel ou l’illustration de l’arbitraire macroniste limitant la liberté d’expression. 
    La criminalité augmente, le terrorisme fait son trou, des gens vivent et meurent dans la rue, mais la priorité absolue est de lutter contre la grossophobie…
    Il s’agira donc, pour les plates-formes, de supprimer ces contenus haineux sous 24 heures, sous peine de se voir sanctionner par une amende pouvant atteindre 4 % du chiffre d’affaires total mondial. Pourquoi un tel quantum ? 
    Quels critères, quelles justifications permettent de définir cette somme comme étant la peine strictement et évidemment nécessaire pour ce type d’infraction, comme l’impose l’article 8 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen (DDHC) ? 
    La majorité ne ressent pas la nécessité de se justifier.
    Et pourtant, cela serait bien nécessaire. 
    Le comportement répréhensible donnant lieu à la sanction financière n’est corrélé ni à un quelconque intérêt ou avantage économique dont l’opérateur peut bénéficier, ni à une perturbation du marché. 
    La mise en place du plafond de sanction de 4 % du chiffre d’affaires total mondial n’est aucunement rationnellement liée à l’infraction poursuivie.
    En droit interne, le Conseil constitutionnel, sur le fondement de l’article 8 de la DDHC disposant que la loi ne doit établir que des peines strictement et évidemment nécessaires, a déjà censuré plusieurs dispositifs de sanctions financières dont le plafond était calculé en pourcentage du chiffre d’affaires dès lors qu’il n’y avait pas de lien rationnel entre le comportement prohibé et les modalités de calcul du plafond de l’amende envisagée, lequel se trouvait dès lors disproportionné.
    C’est le sens de la décision n° 2013-679 du 4 décembre 2013. 
    Le montant de cette amende n’est justifié par aucun élément de calcul.
    Cette proposition de loi est une initiative de droit interne et ne fait pas l’objet d’un mécanisme européen d’articulation de compétence ou d’harmonisation entre les diverses autorités nationales. Retenir un plafond de sanction ainsi calculé est de nature à affecter le chiffre d’affaires réalisé par l’entreprise dans les États membres, ce qui pose un réel problème en matière de droit de l’Union européenne.
    Concernant le délai, les plates-formes sont toutes d’accord pour affirmer qu’un délai de 24 heures est excessivement cours : les contenus et les signalements sont nombreux, leur traitement demande du temps, surtout lorsque 80 % d’entre eux ne sont pas pertinents. 
    Prononcer une telle sanction en refusant d’allonger le délai risque de pousser les plates-formes à faire de l’excès de zèle et à supprimer arbitrairement des contenus tout à fait légitimes. 

    Ce dispositif est l’illustration d’une méconnaissance profonde des réalités et constitue une aberration juridique et économique. 

    Paul Châteauvert

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  • La réforme du chômage n’est pas assez violente !!

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    par  | 20 Juin 2019 |


    Cela n’est pas de moi, c’est la dernière sortie de l’un des éditorialistes les plus en vue à Paris et dans le PAF, le paysage audiovisuel français !
    Pour Christophe Barbier, la réforme de l’assurance chômage ne marchera pas car elle n’est pas assez violente !

    Ce qui serait assez violent semble-t-il se serait d’indemniser les chômeurs 380 euros par mois et c’est tout !
    Et puis si l’on pouvait supprimer l’assurance chômage, ce serait encore mieux.
    Si tout peut et doit pouvoir se discuter, il ne faut jamais oublier, qu’au delà des statistiques et des chiffres se trouvent des hommes et des femmes dont l’action publique devrait-être de prendre soin.
    Prendre soin des autres, avec humanité, ne signifie pas en toutes circonstances faire systématiquement un chèque et que cela coûte toujours plus d’argent.
    Je pense par exemple, que le revenu universel est une erreur, parce que ce n’est pas un revenu d’activité et donc de dignité. 
    Travailler est essentiel parce que cela permet de participer à la vie de la collectivité, de se sentir utile, et aussi de se socialiser. 
    Dire cela, n’implique pas de « violence » sociale à l’égard des gens.
    Voilà donc les idées qui ont cours actuellement.

    Il faut être violent… 
    Violent à l’égard des chômeurs… qui ont tout de même, et c’est important de le rappeler, cotisé…
    Lorsque les élites expriment aussi ouvertement des idées et des envies de violence à l’égard du peuple, il ne faudra pas que les mêmes, drapés dans leurs écharpes rouges viennent se plaindre de la réponse du berger à la bergère. 
    Les mécanismes de la violence sont ainsi faits qu’il s’agit généralement d’enchaînements et de spirales qui s’alimentent.
    Ce genre de paroles est donc extrêmement grave et constitue presque une incitation à la violence sociale de l’Etat contre son peuple.

    Ça se termine mal en général.

    Charles SANNAT

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