•  
     
     Au moment où les dignitaires musulmans tentent de présenter l’islam comme religion de paix, le prédicateur salafiste algérien, Abdelfettah Hamadache, confirme le contraire.

    Dans un enregistrement vidéo, l’imam autoproclamé estime que la religion musulmane est « une religion de la force ». Selon lui, les non-musulmans ont deux choix : « se reconvertir » par eux-mêmes en payant une dote (Djizia) ou « les obliger à se convertir par le glaive », c’est-à-dire, par la force. Il rappellera, d’ailleurs, que « c’est cela la religion musulmane ».

    Cette sortie n’est en réalité que la confirmation du caractère violent de la mouvance salafiste et de cet homme en particulier. C’est cet « imam » qui a demandé, en 2015, l’application de « la peine de mort » sur l’écrivain Kamel Daoud suite à des interventions télévisées de ce dernier concernant le conservatisme religieux en Algérie. Abdelfettah Hamadache s’est ensuite rétracté en disant qu’il n’a pas appelé à la mort de l’écrivain, mais qu’il a juste rappelé ce que dit la religion sur un homme jugé « impie ».

    https://algeriepart.com/2017/08/12/derapage-haineux-hamadache-appelle-a-violence-contre-non-musulmans/

    votre commentaire
  • Course-poursuite sur l’A 16 à 200 km/h avec des Kurdes armés

    Les fuyards, d’abord pris en chasse dans le Dunkerquois, ont roulé à plus de 200
km/heure sur l’A16, selon les forces de l’ordre. 
PHOTO JEAN-PIERRE BRUNET
    Les fuyards, d’abord pris en chasse dans le Dunkerquois, ont roulé à plus de 200 km/heure sur l’A16, selon les forces de l’ordre. PHOTO JEAN-PIERRE BRUNET

    Jeudi 3 août, vers 19 h, trois motards du service des douanes décident d’interpeller une voiture immatriculée en Grande-Bretagne et venant de Belgique. À l’avant de la BMW se trouvent deux hommes.

    À Zuydcoote, le conducteur fait demi-tour pour retourner en Belgique. Les agents des douanes mettent fin à la poursuite et donnent sur les ondes les renseignements concernant cette voiture.

    Les policiers de Calais remarquent alors le véhicule qui circule en direction de Boulogne-sur-Mer.

    Vitesse estimée à 200 km/h

    Ils tentent de stopper le fuyard qui va accélérer jusqu’à atteindre une vitesse estimée de 200 km/h.

    Le chauffard s’enfuit mais les forces de l’ordre unissent leurs efforts. Du côté des policiers de Boulogne, on s’organise. À la sortie Wimille de l’A16, ils mettent en place un rétrécissement, ce qui a pour effet de créer un bouchon qui leur permet d’attendre les fugitifs.

    Ne pouvant franchir le barrage, ces derniers quittent la voiture pour tenter de s’enfuir à pied. Le passager s’empare d’un sac et tente d’en sortir un objet, sans y parvenir.

    Une arme et des munitions

    Il finit par jeter le sac sous la voiture. Il y sera découvert un pistolet Smith et Wesson 9 mm, chargé de huit cartouches, ainsi que quatre boîtes de 50 munitions du même calibre.

    Lors des auditions, les deux Kurdes, qui ont tout de l’attirail des passeurs, vont enchaîner les explications contradictoires. Devant le tribunal, en comparution immédiate, lundi, le chauffeur, Nawzad Abdluad, 20 ans, met son passager et compatriote, Hardi Kadir, 27 ans, hors de cause.

    Concernant l’arme, les deux hommes semblent d’accord sur un point : aucun des deux ne savait qu’elle se trouvait dans la voiture… «  Vous ne saviez pas, insiste le président à l’adresse du passager, pourtant vous quittez la voiture en emportant ce sac, tentant même d’y extraire ce qui se trouvait à l’intérieur. » Le pistolet, passé au fichier spécial répertoriant les armes de catégorie B, aurait été volé ou perdu en Belgique.

    Poursuivis pour refus d’obtempérer ainsi que pour port d’arme de catégorie B sans autorisation, les deux prévenus se voient infliger une peine de trois ans de prison ferme, 2 000 € d’amende douanière ainsi qu’une interdiction du territoire français pendant cinq ans. Le tribunal ordonne leur maintien en détention.

    http://www.lavoixdunord.fr/202778/article/2017-08-10/course-poursuite-sur-l-16-200-kmh-avec-des-kurdes-armes


    votre commentaire
  • Nationalité Française : Près d’un demi-million d’Algériens naturalisés depuis 1998

    Nationalité Française : Près d'un demi-million d'Algériens naturalisés depuis 1998Nationalité Française : Près d'un demi-million d'Algériens naturalisés depuis 1998

    Le phénomène d’immigration a pris de l’ampleur en Algérie durant les deux dernières décennies et la destination préférée des algériens est la France pour les raisons historiques et culturelles connues de tous.

    En effet, ce sont près de 400 000 algériens devenus français entre 1998 et 2016 «entre 1998 et 2016, un peu moins de 400 000 algériens sont devenus Français » selon le dernier rapport de la direction des étrangers du ministère français de l’Intérieur .

    lgériens classés premiers en matière d’octrois de titres de séjour se positionnent en deuxième position après les marocains en matière de procédure de naturalisation «loin derrière les marocains en termes de procédures de naturalisation» note ledit rapport qui précise également qu’un tiers des étrangers ayant bénéficié d’une procédure de naturalisation sont d’origine maghrébine.

    Les algériens représentent un tiers des étrangers établis en France. Sur les six millions d’immigrés établis en France deux millions sont algériens.

    observalgerie.com/actualite-algerie 


    votre commentaire
  • Menace de guerre contre la Corée du Nord

    Bruno GUIGUE

    Après son entretien avec le nouveau président sud-coréen Moon Jae-in, le 30 juin, Donald Trump a encore durci le ton contre la Corée du Nord. « La patience stratégique avec le régime nord-coréen est terminée. Ensemble, nous faisons face à la menace du régime dangereux et brutal de Corée du Nord. Les programmes nucléaire et balistique de ce ce régime exigent une réponse déterminée », a déclaré le président américain. Pour la première fois, Washington a également annoncé des sanctions contre une banque chinoise accusée de coopérer avec Pyongyang.

    Si la fonction des médias dominants est de substituer l’imaginaire à la réalité, la représentation occidentale de la Corée du Nord n’échappe pas à la règle. Vu de l’Ouest, il est vrai que Pyongyang fait figure d’accusé idéal. Cette « monarchie rouge », ce « régime ubuesque », ce « goulag asiatique » réunit les stigmates de tout ce que l’homo occidentalis est censé détester. Désigné par les grands prêtres du droit-de-l’hommisme comme l’incarnation du Mal, cet Etat honni ferait peser, selon le secrétaire d’Etat US Rex Tillerson, « la pire des menaces sur la paix mondiale ».

    Mais de quelle menace s’agit-il ? Depuis son entrée fracassante dans le club des puissances nucléaires, en octobre 2006, la Corée du Nord est mise au ban des nations. Contre ce petit pays, la « communauté internationale » phagocytée par Washington a mobilisé les grands moyens. Résolutions onusiennes, sanctions économiques et manœuvres militaires se succèdent, sans relâche, pour isoler le régime fautif. Rangée par les USA dans la catégorie des « Etats voyous », la République populaire démocratique de Corée est dans la ligne de mire.

    La propagande occidentale dépeint Kim Jong-un comme un tyran sanguinaire faisant joujou avec la bombe, mais cette caricature peine à masquer la réalité des rapports de force. Inutile d’être un grand expert, en effet, pour comprendre que la stratégie nucléaire nord-coréenne est purement défensive. Dissuasion du faible au fort, sa finalité est d’exposer l’agresseur à des représailles, et non de prendre l’initiative des hostilités. Les Nord-Coréens veulent échapper au sort de l’Irak et de la Libye, pulvérisés par les USA et leurs supplétifs pour avoir le bonheur de goûter les bienfaits de la démocratie importée manu militari.

    Le bellicisme prêté à Pyongyang, en réalité, relève d’une inversion accusatoire dont le soi-disant « monde libre » est coutumier. Prompts à donner des leçons de morale, les USA sont les seuls à avoir utilisé l’arme nucléaire. A Hiroshima et Nagasaki, en août 1945, ils l’ont fait sans hésitation et n’en éprouvent aucun remords. Non seulement ce massacre de masse (plus de 220 000 morts) fut d’une barbarie sans nom, mais il n’avait aucune justification militaire. Le Japon était prêt à capituler, et le recours à l’arme atomique visait à intimider l’URSS, dont les troupes écrasaient l’armée japonaise en Mandchourie.

    Pour la « nation exceptionnelle » à la « destinée manifeste », carboniser des centaines de milliers de femmes, d’enfants et de vieillards ne pose aucun problème sur le plan moral. Pour fêter l’anniversaire de la double explosion, les généraux US aimaient déguster en famille une pâtisserie en forme de champignon atomique. Cinq ans plus tard, les mêmes galonnés à la bonne conscience indécrottable déchaînèrent les feux de l’enfer contre les Coréens. Ces derniers échappèrent de peu à l’apocalypse nucléaire rêvée par MacArthur, mais ils subirent les effets dévastateurs d’une arme nouvelle : le napalm. Pendant la guerre de Corée, l’US Air Force fit un usage massif de cet explosif incendiaire, et la plupart des grandes villes du Nord ont été détruites.

    Imagine-t-on une guerre qui anéantirait 60 millions d’Américains en les carbonisant avec des bombes incendiaires ? C’est ce que la Corée du Nord a subi entre 1950 et 1953. Déversant davantage de bombes sur la péninsule que sur le Japon entre 1942 et 1945, les généraux du Pentagone ont massacré sans état d’âme 3 millions de personnes, soit 20% de la population de ce petit pays. On se doute bien que de telles broutilles n’entacheront jamais le prestige inégalé dont jouit l’Oncle Sam dans les contrées occidentales. Mais à la lumière de cette histoire on comprend mieux, en revanche, la hargne anti-impérialiste des Nord-Coréens.

    Il n’y a pas que le passé, au demeurant, qui incite à relativiser la passion de Washington pour la paix dans le monde et l’amitié entre les peuples. Lorsque les USA jouent la vertu outragée et brandissent l’épouvantail nord-coréen, on finirait presque par oublier qu’ils détiennent 4 018 têtes nucléaires, alors que la République populaire démocratique de Corée en possède une dizaine. Les cinq essais nucléaires nord-coréens ont provoqué des torrents d’indignation en Occident, mais les USA en ont réalisé plus d’un millier. Enfin, ce n’est pas la Corée du Nord qui a pris l’initiative de nucléariser la péninsule, mais les USA en 1958.

    Lorsqu’on demande ce que viennent faire des porte-avions US dans la région, la propagande répond que la Corée du Nord est un Etat-voyou qui a violé le traité de non-prolifération nucléaire. Mais un Etat souverain est libre de dénoncer un traité international, et Pyongyang a la mérite d’avoir annoncé la couleur en se retirant du TNP. De ce point de vue, sa situation est beaucoup moins scandaleuse que celle d’Israël. Car cet Etat non-signataire du TNP détient 300 têtes nucléaires avec la bénédiction des puissances occidentales, alors qu’il bombarde ses voisins et colonise des territoires qui ne lui appartiennent pas.

    Les dirigeants nord-coréens ont beau user d’une rhétorique grandiloquente, ils ont les pieds sur terre. La puissance militaire de cet Etat de 25 millions d’habitants représente 2% de celle des USA, et sa seule ambition est de prévenir une agression extérieure dont la perspective n’a rien d’irréel. Réduits à l’impuissance au Moyen-Orient, les docteurs Folamour du Pentagone rêvent d’en découdre avec ce pays récalcitrant. Ils ont installé un bouclier anti-missiles en Corée du Sud, dépêché dans la région un puissant groupe aéro-naval, et largué dans la montagne afghane la méga-bombe anti-bunker « MOAB » en guise d’avertissement.

    Malgré les réticences du nouveau président sud-coréen, qui s’est déclaré prêt à « renvoyer » le bouclier anti-missiles, les « neocons » de Washington envisagent ouvertement une opération militaire contre les installations nucléaires nord-coréennes. Car l’affrontement avec la Corée du Nord présenterait deux avantages. Il constituerait un puissant dérivatif à l’échec de l’impérialisme au Moyen-Orient, où il se heurte à l’axe Moscou-Téhéran-Damas-Bagdad. Et il fournirait un banc d’essai pour le bombardement des installations souterraines du complexe nucléaire nord-coréen avec la bombe « MOAB ». En cas de succès, une telle prouesse technologique priverait la Corée du Nord de son outil de dissuasion et administrerait une leçon de choses à l’Iran, cible préférée de l’administration Trump.

    Pari hasardeux, bien sûr. Dans l’immédiat, cette agressivité a pour seul effet de conforter Pyongyang dans sa détermination. Farouchement attachée à sa souveraineté, fidèle à l’idéologie du « juché » (autonomie) héritée de Kim-Il-Sung, la Corée du Nord n’aime pas qu’on lui marche sur les pieds. Contrairement aux USA dont la doctrine prévoit la possibilité d’une attaque préventive, son programme nucléaire indique clairement à ceux qui voudraient l’attaquer qu’ils s’exposent à de sévères représailles. Décidée à résister à toutes les pressions, adossée au géant chinois, la République populaire démocratique de Corée est un « domino » que Washington n’est pas près de faire tomber.

    Bruno GUIGUE

    (Afrique-Asie, juillet 2017, version actualisée)

    URL de cet article 32057 
    https://www.legrandsoir.info/menace-de-guerre-contre-la-coree-du-nord.html

    votre commentaire
  • Voitures "made in Algérie": le gouvernement dresse un bilan catastrophique ...

    En Algérie, les prix des voitures flambent à mesure que les chaînes de montage fleurissent. Dénonçant des "importations déguisées", les autorités veulent remettre à plat tout le secteur du montage automobile, censé initialement être le fleuron industriel du pays.

    Dans l'usine Renault de Oued Tlelat près d'Oran, en Algérie, le 10 novembre 2014© Fournis par AFP Dans l'usine Renault de Oued Tlelat près d'Oran, en Algérie, le 10 novembre 2014

    Le 27 juillet encore, après Renault et Hyundai, Volkswagen inaugurait une usine d'assemblage à Relizane (300 km d'Alger). Grand absent de la cérémonie, le ministre de l'Industrie Mahdjoub Bedda qui, quelques semaines avant, avait tiré à boulets rouges sur le secteur.

    Il avait promis de "mettre un terme au mode actuel de production" automobile en Algérie et, le 31 juillet, le gouvernement a suspendu tout nouveau projet de montage de véhicules.

    L'industrie automobile algérienne est née en 2012 quand les autorités ont conclu un partenariat avec la marque française Renault, qui a débouché fin 2014 sur l'ouverture de l'usine de la première voiture "made in Algeria".

    Entre-temps, la dégringolade à partir de la mi-2014 des prix du pétrole, qui fournit 95% des devises de l'Algérie, a propulsé la filière automobile nationale en tête des priorités pour réduire la facture des importations qui siphonnent les réserves de change. Les autorités ont donc contraint les concessionnaires automobiles à se doter d'une unité de production locale.

    Trois ans après, le bilan dressé par M. Bedda est catastrophique: aucun impact sur les réserves de change ou la création d'emploi, mais un coût important pour l'Etat en termes d'aides et d'avantages fiscaux.

    "Offre faible" 

    Au premier semestre 2017, si le nombre de véhicules importés a fortement chuté (-78% en glissement annuel), l'importation de pièces à monter sur les chaînes en Algérie a exactement compensé les économies en devises sur la même période, selon les chiffres officiels.

    Ultime paradoxe, "la voiture (produite en Algérie) coûte plus cher que dans les pays de provenance", a tonné le ministre, décidé à "arrêter l'importation déguisée" de la part des constructeurs.

    Exemple: la Renault Symbol made in Algeria coûte environ 200.000 dinars (1.600 euros au cours officiel) de plus que sa jumelle importée, la Dacia Logan. Le prix de la petite Hyundai i10 fabriquée sur place commence presque 2.000 euros plus cher qu'en France.

    "Les véhicules neufs sont chers car l'offre est faible", explique Issad Rebrab, patron de Cevital, premier groupe privé d'Algérie et importateur de la marque Hyundai, mais qui n'est pas l'associé de la marque dans son usine d'assemblage de Tiaret, ouverte fin 2016.

    Les importations de véhicules ont atteint un pic historique en 2012 (605.000 unités) avant de diminuer, notamment avec la mise en place de quotas l'an dernier. En 2016, 98.000 véhicules sont entrés en Algérie.

    Cette baisse des importations, non compensée par la production locale, a engendré une pénurie de voitures neuves dans un pays où la demandé annuelle est évaluée à 400.000 unités, estime Mohamed Yaddaden, consultant et ancien cadre du secteur automobile, qui estime que "les prix des voitures neuves ont connu une hausse moyenne de 40% entre 2014 et 2017".

    "Rien à assembler" 

    Le fiasco de l'industrie automobile en Algérie est principalement dû, selon les observateurs, au système adopté: le SKD (semi knocked down) qui consiste à importer le véhicule en kits pré-montés, simplement rivetés ou boulonnés sur place.

    "Le véhicule arrive semi ou complètement fini, donc il n'y a rien à assembler", expliquait début juillet au quotidien El-Watan Mohamed Baïri, patron d'Ival, importateur d'Iveco, promettant que son usine, censée ouvrir prochainement, assemblera elle l'ensemble des pièces des véhicules.

    Fin mars, des images diffusées sur les réseaux sociaux avaient créé le scandale en Algérie: on y voyait arriver à l'usine Hyundai des voitures quasi complètes, sur lesquelles ne restaient à monter que les roues.

    Une commission d'enquête avait rapidement écarté toute infraction mais des médias avaient pointé du doigt les liens entre le patron de l'usine, Mahiédinne Tahkout, et le ministre de l'Industrie d'alors, Abdeslam Bouchouareb, aujourd'hui critiqué par son successeur.

    Les observateurs dénoncent surtout le très faible "taux d'intégration" -c'est à dire de pièces produites localement- de 15%, imposé aux industriels.

    Le gouvernement a annoncé l'élaboration d'un nouveau cahier des charges et la création d'"un vrai marché de la sous-traitance", capable de fournir les usines en pièces fabriquées en Algérie.

    "Nous avons grillé plusieurs étapes, il fallait d'abord former le personnel, bâtir un réseau de sous-traitance avant de se lancer dans le montage de véhicules", a expliqué M. Baïri à El-Watan.

    http://www.msn.com


    votre commentaire