• MON HARKIS

    MON HARKIPAR MON HARKIS

    Mesdames, Messieurs,
    Il est toujours important de rappeler les faits, c’est ce que l’on croit c’est notre combat.
    Après les accords d’Evian du 18 mars 1962 des milliers de harkis engagés militairement en Algérie ont été abandonnés et victimes de sanglantes représailles de la part du FLN. Des milliers de harkis ont pu être accueillis par la France et dieu merci à une grande nombre d’officiers qui ont désobéit à c ordre de l’époque qui stipulait l’abandon pur et simple des harkis qui pendant des années été logés dans des camps de fortune.
    Les harkis et leurs familles, aujourd’hui parfaitement intégrée et toujours fidèle à son engagement envers la France est estimée aujourd’hui à des millions de personnes, mais le nombre de ceux qui ont connu cette période douloureuse ne cesse de diminuer.
    La France depuis les années 1990, entrepris officiellement une démarche mémorielle officielle pour reconnaître la responsabilité de l’État dans la tragédie des harkis.
    La loi n° 94-488 du 11 juin 1994 a marqué ainsi une première étape dans la reconnaissance légale du préjudice subi.
    La loi n° 2005-158 du 2 février 2005 « portant reconnaissance de la Nation et contribution nationale en faveur des Français rapatriés » réaffirme, en les complétant, les principes de reconnaissance nationale vis-à-vis des « souffrances éprouvées et les sacrifices endurés par les rapatriés, les anciens membres des formations supplétives et assimilés, les disparus et les victimes civiles et militaires ».
    Cette loi de 2005 était la suite logique de Jacques Chirac, qui le 25 septembre 2001 avait déclaré que la France n’avait « pas su empêcher » le massacre des harkis par le FLN. La France avait une « dette d’honneur » vis-à-vis de ceux qui ont combattu dans l’armée française entre 1954 et 1962 et avant !
    En 2012, Nicolas Sarkozy, a reconnu la responsabilité de la France en déclarant le 14 avril 2012 dans le camp de Rivesaltes, près de Perpignan « La France se devait de protéger les harkis de l’Histoire, elle ne l’a pas fait. La France porte cette responsabilité devant l’Histoire. » François Hollande a, dans son allocution du 25 septembre 2016 à l’occasion de la Journée nationale d’hommage aux harkis déclaré : « Je reconnais les responsabilités des gouvernements français dans l’abandon des harkis, des massacres de ceux restés en Algérie et des conditions d’accueil inhumaines des familles transférées dans les camps en France. Telle est la position de la France. ».
    Enfin, le 25 septembre 2017, Mme Geneviève Darrieussecq, secrétaire d’État auprès de la ministre des armées, a clairement reconnu que notre pays n’avait pas accordé « sa protection aux harkis qui firent le choix de rester, exposant beaucoup d’entre eux à de violentes représailles » et n’avait « pas su, non plus, accueillir comme ses enfants, ceux qui avaient choisi de rallier le territoire national, les reléguant en grand nombre dans des camps de transit, des hameaux de forestage puis des cités de transit aux conditions déplorables ».
    Aujourd’hui, il serait inconcevable de ne pas consacrer la responsabilité historique de l’État français dans l’abandon des harkis à la fin de la guerre d’Algérie en 1962 et reconnaisse l’abandon et le massacre des milliers de harkis et leur famille ainsi que leur relégation dans les camps de fortune dans la métropole.
    M. Emmanuel MACRON, il est temps de mettre un terme définitif à cette blessure de l’histoire. La Nation doit reconnaître la responsabilité de l’État français dans l’abandon et le massacre des harkis et leurs familles. La Nation doit s’engager à réparer les préjudices moraux et matériels subis par les harkis qui ont été abandonnés et massacrés en Algérie avec leurs familles ou relégués dans des camps de fortune en France. Les charges qui pourraient résulter de l’application de la présente loi pour l’État et les organismes de sécurité sociale sont compensées à due concurrence par la création d’une taxe additionnelle aux droits mentionnés aux articles 575 et 575 A du code général des impôts.


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