• Terrorisme : ces «revenants» qui menacent la France

    Terrorisme : ces «revenants» qui menacent la France

    Terrorisme : ces «revenants» qui menacent la France

    Plus de 700 Français, dont «250 combattants», sont répertoriés en Syrie et en Irak. Leur retour inquiète les autorités et les services de renseignements.

    Avec plus de 700 individus, djihadistes accompagnés de leurs familles, répertoriés dans les zones de combat en Syrie et en Irak, la France compte le plus gros contingent européen. Bourreaux, fossoyeurs, geôliers ou envoyés en première ligne, 250 d'entre eux sont des «combattants» qui ont appris à tirer à la kalachnikov, à poser des bombes, à tuer ou à exécuter des prisonniers. Beaucoup veulent à présent fuir le chaos du Levant.

    Leur possible retour préoccupe au sommet de l'État, où les réunions s'enchaînent, à l'image de celle qui se tiendra jeudi prochain à propos des mineurs autour de Bernard Cazeneuve. Depuis des semaines, un important travail préparatoire a été effectué au sein du Secrétariat général de la défense et de la sécurité nationale. À ce titre, les enfants de parents français ou partis de France inspirent les plus vives inquiétudes. Selon nos informations, ils sont désormais environ 460 dans les zones contrôlées par Daech.

    Concernant ces mineurs, le procureur de Bobigny, Fabienne Klein-Donati, explique au Figaro: «Depuis septembre, nous avons accueilli 5 familles comprenant 19 enfants: 10 garçons et 9 filles (âgés de 3 mois à 16 ans). Cinq sont nés dans les zones de conflits. Souvent, ils ne sont accompagnés que par leur mère, le père ayant été tué ou resté sur place. Certains sont nés sur le chemin du retour car la mère enceinte se ressaisit et revient par tous les moyens». Les familles sont souvent la proie de passeurs, le tarif atteignant 10.000 euros à Istanbul selon un avocat.

    Pour les djihadistes les plus aguerris, Loïc Garnier, le directeur de l'Unité de coordination de la lutte antiterroriste (Uclat), rappelle au Figaro qu'ils «ont appris à démystifier le combat, à tirer sans ciller sur des hommes ou des femmes, à faire preuve d'un sang-froid glaçant pendant l'action comme on l'a vu au Bataclan. Avec plus ou moins de savoir-faire, ils connaissent la fabrication artisanale ainsi que le maniement des explosifs. Ils ont appris à piéger une voiture, une ceinture d'explosif. Enfin, certains continuent à suivre aveuglément les prescriptions de leur émir recommandant les coups de couteau ou l'utilisation de camions béliers comme à Nice. Ces djihadistes sont prêts à tout et n'importe quoi, l'important étant de tuer des 'mécréants'.»

    source Le Figaro ( 18 janvier 2017)


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