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    SNCF : vers la suppression de la quasi-totalité des lignes INTERCITÉS de nuit

     
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    Le gouvernement a décidé de suivre les recommandations du rapport sur l’avenir des trains INTERCITES remis par Philippe Duron l’année dernière. Au cours d’une conférence de presse, Alain Vidalies, le secrétaire d’Etat chargé des transports, a présenté la réforme pour le renouveau des trains d’équilibre du territoire (TET). Une réforme qui passe par des investissements de matériel mais surtout par la suppression de la quasi-totalité des lignes INTERCITÉS de nuit.

    Des trains (fortement) déficitaires

    Depuis 2011, les trains INTERCITES de nuit ont vu leur fréquentation diminuer de 25% alors qu’elle ne représente que 3% des voyageurs transportés. Une situation qui n’est plus économiquement viable, Alain Vidalies précisant que « chaque billet vendu nécessite plus de 100 € de subventionnement public en moyenne » sur ces trains.

    Par conséquent, la totalité des lignes de nuit à l’exception de celles entre Paris-Briançon et Paris-Rodez / Latour de Carol seront supprimées à partir de l’été 2016. Ces deux lignes seront maintenues, car contrairement aux autres, les territoires concernés ne disposent pas d’alternatives de transports suffisantes.

    Si l’Etat a décidé de ne plus financer les lignes Paris-Toulouse/Rodez-Carmaux-Albi, Paris-Hendaye-Tarbes, Paris-Savoie, Paris-Nice, Luxembourg-Nice/Port-Bou et Strasbourg Nice/Port-Bou, il a cependant décidé de permettre « à tous les opérateurs ferroviaires de proposer, pour leur propre compte, de nouveaux schémas d’exploitation innovants, susceptibles de redonner de l’attractivité aux trains de nuit ». En d’autres termes, ces lignes sont ouvertes à la concurrence et les candidats pour leur exploitation doivent présenter leurs offres avant le 1er juillet 2016. D’ici là, les lignes circuleront normalement et seront toujours opérées par la SNCF.

    Associations et syndicats protestent

    La CGT Cheminots a réagi dès la fin de la conférence de presse en demandant à l’Etat de renoncer à la suppression ou à la privatisation des lignes de INTERCITES. Le syndicat s’interroge : « Comment peut-on affirmer que ces dessertes sont indispensables à l’aménagement du territoire pour garantir un traitement équitable des citoyens et envisager de les supprimer ou de privatiser leur exploitation ».

    Thierry Nier, porte parole de la CGT Cheminots, rappelle que « les INTERCITÉS répondent à des besoins d’aménagement du territoire en desservant des zones qui ne le sont pas par les TGV ou TER. » Un point de vue partagé par la FNAUT (Fédération nationale des associations d’usagers des transports) qui indique que « l’offre actuelle, contrairement aux affirmations du Ministre, répond aux attentes d’une part importante de la clientèle. Celle-ci se reportera bien davantage sur l’autocar ou l’avion que sur le TGV de jour – une aberration écologique. »

    De plus, si l’association constate que la décision du gouvernement d’investir dans le matériel des trains INTERCITES est positive (1,5 milliard d’euros sur les lignes structurantes Paris-Limoges-Toulouse, Paris-Clermont Ferrand, Bordeaux-Toulouse-Marseille et Paris-Caen-Cherbourg), elle regrette que l’appel à manifestation d’intérêt « n’apporte aucune garantie de pérennisation de ces relations : le délai est trop court, et les nouveaux opérateurs ne pourront pas exploiter aussi des relations de jour afin de mieux équilibrer leurs comptes – alors que le cadre juridique l’autorisait comme pour les relations de nuit ».

    Sources : SNCF, Les Echos, CGT Cheminots, FNAUT – Crédit Photo : Cjp24

     


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