• Le danger du Traité Transatlantique: Arnaud Raffard de Brienne

    Arnaud Raffard de Brienne nous parle des dangers du Traité Transatlantique.(TTIP-TAFTA) C’était le 12 octobre 2014 à Rungis.

    Source: Agence Veritas Presse


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  •  LA FRANCE EST NOTRE MERE , PAS LA REPUBLIQUE !!

    Les politiciens français ne sont pas des patriotes, mais des idéologues. Ce qui explique qu’ils n’aiment pas la France, mais la République.

    Les politiciens français ne sont pas des patriotes, mais des idéologues. Ce qui explique qu’ils n’aiment pas la France, mais la République. 

    Qu’à une réalité charnelle ils préfèrent un concept abstrait. 

    Qu’à notre histoire ils substituent un mythe, qu’à notre géographie ils aiment mieux celle du village mondial. Utopie, construction intellectuelle, nos cervelles d’énarques semblent n’utiliser leur intelligence que pour manier des idées, sans jamais les relier au réel, au monde sensible, à la vraie vie.

    C’est ainsi que François Hollande, après tant d’autres phrases du même tonneau, disait l’autre jour à Sarre-Union : « la République aime tous ses enfants. » Révérence gardée, Monsieur le Président, ce blabla ne signifie rien.

    La république n’est pas notre mère, ne vous en déplaise. 

    Marianne n’a pas cinq enfants, comme le chantait joliment Michel Delpech. Elle n’est même pas jolie. 

    La République, c’est un régime institutionnel, rien de plus, rien de moins. Libre à chacun de penser qu’il s’agit du meilleur pour notre pays, l’opinion est discutable, mais libre. Sauf pour les républicains.

    VOTRE République, c’est un meurtre rituel et fondateur : celui d’un père de famille de 38 ans qui DEVAITmourir pour que vive le régime. 

    Un crime jamais renié, à la charge symbolique lourde de sens ; une religion nouvelle fondée sur le sang versé.

    Votre République, c’est l’utopie sanglante d’une liberté imposée « pour leur bien » aux peuples qui n’en demandaient pas tant : Vendéens victimes d’un génocide, Belges, Lombards et Hollandais, Piémontais et Espagnols, Rhénans et Florentins, peuples de la Baltique, du Pô ou de la Méditerranée, annexés de gré ou de force à notre patrie au nom d’un principe dont ils n’avaient que faire.

    Votre République, c’est le sang des milliers de malheureux que vos utopies ont jetés sur le pavé à chacune des révoltes parisiennes qui ensanglantèrent le XIXe siècle. 

    C’est le son du canon, l’insurrection, les barricades et ces ouvriers dont votre Révolution fit des miséreux, qui crurent GAGNER la liberté contre le pouvoir et ne trouvèrent que la mort sous la mitraille.

    VOTRE République, c’est le coup d’État permanent, l’apprentissage public, laïc et obligatoire de sa grandeur, de sa beauté et de sa perfection démocratique. C’est le viol des consciences et la persécution de religieux qui, sans rancune, revinrent par cohortes entières se faire tuer dans les plis d’un drapeau sous lequel on massacrait jadis leurs grands-parents.

    Votre République est une idée. 

    Notre France est une réalité. Qu’elle soit gouvernée par Louis, par Napoléon ou par François n’y change rien. 

    C’est l’amour de notre pays qui nous unit, pas celui d’institutions trop souvent renversées en deux siècles pour prétendre incarner la France.

    Non, la République n’aime pas ses enfants.

    Les enfants aiment leur mère, la France.

    Source : François Teutsch via Bld Voltaire


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  • Les déclarations de patrimoine d'Emmanuel Macron et des autres ministres ont été publiées ..

    EMMANUEL MACRONParmi elles, celles de Thierry Mandon, Alain Vidalies, Pascale Boistard, Myriam El Khomri, Mathias Fekl, Patrick Kanner. Mais surtout celle d"Emmanuel Macron, ministre de l'Economie dont le passé de banquier a souvent été critiqué par ses adversaires politiques. Au moment de sa nomination, le successeur d'Arnaud Montebourg avait dévoilé le montant de ses salaires à l'époque, avant de rejoindre l'Elysée et un poste de secrétaire général adjoint. A l'Express, il expliquait alors qu'il avait touché près de deux millions d'euros mais qu'il n'était pas assujetti à l'ISF.

    Impossible de confirmer la deuxième partie de cette affirmation dans les documents publiés mais la première partie est corroborée par sa déclaration d'intérêts, livrée en même temps que sa déclaration de patrimoine. De 2009 à 2012, il a touché 2,89 millions d'euros. À ces revenus bruts, il faut retirer les charges dont il s'acquittait; en tant qu'associé gérant, il était soumis au régime des indépendants..

    Un appartement de 83m² à Paris

    À la lecture de sa déclaration de patrimoine, on apprend qu'Emmanuel Macron possède un appartement de 83m² avec terrasse acquis en 2007 dans la capitale; il est évalué à un peu plus de 900.000 euros. Le ministre de l'Economie détient également plusieurs comptes, plans épargne et assurance-vie pour des montants supérieurs à 200.000 euros.

    Mais le document consultable ici montre aussi que le ministre est un homme endetté. Au moment de remplir sa déclaration, en septembre, il déclarait un peu plus d'un million d'euros de prêts à rembourser. Enfin, il dit avoir acheté d'occasion en 2005 un coupé-cabriolet Volkswagen Eos aujourd'hui estimé à 6000 euros.

    Source : huffingtonpost.fr


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  •  Histoire  

    MITTERRAND MANIFESTE CONTRE " L' INVASION METEQUE "

    Le 1er février 1935, François Mitterrand participe à la manifestation de l’Action française contre les médecins étrangers autorisés à exercer en France, aux cris de « La France aux Français » (plus connu sous le nom de manifestation contre « l’invasion métèque »). Sa participation à cette manifestation fut attestée par deux photographies, publiées dans « Les Camelots du Roi » de Maurice Pujo, où François Mitterrand apparaît face à un cordon de policiers.

    En 1994 certaines vérités sortent au grand jour SUITE au livre de Pierre Péan « Une jeunesse française ».

    A dix-huit ans (en 1934), Mitterrand, vient à Paris pour étudier à la faculté de droit et à l’École libre des sciences politiques. Il devient un membre actif des Volontaires Nationaux, la « branche jeunesse » des Croix-de-Feu.

    Le 1er février 1935, il PARTICIPE donc à cette manifestation « contre l’invasion des métèques ».

    En 1936, on le retrouve une nouvelle fois aux côtés de l’extrême droite dans des manifestations hostiles à Gaston Jèze, un professeur de droit connu pour ses partis-pris anticolonialistes. 

    MITTERRAND MANIFESTE CONTRE " L' INVASION METEQUE "

    A la même époque, Mitterrand écrit des articles dans les Echos de Paris, le journal officieux du PSF (successeur des Croix-de-Feu) que Libération décrit comme « viscéralement opposé à la gauche ». Mitterrand n’hésitait pas à y comparer le quartier latin à une déplorable « tour de BABEL».

    En 1939, Mitterrand est envoyé sur le front et est fait prisonnier des allemands. Il s’évade et regagne la France.

    En 1941, grand admirateur de Pétain et de la révolution nationale, haïsseur de tout ce qui fonde la IIIe république, il regagne tout naturellement Vichy où il trouvera ses premiers emplois : il établit des fiches sur les opposants au régime de Vichy.

    Mitterrand rédige une lettre à sa sœur le 13 mars 1941 et dans laquelle il déclare : « j’ai vu le maréchal au théâtre […] il est magnifique d’allure, son visage est celui d’une statue de marbre. »

    En 1942 il est promu au Commissariat au Reclassement des Prisonniers de Guerre.

    En Avril 1942 il défend inconditionnellement, par une lettre à un ami, le gouvernement Laval imposé par les allemands.

    En Décembre 1942 Mitterrand publie un article dans le journal de propagande du régime dans « France – Revue de l’État NOUVEAU » où il décrit les Français comme les « héritiers des cent cinquante années d’erreurs », c’est à dire que selon lui la déroute nationale date de la révolution française !

    Dans la même revue, d’autres auteurs signent des articles antisémites et anticommunistes sans que cela n’émeuve celui qui se présentera quelques décennies plus tard comme « l’homme de gauche ».

    Mitterrand reçoit au printemps 1943 la Francisque portant le N°2202 des mains du maréchal Pétain. Cette haute décoration est accordée selon des critères très stricts, en signe de reconnaissance suprême du régime de Vichy. Il prête serment selon la tradition en ces termes : « Je fais don de ma personne au Maréchal Pétain comme il a fait don de la sienne à la France. Je m’engage à servir ses disciplines et à rester fidèle à sa personne et à son œuvre. »

    Publié par RENE DECLERCQ


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  •   HISTOIRE et le droit de SAVOIR !!  

     Proposé par: Pieds Noirs 9A..

    l'histoire d'hier est le venin d'aujourd'hui ..

     

     

    Les policiers victimes du FLN en 1961, un oubli volontaire du Préfet de Police Bernard Boucault
    Quand le F.L.N. attaquait la police Française

     
         
     
             
     
     

    Janvier 1961 enregistre le vingt-cinquième policier tué par le F.L.N. dans la région parisienne ; il est abattu à Saint-Denis.
    En février et mars, les chiffres de la presse annoncent trois tués et douze blessés chez les policiers ; un car de police a été mitraillé boulevard Arago, deux passants ont été tués par des balles perdues.
    A Paris et en province les attaques des cafés maures, les règlements de comptes entre Nord-Africains causent la mort d'une quinzaine d'entre eux. Le cadavre d'un Algérien étranglé est repêché dans la Seine à Puteaux.
    Pendant cette même période, Me Oussedik et Me Benabdallah, avocats du collectif F.L.N sont arrêtés à Hirson, au passage de la frontière ainsi que leurs passagers. Arrêté également l'abbé Davezies, auxiliaire efficace de la subversion, porteur de valises des réseaux Jeanson et Curiel, transporteurs des tueurs de l'OS.
    La tentative de sabotage d'un train de munitions en gare de Juvisy échoue. Le ton et l'avancement du travail des négociations engagées en Suisse se traduisent par l'accroissement de la cadence des actions terroristes F.L.N. en France.
    Le 1er avril, dans l'attaque des postes de police de la FAP, dans les 13ème et 18ème arrondissements de Paris, deux policiers et trois terroristes sont tués ; onze gardiens de la paix et harkis sont blessés ainsi qu'un passant.
    Le lendemain, le poste de la Goutte d'Or est de nouveau harcelé ; trois Européens sont blessés dans une fusillade à Hautmont, un musulman est abattu à Charleville, un autre à Livry-Gargan. A Lille et à Paris des attaques de cafés et d'hôtels font un tué et six blessés.
    Le 7 avril, un commando F.L.N. attaque un blessé M.N.A. à l'hôpital de Montfermeil : l'opération se solde par un tué et treize blessés. Le 8 avril deux Européens dont un policier sont abattus à Boulogne ; une femme européenne est blessée à Saint-Quentin ; des attaques de cafés et d'hôtels à Paris et à Roubaix font douze blessés dont quatre Européens.
    Au cours de ce mois d'avril, on enregistre également six attaques de voitures de police, plusieurs agressions de patrouilles ou de policiers isolés qui font au total douze blessés parmi les forces de l'ordre et quatre chez les passants.
    Deux Européens, conseillers aux Affaires musulmanes sont assassinés, l'un à Paris, l'autre à Gennevilliers. Les diverses actions provoquent la mort de six Français musulmans restés sur le terrain. Il faut y ajouter la découverte de plusieurs cadavres de Nord Africains comme à Saint Ouen où deux corps ligotés ensemble sont repêchés dans la Seine.
    En mai, les Harkis de la FAP sont de nouveau pris à partie à plusieurs reprises dans les 13ème et 18ème arrondissements et comptent dix blessés. Six passants européens sont tués, huit autres blessés dans des fusillades à Paris et en province. Les policiers perdent quatre tués et trois blessés dans la région parisienne ; ils causent à l'adversaire sept tués et quatre blessés. Un car de police est mitraillé boulevard de la Gare à Paris ; un gendarme est blessé à Saint Germain en Laye ; la sentinelle de la caserne de Clignancourt est assommée, son fusil volé.

     
     
    Lundi, 15 octobre 2012 devant les élus du Conseil de Paris, le préfet de police Bernard Boucault a salué la décision de Betrand Delanoë d'apposer "une plaque commémorative au pont Saint-Michel à la mémoire des nombreux Algériens tués lors de la sanglante répression de la manifestation du 17 octobre 1961" et a souligné la nécessité de "l'indispensable devoir de mémoire sur cet événement tragique".
       
     

       
           

    Le 6 juin, c'est une troupe F.L.N. en uniforme militaire qui donne l'assaut à divers locaux de police dans Paris. Parmi les trente-trois membres de ce commando, il y a vingt déserteurs du 93ème R.I., les treize autres appartiennent à des « groupes de choc ».
    L'opération se solde par huit policiers blessés, neuf attaquants tués, trois blessés et quatorze arrestations. Si l'affaire est un fiasco pour le F.L.N., elle n'en prouve pas moins sa détermination.
    Le 16 juin, un motocycliste de la police est blessé Boulevard Ornano ; le 22 juin, une fusillade fait trois tués et un blessé à Lille. Le mois de juillet est marqué par l'arrestation à Marseille de quatre enseignants français membres d'un réseau de soutien au F.L.N. et par l'inculpation pour atteinte à la sûreté de l'Etat de Maîtres Oussedik et Benabdallah.
    Le 20 juillet, la presse fournit des chiffres qui, bien qu'émanant du Ministère de l'Intérieur, sont vraisemblablement minorés : en Métropole, au cours des six premiers mois de 1961, on a compté, du fait de la guerre menée par le F.L.N. en France, quatre cent dix-sept tués dont onze policiers et cinq cent soixante-dix blessés dont trente-deux policiers.
    Cinq détenus nord-africains s'évadent de Fresnes, quatre de Rennes, quatre de Nîmes. Les gardiens de prison protestent contre le régime trop libéral accordé aux détenus du F.L.N. par les circulaires du Garde des Sceaux. (..)
    Après un calme relatif en août, pendant lequel la presse se borne à faire état du mitraillage d'un autobus à Metz où pour un musulman abattu, un Européen est tué et trois autres blessés ; de quelques attaques de policiers et de gendarmes en région parisienne justifiant cent cinquante arrestations, le mois de septembre se révèle particulièrement chaud.
    Pour le F.L.N., il s'agit de peser le plus possible sur la politique française et l'opinion publique de manière à relancer au mieux les négociations qui ont momentanément achoppé à Lugrin, fin juillet. L'automne, pour ces raisons, sera extrêmement sanglant.
    Le 1er septembre, un Européen est assassiné à Douai. Le 4 septembre un policier est tué à Saint Denis et un gendarme est blessé dans l'attaque de la gendarmerie de Nanterre menée par un groupe de choc. Trois musulmans sont blessés dans l'assaut d'un café à Romainville. Le 5 septembre, dans un autobus, boulevard de Ménilmontant, un policier est abattu, un voyageur européen blessé. Le six septembre un passant européen est tué rue Riquet ; le commissaire de police d'Ostricourt est assassiné ; une fusillade entre

    Nord Africains fait un blessé. Le 7 septembre un policier est tué à Bezons ; le même jour une action concertée de la police aboutit à 643 arrestations dans la région parisienne. Le 9 septembre, un gendarme est tué à Annecy, un policier attaqué à Paris.
    Le 10 septembre, l'attentat du Pont de Seine contre De Gaulle laisse dans l'ombre pour plusieurs jours les attentats du F.L.N. Pourtant, le 11 septembre, un militaire est égorgé à Bezons ; à Paris, rue Vieille-du-Temple, une patrouille de la FAP perd un tué et un blessé ; une voiture de police est mitraillée à Bagneux, un policier abattu à Villeneuve la Garenne, un autre dans le 17ème arrondissement. Parmi les victimes civiles musulmanes la presse note trois tués dans l'attaque d'un café à Lille. Le lendemain deux gendarmes sont tués à Maubeuge.
    Le 14 septembre, lors d'une agression contre des policiers, un policier est abattu à Saint Denis ; quatre passants sont blessés rue Max Dormoy à Paris. Le 18 septembre, un car de police est mitraillé rue de Chaligny, un policier et trois passants sont blessés, la riposte coûte trois tués aux agresseurs. Un cadavre de musulman étranglé est découvert quai de Bercy.
    Le 19 septembre, trois musulmans sont blessés, à Romainville, boulevard de la Chapelle et à Lille. La dernière semaine de septembre voit la découverte d'un dépôt d'armes à Nanterre. Un Européen est blessé à Paris, un cadavre de musulman est récupéré dans le bois de Vincennes, un policier est tué, un autre blessé dans le 18ème arrondissement, un autre à Clamait.
    Le mois d'octobre s'ouvre sur une agression d'Européens à Créteil : elle fait trois blessés et un policier tué ; un autre est blessé dans le 14ème arrondissement. Henri Alleg, militant du P.C. et auxiliaire du F.L.N. s'évade de la prison de Rennes, le 6 octobre.
    Le jour même est décrété un couvre-feu pour les travailleurs immigrés nord-africains de la région parisienne. Cette mesure est prise en raison de la recrudescence du terrorisme F.L.N. Elle va servir de prétexte à d'importantes manifestations de masse organisées par les tenants de la subversion.
    Depuis Tunis, le GPRA de Ben Khedda donne ses directives à la fédération de France du F.L.N. Prenant prétexte de la mesure qui interdit la circulation des musulmans de la région parisienne, sauf munis de laisser-passer, entre 20 heures et 5 heures 30, jugée discriminatoire et contraire aux Droits de l'Homme, l'organisation politique du F.L.N. prépare soigneusement une opération qu'elle veut déterminante du point de vue psychologique.
    En fait, l'application du couvre-feu approuvée par le Premier Ministre est techniquement d'un mince intérêt. Les saboteurs, les tueurs et les agents de liaison du F.L.N. peuvent, sans difficulté, grâce à des complicités avérées, se procurer les documents nécessaires, vrais ou faux, à tous leurs déplacements.
    Mais le couvre-feu va provoquer une levée de boucliers de la part de l'Intelligentsia et des partis dévoués au F.L.N. ; il fragilisera la police et les forces de l'ordre par l'utilisation médiatique des heurts consécutifs aux manifestations.
    Le 16 octobre, des informations parviennent au Service de coordination des Affaires musulmanes : à partir du 17 jusqu'au 20, le F.L.N. organisera des manifestations de masse dans Paris, une grève générale des commerçants musulmans, des rassemblements de femmes.
    Au dernier moment, le matin du 17 octobre, la population musulmane de la région parisienne toute entière, y compris femmes et enfants, reçoit l'ordre impératif de se rendre à Paris pour y manifester en masse contre le couvre-feu et exiger l'indépendance de l'Algérie.
    L'emprise du F.L.N. sur cette population est quasi totale car ce dernier emploie ses arguments habituels : ceux qui tenteront de rester chez eux ou essaieront d'échapper au rassemblement SERONT EXÉCUTÉS.
    L'organisation révolutionnaire entend prouver ainsi son autorité sans partage sur la population immigrée et impressionner la population métropolitaine déjà passablement traumatisée par les attentats antérieurs.
    Elle espère bien que la masse des manifestants débordera les moyens mis en place par les pouvoirs publics, affirmant ainsi l'incapacité de ces derniers. Elle ne se fait pas d'illusion sur la violence des réactions de la police déjà exaspérée, traumatisée par les attaques systématiques subies depuis longtemps. Elle sait que la répression risque de provoquer des victimes, mais la cause à besoin de martyrs.
    La police met en place un dispositif de sécurité aux accès nord de la ville ayant pour but l'interception des manifestants venant des banlieues ; les forces de l'ordre occupent également certains quartiers comme les Champs Elysées, l'Etoile, Matignon.
    Pour ce faire, le Préfet de Police dispose de 7.000 gardiens de la paix dont les compagnies de district spécialement chargées des opérations anti-F.L.N. et de 1.400 CRS et gardes mobiles.
    A partir de 19 heures, une marée humaine déferle sur la Capitale. 30.000 musulmans arrivent par le métro, les bus, à pied, avec l'intention de se rassembler à la Concorde. Les forces de l'ordre sont bousculées, il s'en faut de peu pour qu'elles soient submergées. L'intervention de renforts sauvera la situation de justesse. Des engagements sérieux ont lieu au pont de Neuilly, boulevard Saint Germain et sur les grands boulevards.
    Il est indéniable que, devant la menace représentée par cette foule énorme encadrée par les responsables de l'organisation politico-administrative du F.L.N., la police a réagi avec une extrême violence.
    A la perspective d'une submersion aux conséquences imprévisibles s'ajoute la colère, les policiers en ont assez d'être des cibles reconnues depuis des mois. Les accrochages sont particulièrement violents entre leurs représentants sur le point d'être balayés et certains groupes de manifestants particulièrement déterminés.
    Les chiffres officiels font état de deux policiers blessés par balles, de treize autres hospitalisés. Pour les manifestants le nombre des victimes reste imprécis.
    Ultérieurement, le député Sanmarcelli, membre de la Commission des lois à l'Assemblée Nationale fera état de quatre-vingt-douze musulmans tués de diverses manières.

    N.D.L.R. différentes des méthodes policières par égorgement, strangulation, noyade etc. pour ces journées d'octobre.

     


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