• Pierre Lellouche: "Un réfugié politique en France a droit à 700 euros par mois"


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  • Au secours ! L’État peut vous faire les poches en toute légalité

    Publié le 3 novembre 2015 par Dominique CHALARD..

    Au secours ! L’État peut vous faire les poches en toute légalité

    La BRRD, vous connaissez ? C’est la Bank Recovery and Resolution Directive ou, en français, Directive sur le redressement des banques et la résolution de leurs défaillances. C’est la directive 2014/59/UE du Parlement et du Conseil européens. En gros, ce texte dit qu’en cas de faillite d’une banque européenne, les pompiers de service, ceux appelés à la renflouer, seront, par priorité, les actionnaires – normal -, puis ceux qui ont fait confiance à la banque en lui achetant des obligations – là, c’est déjà un peu moins normal – et enfin, si tout cela ne suffit pas, la banque se servira dans les comptes de ses clients ! Ça s’est passé à Chypre au plus fort de la crise, en 2013, lorsque les dépôts supérieurs à 100.000 euros ont été taxés à hauteur de 47 %. Du vol pur et simple.

    Eh bien, ce mécanisme, voté par la belle Europe, a été intégré dans notre droit français. Nous sommes désormais chypriotisés. Vous n’en avez pas entendu parler ? Normal, tout s’est passé en douce, furtivement, sous le manteau. Pour un sujet aussi insignifiant, vous imaginiez qu’il fallait passer par le Parlement ? Que votre député aurait son mot à dire ? Vous rêvez ! En Socialie, il y a des choses qui ne se font pas. Cela s’appelle la « moralisation de la vie publique » ! Donc, pas de loi sur le sujet pour éviter débat et publicité.

    On est passé par l’article 38 de la Constitution, qui permet au gouvernement de prendre par ordonnance des mesures qui relèvent du domaine de la loi. Et encore, sans tambour ni trompette ! On a fait cela en plein mois d’août, le 20, juste pendant le week-end prolongé du 15 août. Là, c’est fortiche ! On a vraiment mis toutes les chances de son côté pour que personne n’en sache rien, pour que personne ne réagisse, pour qu’il ne vienne à l’esprit de personne de demander pourquoi un droit imprescriptible comme le droit de propriété était aboli un beau jour d’août 2015. C’est aux signataires de l’ordonnance qu’il faut demander des comptes : Hollande, Valls, Sapin, Taubira et Pau-Langevin, les cinq mousquetaires de l’abandon de souveraineté, de la promotion du vol légal et de la spoliation organisée. Que fait l’opposition ?

    Ce coup fourré sort aujourd’hui parce que la Commission vient d’engueuler les six États qui n’ont pas encore intégré cette forfaiture dans leurs droits internes (Tchéquie, Luxembourg, Pays-Bas, Pologne, Roumanie et Suède).

    Un spécialiste de la question écrit : « En cas de crise bancaire, les épargnants seront en première ligne et subiront de lourdes pertes, le tout dans la plus parfaite légalité. » Il a raison.

    Comme disait Hollande au temps des semailles : « Le changement, c’est maintenant. » Au temps des moissons, les fruits sont plutôt amers. Et que l’on ne vienne pas dire : « C’est l’Europe, on n’y peut rien, on est obligés ! » Réaction de lâches. L’Europe, c’est autant nous que les autres. Il y a bien un Français qui, en 2014, lors de la conception de cette funeste BRRD, a eu consigne de dire « oui » !

    Yannik Chauvin

    source Boulevard Voltaire


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  • La «politique du terrain», un mythe en voie d’épuisement

    Publié le 3 novembre 2015 par Dominique CHALARD..

    François Hollande au Mont Saint-Michel, le 31 octobre 2015. REUTERS/Stéphane Mahé.

    François Hollande au Mont Saint-Michel, le 31 octobre 2015. REUTERS/Stéphane Mahé.

    La ficelle des «rencontres» avec les «vraies gens» devient si grosse que son efficacité finit par s'épuiser.

    Ne restez pas bêtement enfermé dans votre bureau à piocher vos dossiers! Allez «sur le terrain» à la rencontre des «vrais gens». Cette injonction est presque devenue un lieu commun de l’action et de la communication politiques –les deux étant hélas souvent confondus.

    Pendant l’été 2010, Nicolas Sarkozy avait ainsi demandé à Brice Hortefeux, alors ministre de l’Intérieur, d’être «tous les jours sur le terrain et dans les médias». Car, bien évidemment, une présence «sur le terrain» ne saurait avoir de sens sans son écho médiatique.

    On conçoit aisément que plus la classe politique se sent coupée du commun des mortels et plus elle ressent la nécessité de mimer sa «proximité» avec ses électeurs. Parfaitement rodée sur le plan technique par des armées de «communicants», la ficelle est pourtant si grosse que son efficacité politique est de plus en plus contestable.

    Cirque médiatique

    Le cirque médiatique auquel donnent lieu les visites de terrain des présidents, ministres et autres leaders politiques est si grotesque qu’il apparaît désormais même dans les comptes rendus de ces déplacements. Les murs de caméras, les forêts de micros et les cordons de sécurité cassent forcément la mise en scène d’une rencontre sur un pied d’égalité entre le Puissant et les Humbles.

    Ces visites millimétrées, méticuleusement préparées par les services de communication, ne peuvent être l’occasion d’échanges sérieux et d’une réelle remontée d’information pour les gouvernants. Flanqué de cinq ministres, François Hollande s'est ainsi rendu, le 29 octobre, à Montigny-lès-Metz (Moselle), pour y visiter le premier des sept centres de service militaire volontaire. Le Républicain Lorrain a évoqué une «visite express».Gageons que le président n’en a pas appris plus sur le sujet que s’il avait tranquillement reçu dans son bureau quelques praticiens de la chose.


    Mieux, ce déplacement a été l’occasion de mettre en scène une charmante discussion entre le convivial président et Lucette Brochet, infirmière retraitée. L’image de ce café pris en toute simplicité à Vandoeuvre-lès-Nancy (Moselle) était très belle. Mais complètement manipulée. Tout avait été organisé par l’Elysée en complicité avec la mairie. Pire, la pauvre Lucette a confié après coup qu’on lui avait ordonné de taire, face au chef de l’Etat, ce qu’elle avait sur le coeur: «Je voulais dire qu'il s'occupait beaucoup d'immigrés et pas beaucoup des clochards qui crèvent dans la rue, mais ça, il ne fallait pas que je le dise.»

    Mais le but n’est évidemment pas d’écouter véritablement les gens. Ces incursions de terrain ont pour objectif de faire «passer un message», d’illustrer un propos. LorsqueSarkozy «tente de renouer avec les Français» en se rendant à Tourcoing (Nord), il rencontre surtout des médecins libéraux qu’il promet de défendre contre la volonté gouvernementale supposée de les «fonctionnariser».

    Quand Hollande retrouve les anciens salariés de Fralib à Géménos (Bouches-du-Rhône), qui ont créé leur entreprise, et qu’il avait déjà rencontrés pendant sa campagne présidentielle, c’est pour donner un petit signal à sa gauche. Et lorsque Marine Le Pen se rend à Chablis (Yonne), c’est moins pour s’enquérir des tourments des vignerons que pour célébrer le «savoir-faire français» et se poser en défenseur des «petits exploitants».

    Tout cela donne assurément lieu à des images et des sons. Brinquebalés dans des cars, enrôlés dans des «pools», journalistes et photographes sont, à leur corps défendant, complices de pures opérations de communication, quand bien même ils s’efforcent de mentionner le côté artificiel et intéressé de l’exercice.

    Limites de l’empathie

    La charge symbolique des fonctions de représentation impose certes aux dirigeants certaines présences. Le président Hollande était ainsi à sa place, le 27 octobre à Petit-Palais-et-Cornemps (Gironde), pour la cérémonie d’hommage aux victimes de l’accident de car de Puisseguin. Il n’était peut-être pas nécessaire qu’il soit accompagné de six ministres, dont le premier d’entre eux, et qu’il déclare aux familles: «Votre douleur, c’est aussi la nôtre.»

    L’empathie des politiques ne peut être poussée trop loin. Le scepticisme de l’opinion à l’égard de ce type de manifestations est palpable. Le chef de l’Etat a célébré «un lieu de mémoire de la nation française» et la «force» du pays en ce lieu inspiré qu’est le Mont-Saint-Michel (Manche). Mais ce magnifique décor ne garantira pas que son discours soit entendu en ces temps d’identité nationale chahutée. Pas plus que le fait qu’un «comité interministériel consacré à l’égalité et à la citoyenneté» se soit tenu aux Mureaux(Yvelines), dix ans après les émeutes en banlieue parisienne, n’assure que les populations intéressées reprennent espoir.

    Une main, un bisou, un selfie

    Hollande a certes moins la bougeotte que Sarkozy. Au début de son quinquennat, il adépensé trois fois moins d’argent en déplacements que son prédécesseur. Mais l’actuel président n’en multiplie pas moins, au fur et à mesure que l’échéance présidentielle de 2017 se rapproche, les visites en régions.

    «Je fais ce que j'ai à faire, je ne suis pas dans un déplacement frénétique», s’est-il cru obligé de se défendre à Angers (Maine-et-Loire), au milieu d’une journée marathon qui l’a vu courir de Nantes (Loire-Atlantique) à Vitry-sur-Seine (Val-de-Marne).

    Les visées électoralistes sont transparentes, de l’aveu même de ce conseiller qui confie cyniquement: «Une main, un bisou, un selfie, ça fait trois voix.» L’ombre des prochaines régionales plane également au-dessus de certains déplacements. «Je ne peux pas imaginer que ce soit lié à quelque chose qui se passe en décembre», rigole le président de Metz Métropole à propose de la visite lorraine du chef de l’Etat.

    Ricanement désabusé

    Et si tout cela, en définitive, ne pesait pas grand chose? La multiplication des visites de terrain entreprises par Hollande depuis le printemps n’a nullement dopé sa cote de popularité. Avec seulement 20% de sondés «satisfaits» de son action, il se situe même nettement en-dessous de son score de mars 2015 (25%).

    Les électeurs sont de moins en moins dupes des attentions prodiguées de manière ostentatoire par leurs dirigeants politiques. Au demeurant, ils n’attendent pas d’eux de manifestations de compassion à la sincérité douteuse mais des décisions susceptible de régler les problèmes ou d’améliorer les situations.

    Nos politiques seraient sans doute bien inspirés de moins faire semblant d’écouter et d’être en prise plus directe avec les divers acteurs de la société. Cela leur éviterait de s’épuiser dans des visites publicitaires qui tendent désormais à susciter les ricanements d’un public désabusé.

    Eric Dupin

    source SLATE


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  •  A Vitry sur Seine : une série de voitures et de deux-roues incendiés dans la nuit

    Vitry-sur-Seine. Vingt et une voitures ont été totalement détruites par les flammes dans le centre-ville de Vitry — ici, rue Camille-Blanc — et onze partiellement endommagés dans la nuit de lundi à mardi.Vitry-sur-Seine. Vingt et une voitures ont été totalement détruites par les flammes dans le centre-ville de Vitry — ici, rue Camille-Blanc — et onze partiellement endommagés dans la nuit de lundi à mardi. (LP/F.D.)

    « Avec mon épouse nous avons été réveillés par un drôle de bruit, comme quelqu’un qui tapait sur de la tôle. Il était environ 4 heures du matin, je suis sorti, la voiture qui était garée juste en face de chez nous commençait seulement à s’enflammer. Nous n’avons pu qu’appeler les pompiers… »

    Comme beaucoup de Vitriots ce mardi matin, un riverain de la rue Clément-Perrot se désolait du « spectacle » qu’il avait sous les yeux après une trop courte nuit, et de la forte odeur de brûlé qui régnait encore dans le quartier mardi midi.

    Des véhicules, voitures et deux-roues, ont été incendiés dans la nuit, dans le centre-ville de Vitry. Une pelleteuse, d’abord, puis vingt et une voitures totalement brûlées, complètement désossées, puis onze partiellement endommagées, dans plusieurs rues du centre-ville à proximité du commissariat : rue Clément-Perrot, rue Camille-Blanc, rue de la Glacière, où une série de deux-roues ont été entièrement carbonisés.

    « J’habite ici depuis 1968, c’est la première fois que je vois ça, témoigne, écœuré, un riverain de la rue Clément-Perrot. Beaucoup d’entre nous avons un garage, ceux dont les voitures ont été incendiées ne doivent même pas encore savoir qu’ils n’ont plus de voiture, lance-t-il. Des voitures ont été incendiées juste à côté d’une école, rue Camille-Blanc. C’est complètement inconscient ».

    http://www.leparisien.fr/vitry-sur-seine-94400/a-vitry-une-serie-de-voitures-et-de-deux-roues-incendies-dans-la-nuit-03-11-2015-5243891.php


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  •  Berne:  Scènes de far west au centre-ville de la capitale                                             

       
     
     
    Des inconnus ont arrêté un car des transports publics, dans la nuit de vendredi à samedi (30 octobre au 1er novembre).
     
    Des dizaines de vandales ont forcé un bus à s'arrêter avant de le taguer, dans la nuit de vendredi à samedi à Berne. Ils ont ensuite attaqué la police avec des pierres et des bouteilles.
     
    Barrages routiers, fusées et pierres en guise de projectiles.
    Les personnes qui étaient de sortie ce week-end à Berne ont dû se croire dans un mauvais film.
    Car dans la nuit de vendredi à samedi, aux alentours de minuit, une horde de personnes cagoulées s'est livrée à une bataille avec les forces de l'ordre en plein centre-ville.
    «L'ambiance était pesante. Je me sentais comme dans un autre pays», a raconté un témoin à «20 Minuten».
    Le lecteur a vu plusieurs hommes, plus d'une dizaine, en train d'allumer des fusées éclairantes à la hauteur du Bollwerk, situé à deux pas de la gare.
     «Les vandales ont ensuite forcé un bus à s'arrêter pour le taguer.
     Le chauffeur et les passagers étaient complètement livrés à ces inconnus.

     Je suis sûr qu'ils ont eu peur.»

    Pas de blessé

    La situation a rapidement dégénéré lorsque les forces de l'ordre sont arrivées sur place.
    Les agents ont été attaqués par le groupe de personnes cagoulées.
     Des bouteilles, des engins pyrotechniques et des pierres ont été lancés sur les agents, explique la police cantonale dans un communiqué de presse.
     Les forces de l'ordre précisent qu'elles ont dû faire usage de balles en caoutchouc pour se défendre et protéger les passagers du bus.
     Les agents ne sont pas parvenus à interpeller les vandales qui se sont retirés dans le centre alternatif de la Reitschule.
    De quoi donner du grain à moudre aux détracteurs du lieu .

    Bilan de la soirée: une voiture de police sévèrement amochée ainsi qu'un bus des transports publics tagué.

    Selon la police, personne n'a été blessé.

    Rolf Meyer, porte-parole de Bernmobil, explique qu'il faudra deux jours entiers pour remettre le car en état.

    Il refuse cependant de dire à combien se chiffrent les dégâts matériels.

    http://www.20min.ch/ro/news/suisse/story/Scenes-de-far-west-au-centre-ville-de-la-capitale-24721486

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