•  Un ancien général condamné à 1 euro de dommages et intérêts et du sursis pour …. pédophilie
    Un ancien général condamné à 1 euro de dommages et intérêts et du sursis pour …. pédophilie

    Le général Raymond Germanos, qui s’était fait connaître du grand public pendant la première guerre du Golfe en 1990-1991, a été condamné  à Paris, à dix mois de prison avec sursis pour avoir téléchargé des milliers d’images pédopornographiques entre 2004 et 2008. Le tribunal correctionnel n’a pas suivi le parquet, qui demandait un an de prison avec sursis avec une obligation de soins psychiatriques et une « mise à l’épreuve », sorte de contrôle judiciaire, pour deux ans.

    Ce général cinq étoiles – plus haut grade dans l’armée française – de 69 ans, qui fut chef du cabinet militaire des ministres Charles Millon et Alain Richard, était accusé d’avoir détenu des photos et vidéos mettant en scène des enfants âgés de 6 mois à 12 ans. « Suite à une perquisition à votre domicile, les policiers ont découvert plus de 3.000 images pédopornographiques sur le disque dur de votre ordinateur et sur une clé USB », a rappelé la présidente, Marie-Françoise Guidolin. Ces images, « parmi les plus hard que le tribunal ait eu à connaître », mettent en scène « des enfants extrêmement jeunes » subissant « des actes inqualifiables », a-t-elle dit.

    Or le général Germanos  est franc-maçon. C’est le le Nouvel Obs qui l’écrivait en 2000. Extraits :« La filière nucléaire française civile, via le Commissariat à l’Energie atomique et EDF, et plus encore la bombe atomique, en revanche, reste très liée aux maçons.  » La bombe française était un vrai projet d’indépendance nationale, affirme un de ceux qui a connu cette épopée : c’était une affaire d’hommes et de conscience.  » Tout s’est joué au sein d’une fraternelle, à la direction des affaires militaires du CEA. Dont le président est aujourd’hui Emmanuel Duval. Beaucoup d’industriels de la Défense sont maçons – dont Pierre Faurre, patron de la Sagem, membre de la GL, ou Serge Dassault (GO, actuellement sous le coup d’une mesure de suspension)… Et beaucoup de militaires aussi, à commencer par un des plus hauts gradés, le général cinq étoiles Raymond Germanos (GLNF), inspecteur général des armées. Via la Grande Loge nationale française (GLNF), des passerelles sont jetées vers l’industrie de défense des Etats-Unis, où l’implantation maçonne est très forte, comme dans tout l’establishment américain… »

    Ceci expliquerait-il la légèreté de sa peine ?

     Le retraité de 69 ans, par ailleurs Grand officier de l'Ordre national du Mérite et commandeur de la Légion d'Honneur, devra également verser un euro de dommage-intérêts aux trois associations parties civiles.

    Une peine relativement clémente, quand on sait qu’il encourait deux ans d’emprisonnement, et une amende pouvant aller jusqu’à trente mille euros. En outre, le ministère public avait requis moins d’une heure auparavant un an d'emprisonnement avec sursis et deux ans de mise à l'épreuve avec obligation de soins à son égard. Le procureur de la République, Sophie Havard, avait également préconisé un dédommagement plus que symbolique des parties civiles, qui demandaient au total 25 000 de dommage-intérêts. Elle a justifié le sursis par l’«absence d’antécédent» du général G., et la condamnation par le fait que «celui qui se cache derrière son ordinateur est aussi coupable» que les auteurs d'actes pédophiles.

    R. G., qui comparaissait libre devant le tribunal, n'a pas fait de commentaires à sa sortie du tribunal, ni ses avocats. Cet ancien sous-chef des opérations à l’Etat-major des armées, qui fut par ailleurs membre des cabinets de Jean-Pierre Chevènement, Charles Millon, Alain Richard et André Giraud au ministère de la Défense, mais aussi directeur du Sirpa (Service d’information et de relations publiques de l’armée) et de l'Institut des hautes études de défense nationale (IHEDN), et qui a également commandé le 2e régiment étranger de parachutistes, n’a jamais nié les faits qui lui sont reprochés.

    Pour sa défense, il a toujours expliqué avoir été opéré à deux reprises, en 1981 puis 2006, d'une tumeur au cerveau. Une maladie et des interventions qui auraient altéré son jugement et perturbé son comportement. «J'avais perdu ce sens de la logique, de la critique pendant un court moment», a-t-il fait valoir. Pour prouver la véracité de cette thèse, son avocat, Me Olivier Schnerb, a fait citer un neurochirurgien de l'hôpital militaire du Val-de-Grâce, Michel Desgeorges, qui a confirmé qu’une tumeur pouvait «faire sauter les freins» qui retiennent habituellement nos «pulsions» et «fantasmes» naturels. L’avocat voulait même aller plus loin dans cette démarche, en démontrant que la «pédophilie lésionnelle» était une «pathologie vérifiée», mais la contre-expertise qu’il avait sollicitée lui a été refusée.

    «Des images insoutenables»

    En outre, si le général cinq étoiles a reconnu la «consultation» de ces images, il dément la «détention» de celles-ci. «Dès que je les avais regardées, je les effaçais», a-t-il souligné avant de se dire «désolé» d’avoir agi de la sorte. «Je regrette. C'était une période perturbée par des problèmes médicaux, a-t-il insisté, avant d’assurer qu’il a désormais «tourné la page, une page douloureuse.»

    R. G., militaire respecté à la carrière que beaucoup envieraient, est à la retraite depuis 2002. Il a été mis en examen en juin 2008, près de deux ans après qu’Interpol eut alerté les autorités de ses agissements. En septembre 2006, la branche autrichienne de l’organisation policière internationale avait transmis à la justice française une liste d'internautes français ayant téléchargé des photographies pédophiles sur un site autrichien. Une perquisition avait été menée chez G. en 2008. Quelque 3400 photos à caractère pédophile avaient été trouvées sur le disque dur de l’ordinateur et des clés USB du général. Ces images, «parmi les plus hard que le tribunal ait eu à connaître», montrent «des enfants extrêmement jeunes» subissant «des actes inqualifiables», a commenté la présidente du tribunal, Marie-Françoise Guidolin. «Certaines de ces images sont insoutenables», a-t-elle ajouté. P.M.

    __________________________________________________________

    Source(s) : peuples-observateurs / Relayé par MetaTV(metatv.org)


    votre commentaire
  • Acte Isolé ou déséquilibré . Posté par:Pieds Noirs 9A..

     

     LES DJIADISTES   UTILISE LES MIGRANTS/TERRORISTES COMME CHEVAUX DE TROIE.ILS AURONT BIENTÔT DES MILLIONS DE COMBATTANTS A PIEDS D’ŒUVRE SUR LE SOL EUROPÉEN. 

    votre commentaire
  •  
    Le candidat du parti Républicain à la présidentielle américaine Donald Trump

    Trump appelle à suivre l'exemple de Poutine

    © AP Photo/ Seth Perlman
     

    Le candidat du parti Républicain à la présidentielle américaine Donald Trump approuve entièrement l'opération russe en Syrie menée contre le groupe djihadiste Etat islamique.

    Lors des débats télévisés des candidats républicains aux Etats-Unis, le milliardaire Donald Trump a déclaré soutenir la Russie dans son opération militaire entamée en Syrie contre l'Etat islamique.

    "Si M.Poutine (président russe, ndlr) veut aller en Syrie y chasser l'Etat islamique, je suis à 100% pour cela, et je ne comprends pas qu'on puisse s'y opposer", a affirmé M.Trump.

    M.Trump a également appelé d'autres Etats à s'engager de manière plus active dans la lutte internationale contre le terrorisme, représenté par l'organisation djihadiste Etat islamique. 

    "Il (le président russe, ndlr) peut intervenir, nous devrions intervenir, tout le monde devrait intervenir", a lancé Donald Trump en incitant à suivre l'exemple de Vladimir Poutine.

    "Tous les pays devraient être là", a-t-il ajouté.

    Donald Trump a notamment souligné qu'entre deux maux il fallait choisir le moindre: quoiqu'il n'éprouve pas de sympathie envers le président syrien actuel Bachar el-Assad, l'homme politique américain n'exclue pas la possibilité que les représentants de l'opposition syrienne puissent s'avérer encore pires:

    "Nous ne savons pas qui sont ces gens et de quelle façon ils se comporteront. Ils peuvent être pires que Bachar el-Assad. Regardez la Lybie et l'Irak. Nous avons dépensé 2 trillions de dollars et jetez un coup d'œil au bordel qu'il y a là-bas maintenant", a conclu l'homme politique.

    D'après un sondage récent de CNN, Donald Trump est le mieux placé par rapport aux autres candidats aux primaires du parti républicain, avec 24% d'opinions favorables de la part des électeurs.

    Le 30 septembre, l'Armée de l'air russe a entamé une opération militaire contre l'EI en Syrie sur décision du président russe Vladimir Poutine et à la demande du président syrien Bachar el-Assad. Les frappes aériennes russes ciblent les sites militaires, les centres de communication, les transports, ainsi que les stocks d'armes, de munitions et de combustible appartenant à l'EI.

    Le 7 octobre, des missiles russes ont également été tirés sur les sites de l'EI depuis des navires en mer Caspienne.

    Les navires de la Flottille russe ont en outre tiré des missiles de croisière Kalibr de la Caspienne, détruisant des cibles à une distance de 1.500 km.

    Lire la suite: http://fr.sputniknews.com/international/20151111/1019429094/trump-syrie-poutine-russie.html#ixzz3rCK2b0VI


    votre commentaire
  •  Calais : les forces de l'ordre se préparent à une nouvelle nuit tendue

    Par Jean-Marc Leclerc..

    Calais : les forces de l'ordre se préparent à une nouvelle nuit tendue

    Les heurts entre clandestins et forces de l'ordre se multiplient. Ils ont déjà fait 29 blessés légers côté policier en deux jours, où près de 600 grenades lacrymogènes et de désencerclement ont dû être tirées .
    Les affrontements entre migrants et forces de l'ordre s'intensifient autour de la Jungle de Calais et ses milliers de clandestins. Quatre assauts successifs d'illégaux vers la zone portuaire et la rocade de la ville, dont deux dans les dernières 24 heures, ont déjà fait 29 blessés légers côté policiers. Les syndicats de gardiens et d'officiers de police tirent le signal d'alarme. Gilles Debove, responsable local du syndicat Unité SGP Police-Force Ouvrière, met ainsi en garde: «On est inquiets, si un jour on a une révolte au sein du camp, ça va être la folie», redoute-t-il.
    Ce mardi, vers 9 heures, entre 200 et 250 migrants ont ainsi fait irruption sur la rocade portuaire, certains jetant des pierres en direction des policiers. L'axe routier a dû être fermé pendant deux heures, avec tous les retards que cela suppose pour le trafic transmanche. «Les dysfonctionnements du lien Eurotunnel font désormais peser une menace sérieuse pour les entreprises qui commercent des deux côtés du channel. En Grande-Bretagne notamment, la production à flux tendu de certaines sociétés est mise en en danger», confie un chef d'entreprise du Calaisis.
    «Aiguillonnés par des militants altermondialistes»
    Quelques heures plus tôt, dans la nuit de lundi à mardi, entre 23 heures et 4 heures du matin, quelque 250 migrants ont, «à plusieurs reprises, tenté de ralentir le trafic sur la rocade portuaire, en posant divers objets sur la chaussée», déplore la préfecture du Pas-de-Calais. Les migrants tentaient de se cacher dans des camions, a-t-on appris mardi auprès de la préfecture du Pas-de-Calais. Cette fois, 13 policiers ont été atteints: 6 contusionnés et 7 blessés par des projectiles.
    «Nos collègues CRS ont été durement pris à partie par environ 200 migrants, organisés et armés de bâtons et divers projectiles, ayant érigé plusieurs barricades. Plus de 350 grenades lacrymogènes et de désencerclement ont été lancées cette seule nuit», assure le Syndicat des cadres de la sécurité intérieure (SCSI). Les migrants ont «démonté des panneaux de signalisation pour faire des barrages sur la rocade».
    «Ils étaient aiguillonnés par des militants altermondialistes du groupe No Border», assure un officier de police local. De son côté, Sliman Hamzi, secrétaire départemental du syndicat Alliance (majoritaire chez les gradés et gardiens), assure que «beaucoup d'associations montent les migrants contre la police».
    Une conséquence du blocus autour du tunnel
    Le camp de Lande, dit la jungle, se situe à deux pas du lieu de ces heurts. Les pompiers se plaignent d'y être régulièrement «caillassés» désormais, quand ils viennent y éteindre un feu ou y secourir une personne. Signe d'une dégradation du climat: aux abords, des panneaux du réseau de bus en plastique ont été arrachés et brûlés sur le sol. «Un signe que la pression monte», estime un cadre local des CRS.
    Déjà, dans la nuit de dimanche à lundi, dans cette même zone du port et de sa rocade, de violents accrochages entre clandestins et policiers avaient fait 16 blessés dans les rangs des forces de l'ordre. Pour se dégager, cette nuit-là, les CRS ont dû tirer 240 grenades lacrymogènes, selon Robert Bourdelle, le secrétaire zonal Nord-Pas-de-Calais-Picardie du syndicat de police Synergie-Officiers.
    «Les migrants se rebiffent contre la police: voilà ce qui se passe!», déplore le capitaine Bourdelle. Selon lui, «les candidats au passage vers l'Angleterre sont tellement bloqués sur le tunnel depuis quelques jours, avec le blocus plutôt efficace mis en place par les autorités, qu'ils se reportent sur le port et tentent d'investir les camions.» «Le plus surprenant, c'est que, lorsque les CRS en renfort ont mis pied à terre, ce sont les migrants qui ont chargé! Et ça, c'est totalement inédit à Calais», assure un policier qui a vécu cette nuit mouvementée.
    Les autorités se demandent aujourd'hui si ces heurts n'ont pas été provoqués par des passeurs pour faire diversion et permettre des incursions ailleurs sur le site. Le SCSI, en tout cas, le pense: «Sur place, les forces de l'ordre estiment que cette montée en puissance des actions menées par ces migrants relève d'une stratégie délibérée et concertée, qui recourt aux techniques de la guérilla urbaine afin de fixer les unités de CRS sur des points très violents et desserrer ainsi la surveillance et la protection de la rocade et du port pour faciliter les tentatives de passage vers l'Angleterre.»
    Incursions dans des propriétés de riverains
    Plus inquiétant encore: selon le SCSI, «d'autres témoignages font état d'une centaine de migrants tentant de pénétrer dans des domiciles de riverains et causant des dégradations. Des véhicules poids lourds ont été caillassés. Un ferry ayant accosté n'a pas pu laisser débarquer ses camions tant la situation était détériorée.» La préfète du Pas-de-Calais, Fabienne Buccio, sous la pression des événements, a reconnu, sur BFM-TV, que des migrants sont entrés dans des propriétés des riverains pour voler des palissades et trouver des projectiles et de quoi ériger des barricades. Un CRS raconte: «C'était très chaud! Les migrants jetaient sur la rocade des panneaux de signalisation qu'ils avaient arrachés pour stopper les poids lourds».
    La préfète refuse le recours à l'armée
    Pour la police, ce sont de «véritables raids» qui sont menés la nuit désormais. Des centaines de clandestins font masse et n'hésitent plus à «aller au contact» avec les policiers et les gendarmes. «Ils nous canardent maintenant!», proteste un officier d'une unité de CRS mobilisée sur place. «À ce rythme-là, nous ne tarderons pas à connaître des attaques en règle de nos positions, comme les collègues grecs ont pu les endurer.»
    Le capitaine Bourdelle, pour sa part, s'interroge: «On peut se demander si les personnes qui se livrent à ces débordements ne sont pas des clandestins qui ont déjà vécu ce type d'échauffourées en Grèce ou ailleurs et qui transposent ces comportements en France.» À l'entendre, ils se lâchent d'autant plus facilement qu'ils savent que la police française n'est pas une police de brutes.
    Ce mardi, la préfète Buccio, a été forcée de reconnaître: «C'est plus fort et plus violent cette fois». Elle a cependant refusé le recours à l'armée réclamé par le maire (Les Républicains) de Calais, Natacha Bouchart. La nuit qui vient s'annonce très tendue.

     http://www.lefigaro.fr


    votre commentaire
  • Kits de campagne : des élus FN accusent leur parti de "magouille"

    Plusieurs conseillers municipaux du Nord dénoncent les méthodes utilisées par le Front national lors des élections départementales de mars.

    Kits de campagne : des élus FN accusent leur parti de "magouille"

    Ils viennent alourdir un fardeau judiciaire qui commence à sérieusement peser sur le Front national. Plusieurs conseillers municipaux frontistes du Nord, écartés des listes pour les élections régionales, dénoncent les méthodes employées par leur parti pour financer ses campagnes, comme le signale La Voix du Nord. Des témoignages qui viennent éclairer concrètement le fameux système des kits de campagne, pour lequel le FN a été mis en examen en septembre pour « recel d’abus de biens sociaux et complicité d’escroquerie ».

    Francis Boudrenghien, artisan de 61 ans, élu FN au conseil municipal d’Anzin, était candidat aux élections départementales de mars. « Tout candidat devait partir avec un kit de campagne obligatoire. Ils m’ont aussi obligé à prendre 300 affiches supplémentaires, alors que je n’en avais pas besoin », explique-t-il à Marianne. « Pourtant, j’avais un imprimeur ici qui avait besoin de travail, et il était beaucoup moins cher ». Francis Boudrenghien a aussi dû contracter un prêt à son nom, de manière toujours « obligatoire » selon lui.

    L’affaire pour laquelle le FN est dans le collimateur de la justice concerne des pratiques similaires, employées lors des législatives de 2012. Le système, très rôdé, est le suivant. Acte 1 : Jeanne, le micro-parti du FN, prête au candidat une somme destinée à financer sa campagne, avec un taux d’intérêt à 6,5%. Acte 2 : avec cette somme, le candidat doit acheter à Jeanne un kit de campagne (affiches, tracts…) confectionné par la société Riwal, dirigée par un proche de Marine Le Pen. L’argent revient donc dans les caisses du micro-parti frontiste. Acte 3 : après la campagne, le candidat se fait rembourser par l’Etat ses dépenses, c’est à dire le prêt majoré des intérêts, qu’il peut ainsi rembourser à son tour à Jeanne. Au final, le micro-parti du FN enregistre un bénéfice. Pour le parti, qui dénonce un« acharnement » judiciaire, ce système est parfaitement légal. Ce n’est pas l’avis des juges, qui le soupçonnent d’avoir détourné 10 millions d’euros d’argent public.

    « CE N’ÉTAIT PAS COMME ÇA SOUS JEAN-MARIE LE PEN »

    « Au début, je n’ai pas cherché à comprendre, mais c’est après qu’on réalise qu’il se passe quelque chose », poursuit Francis Boudrenghien. Pour lui, « c’est de la magouille ! » Mais pourquoi l’élu a-t-il attendu tant de mois pour s’en plaindre ? « Après les départementales, j’ai écrit à Marine Le Pen avec accusé de réception, elle ne m’a jamais répondu », assure-t-il. Pour lui qui milite dans les rangs frontistes depuis 1995, jamais de telles pratiques n’auraient eu cours dans le FN « d’avant ». « C’est la première fois que l’on m’oblige à faire ça. Ce n’était pas comme ça sous Jean-Marie Le Pen », insiste-t-il.

    Jean-Luc François Laurent, conseiller municipal FN à Valenciennes, mais écarté des listes pour les régionales, s’est lui aussi plaint de ce système. Tout comme Bruno Wolinski, conseiller municipal de Sin-Le-Noble. Ils mettent en cause le patron du FN local, Guy Cannie, secrétaire départemental du parti.

    L'UN DES CANDIDATS AVAIT RELAYÉ UN TEXTE RACISTE SUR FACEBOOK

    Contacté par Marianne, celui-ci met ces propos sur le compte de l’amertume des deux élus, pas retenus pour le scrutin de décembre. « M. Boudrenghien a été suspendu l’année dernière par Marine Le Pen et la commission des conflits. Il ne pouvait donc pas prétendre à être candidat », explique-t-il. Une suspension que confirme l’intéressé. En octobre 2014, Francis Boudrenghien a relayé sur son compte Facebook un texte clairement raciste, avançant notamment que « le niquetamère est un animal en provenance du Maghreb »… Il n’en est pas l’auteur et le trouvait d’ailleurs « plutôt rigolo », nous dit-il, même si cet humoriste douteux admet une« connerie ». Quant à Jean-Luc François Laurent, il n’aurait tout simplement pas fait suffisamment ses preuves pour être candidat, poursuit Guy Cannie : « Il a été chef de file pour les municipales de 2014 à Valenciennes, où il n’a pas obtenu un score très élevé. »

    Pour le secrétaire départemental, cette affaire n’a donc « aucune importance ». En revanche, concernant la pratique des kits de campagne, il renvoie vers la direction du FN : « j’ai suivi les directives de Paris ». Paris où l’enquête judiciaire suit son cours. Le 13 octobre, Marine Le Pen ne s’est pas rendue à une convocation des juges en charge de l’affaire. Le FN a déposé une requête en suspicion légitime auprès de la Cour de cassation, voyant la main du cabinet de Christiane Taubira derrière cette enquête, comme l’a rapporté Le Figaro. Ou comment politiser une affaire qui pourrait embarrasser les dirigeants du FN, toujours prompts à mettre en cause la probité des autres partis.

    source Marianne


    votre commentaire