• Il s’appelait Adrien Perez

    Beau gosse, brun aux yeux bleus, un sourire qui devait faire des ravages auprès des Iséroises. Son bonheur idéal ? Une femme, des enfants, une voiture, un boulot, d’après sa mère. Cela tombait bien, elle n’attendait que cela. Vivre et vieillir tout en regardant grandir ses enfants et jouer avec ses petits-enfants. Une famille française normale avec son lot de joies et de peines.

    Le jour de ses 26 ans, Adrien est parti fêter son anniversaire en boîte de nuit avec ses potes. La boîte était dans la banlieue grenobloise, plus précisément à Meylan. Elle s’appelait Le Phoenix, c’est un chouette nom. Dans la mythologie, c’est un oiseau qui ne meurt jamais et renaît de ses cendres. Pourtant, c’est là que les rêves tout simples d’Adrien se sont arrêtés. C’est là que la famille Perez s’est envolée en cendres.

    Dans la soirée, une jeune femme du groupe a été importunée par plusieurs individus. Puis, à la sortie de l’établissement, Adrien s’est interposé pour défendre Thibault, son meilleur copain, agressé par les mêmes racailles. Dans le groupe : les frères Yanis et Younes El Habib. 20 et 19 ans. Aux États-Unis, ils n’auraient même pas eu l’âge de rentrer en boîte. Pourtant, à Meylan, ils étaient chez eux.

    Adrien a pris un coup de couteau mortel dans le poumon. Son assassin a visé directement les parties vitales, il aurait pu viser le bras, la jambe. Cela aurait été tout autant criminel mais les conséquences auraient été moindres et des millions de Français ne se seraient pas levés ce matin avec l’envie de vomir.

    Sa mère a été mise au courant quelques heures après, elle qui confiait avoir dit à Adrien « sois prudent » et lui de répondre rigolard « t’inquiète, maman ». J’ai à peu près le même âge que lui et je le comprends. À 25 ans passés, on entend les angoisses de notre mère avec un sentiment moqueur. On se dit qu’elle s’inquiète pour rien, on la connaît, cette boîte, on la connaît, cette route, certes, la banlieue craint un peu, mais, bon… on sait se défendre.

    Ce drame parle de lui-même. Il est une accusation, un procès et un réquisitoire. Procès contre l’État et son impuissance devant une poignée de sauvages. Réquisitoire contre ces racailles elles-mêmes incapables de se construire une vie et qui vont détruire celle des autres. Procès contre cet autre moi qui essaie de se censurer pour éviter le « pas d’amalgame », procès contre cette peur de dire un mot de trop, celui qui vous ferait passer à la XVIIe chambre pour outrage, insulte raciste, propos discriminants, peur de rameuter les journalistes, intellectuels, militants associatifs, les Qataris d’AJ+, les Sihame Assbague et autres Rokhaya Diallo.

    Toute cette valse de petits marchands de haine, de petits rentiers de l’antiracisme qui n’ont pas dit le moindre mot sur Adrien Perez, pas la moindre condamnation des deux petites raclures qui l’ont enlevé aux siens.

    « En tuant notre fils, ils ont détruit notre vie […] Je ne pardonnerai jamais », conclut le père d’Adrien. Nous non plus, Monsieur Perez, on ne pardonnera jamais.

    Marc Eynaud

    Source : http://bvoltaire.fr


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  • Crêpage de chignon entre rappeurs à Orly, le made in France en « duty free »

    Quand un rappeur rencontre un autre rappeur, qu’est-ce qu’ils se racontent ? Des histoires de… rien du tout. Ils se tapent dessus. Aéroport d’Orly, bataille rangée entre Booba assisté de ses sbires et un certain Kaaris et sa bande, tous deux rappeurs très remontés contre la haine, le racisme et toutes ces violences qui rongent notre société.

    Mais il y a pire, encore. Le mal absolu à côté duquel le flic honni fait figure d’ami de la famille est incarné par le concurrent rappeur, le malfaisant qui a l’outrecuidance de venir dénoncer les mêmes maux, vociférer la même hargne sur la même boîte à rythmes. Celui qui menace de vider vos salles de concert, de réduire à néant six mois de carrière. Conflit de boutiquiers dans les boutiques d’Orly. Petit épicier de l’antiracisme contre marchand de victimisation. Chaos dans le hall 1.

    Les raisons de la bagarre resteront à tout jamais inconnues des passagers dont le vol a été retardé du fait de cette guerre commerciale. De même que l’identité des protagonistes. Vacances j’oublie tout… ou presque. La banlieue a planté son barnum dans la zone « duty free ». L’aoûtien débonnaire à la porte du paradis peut encore goûter quelques plaisirs de la grande ville et peut-être trouver une bonne raison de ne jamais revenir.

    Alors que l’origine de l’antagonisme laisse indifférents l’intégralité des témoins de la scène, France Info prend la peine d’aller faire les poubelles de l’univers « rappeur » pour en exposer le contenu. Le douloureux problème se résume ainsi : « Booba reproche au rappeur de Sevran de ne pas l’avoir soutenu, lors de son clash avec La Fouine en 2013. » Bigre ! Déjà en conflit avec un autre collègue de bureau en 2013, Booba serait l’homme qui a vu l’homme qui a vu l’homme qui a vu La Fouine et n’a pas bronché. Pas tiré un seul coup de feu alors que la bête était à sa portée. Dans la jungle, terrible jungle, la fouine bouge encore, et par la faute de l’impertinent d’Orly, l’empêcheur de décoller en rond. Merci France Info pour cet exposé de fond sans lequel nous ne saurions rien de la poésie qui anime ces deux animateurs de salle d’attente.

    Dans un autre papier consacré à cet intermède, France Info s’enfonce dans l’épais brouillard qui entoure les raisons du conflit et parle d’un contentieux Booba vs Rohff. Une agression commise dans une boutique de vêtements pour laquelle il aurait été condamnée à cinq ans de prison. Jugement en appel qui serait, lui aussi, à verser au lourd dossier du Kaaris. Le sujet est épuisant.

    Après fermeture du hall 1, les Booba, Kaaris et une douzaine d’autres personnes ont été interpellées et auditionnées (sans boîte à rythmes). Les passagers en partance pour des pays lointains se sont promis de ne jamais revenir.

    Jany Leroy

    Source : http://bvoltaire.fr


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  • Quand Benalla s’affichait avec Macron sur l’appli de drague Tinder

    De toute évidence, Alexandre Benalla était fier de sa proximité avec Emmanuel Macron. Aussi, il n’a pas hésité à exposer des clichés le montrant aux côtés du chef de l’État sur l’application de rencontre Tinder, révèle Closer ce jeudi 2 août.

    Sur son profil Tinder, l’ex-chargé de mission auprès de l’Élysée indique son âge et précise habiter Paris. Sa photo principale, en noir et blanc, le présente soigné, vêtu d’un costard. C’est en faisant défiler les photos qu’on peut le retrouver aux côtés du président de la République ou à quelques mètres de Donald Trump. Une proximité vantée jusque dans son pseudo : Mars. Une planète du système solaire située non loin de… Jupiter, le surnom donné au chef de l’Etat. Mars, qui, dans la mythologie romaine, est aussi le dieu de la guerre, fils de... Jupiter, encore une fois.

    Source : http://valeursactuelles.com


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  • La popularité de Macron s’effondre à 27 % d’opinions favorables


    Dans la vague d’août du baromètre YouGov pour Le HuffPost et CNews, l’action du président de la République n’est plus soutenue que par 27 % des Français, en baisse de cinq points par rapport à juillet.

    “En pleine affaire Benalla, le chef de l’Etat Emmanuel Macron atteint son plus bas niveau de popularité depuis son arrivée à l’Elysée. Le cap des un an se révèle difficile pour le Président de la République”, note YouGov. Ce mois d’août marque aussi un nouveau record des opinions négatives. Elles sont désormais chiffrées à 62 %.

    Source : http://borislelay.com


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  • Vitré (35) : Le culte musulman en plein développement. Deux mosquées ouvriront d’ici 2020

    Par  le 01/08/2018

    À l’étroit rue de Paris, les musulmans du pays de Vitré pourront prier dans un nouveau lieu de culte en août, financé par leurs propres dons. Un second local devrait voir le jour en 2020.


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