• Macron la trahison .

    LETTRE OUVERTE À E. MACRON

    par Louise Gaggini.
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    C'est dimanche et je suis en vacances, mais je suis ce que je suis, alors...
    LETTRE OUVERTE À EMMANUEL MACRON SUR SES PROPOS EN ALGÉRIE, ET CEUX QUI ONT SUIVI, À SON RETOUR EN FRANCE
    Monsieur, pour être un chef d’Etat, il faut une vision large et éclairée de l’histoire. La connaître et l’interpréter.
    Ce que vous n’avez pas su faire en Algérie, ni ensuite dans vos explications.
    Vous avez démontré Monsieur vos limites de compétence, exactement comme Hollande en début de mandat allant pleurer les morts du FLN en Algérie et occultant les morts pour la France soldats ou civils.
    Vous avez considéré que les morts Algériens pendant la guerre de colonisation furent un crime contre l’humanité, mais oubliez volontairement de reconnaître les morts que la guerre d’Algérie de 1954 à 1962 fit du côté Français, civils et militaires, tués et torturés par le FLN.
    Des femmes enceintes éventrées, des enfants égorgés, des villages algériens, leurs frères, massacrés par le FLN, pour gagner à leur cause des villageois et paysans paralysés par la peur de représailles ; des bombes dans les endroits publics, celle du Milk bar en pleine rue d’Isly particulièrement atroce, où les enfants et leurs familles mangeaient des glaces par une belle journée ensoleillée…
    Un chiffre qui augmenta vertigineusement le 5 juillet, jour de l’indépendance où les Algériens lynchèrent et massacrèrent plus de 5000 français et harkis, incendièrent les terres agricoles et les fermes…
    Un monde algérien qui se libérait de la colonisation, mais qui pour ça, comme tous les vainqueurs et égaux aux colonisateurs, fut et furent des assassins sanguinaires, pendant les années de guerre, et plus particulièrement le jour de l’indépendance et les jours qui suivirent.
    L'armée française de colonisation en Algérie a fait des morts, mais le FLN en fit aussi autant et de la façon la plus barbare quand on se souvient de ces femmes, enfants et hommes égorgés, éventrés, des bombes dans les lieux publics et des jeunes soldats du contingent morts en Algérie ou revenus blessés à vie, pour rien, puisque l'indépendance programmée par de Gaulle, était en marche.
    Si vous aviez été digne de représenter la France à son plus haut niveau, celui de Président, vous auriez eu une autre vision de cette tragédie qui atteignit les Algériens comme les Français d’Algérie.
    Vous auriez évoqué les regrets pour les deux côtés des camps concernés parce qu’il y eut Monsieur, des milliers de morts dans les deux camps, et que, si un homme tué est un crime contre l'humanité, alors les Algériens aussi doivent être accusés de crimes contre l'humanité!
    En occultant les Français et Algériens morts en Algérie, vous avez réveillé des blessures encore vives, parce que jamais reconnues.
    Pour qu’elles guérissent ou du moins s’estompent, il faut que les deux parties regrettent ensemble les drames qui ont existés, les souffrances et les morts.
    S’il doit y avoir une « repentance » elle doit l’être des deux côtés de la Méditerranée : en Algérie comme en France.
    C’est ce que vous n’avez pas su, Monsieur, envisager en Algérie, ni suggérer, encore moins dire.
    Si sur un pan aussi important de notre histoire française vous n’avez pas su évaluer ce qui devait être dit, il est évident que votre vision du monde et de la France est partiale et inconséquente aussi, si on considère les blessures que vous venez d’infliger à ceux qu’on appelle encore les « pieds noirs », mais aussi aux familles des militaires français et aux harkis, morts pour la France.
    Ce faisant, vous avez magistralement démontré votre seuil d’incompétence.
    Et la France et les Français, ont aujourd’hui besoin de compétences et de sincérité, d’authenticité même, enfin d’un véritable homme d’Etat.
    Un homme d’Etat qui saurait reconnaître aussi que la colonisation perdure aujourd’hui avec la mondialisation qui « colonise » économiquement des millions de personnes en les assassinant, non plus par les armes, mais tout aussi mortellement avec le dénuement, les maladies, les famines, l’exploitation, la mainmise sur leurs ressources, les empêchant de vivre et même de survivre.

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