• La France de par son envahissement ...

     Intégration parfaitement  réussit ..

     La mère a invoqué les problèmes de santé récurrents de son fils, sans produire de certificat médical. Une raison invalidée par un rapport.

     

    Sanctionner une mère par une peine de prison avec sursis pour l'absentéisme de son fils, comme cela vient d'arriver à Valenciennes, n'est pas une bonne solution, a estimé mardi Najat Vallaud-Belkacem sur France Inter. La mère d'un élève du collège d'Escaudain (Nord), aux abonnés absents deux années scolaires durant, a été condamnée le 5 février à quatre mois de prison avec sursis, a annoncé lundi le procureur de Valenciennes.

    Interrogée pour savoir si c'était la bonne solution, la ministre de l'Éducation nationale a rétorqué mardi sur France Inter : "Non, évidemment que non. Il semblerait - je n'ai pas les détails de cette affaire - mais il semblerait que ce soit un cas très exceptionnel dans lequel c'est au nom de la protection de l'enfant lui-même qu'on a convoqué sa mère pour instruire le dossier. Vous savez quel est mon attachement à ce que l'école et les parents puissent travailler ensemble pour co-éduquer les enfants, et donc à ce qu'il y ait un rapprochement qui permette de ne pas en arriver à ces extrémités-là, bien sûr."

    La mère refuse tout contact

    Selon le procureur, la mère du collégien a refusé tout contact avec l'Éducation nationale, ne s'est pas présentée à l'atelier de parentalité vers lequel elle a été orientée, n'a pas donné suite aux injonctions des services éducatifs mandatés par un juge des enfants et enfin n'a pas assisté à son procès. Elle a été condamnée à quatre mois de prison avec sursis, pour soustraction sans motif légitime à ses obligations légales au point de compromettre la santé, la sécurité, la moralité ou l'éducation du mineur. Elle encourait deux ans de prison ferme maximum.

    Le jeune Simon n'était "presque jamais venu au collège" au cours de son année de sixième en 2012-2013, selon le principal du collège cité par le procureur de Valenciennes François Pérain dans un communiqué. Il avait récidivé l'année suivante, manquant 79 demi-journées du premier trimestre de sa sixième redoublée. Entendue plusieurs fois par les policiers, la mère a invoqué les problèmes de santé récurrents de son fils, sans produire de certificat médical, selon M. Pérain. Une raison invalidée par le rapport des services médicaux qui n'ont diagnostiqué aucune maladie chronique chez l'élève.

    La décision est sans précédent, aucune condamnation pour absentéisme scolaire n'étant à ce jour connue du service de presse du ministère de l'Éducation nationale. Mais l'ampleur du phénomène avait provoqué en septembre 2010 l'adoption de la contestée loi d'Éric Ciotti (UMP) qui prévoyait de suspendre les allocations familiales en cas d'absences répétées et injustifiées. Elle a été abrogée en janvier 2013 parce que jugée inefficace. Selon une étude publiée en février 2014 par l'Éducation nationale, les élèves ratent en moyenne 5,4 % d'heures de cours par an du fait de leurs absences, tous motifs confondus.


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