• LA FABLE DU VERRE D’EAU !

    LA FABLE DU VERRE D’EAU !Posté par: Pieds Noirs 9A.
     
     
    LA FABLE DU VERRE D’EAU !
     
    Il n’y a pas, il n’y aura sans doute jamais, de prescription sur le mensonge, d’autant mieux que – comme l’écrivait Samuel Butler en son temps – « N’importe quel imbécile peut dire la vérité alors qu’il faut des qualités pour bien mentir. »
    Nous, « gens de là-bas », le savons depuis longtemps puisque, à l’écoute de ces gaullistes impénitents, lesquels – de la plume et de la parole – accommodent avec une impudente aisance les vérités qui les dérangent et tout particulièrement celles ayant trait à l’Histoire finale de l’Algérie française.
    Les lecteurs du Midi-Libre en date du 18 décembre dernier ont ainsi eu droit à une lettre d’un homme qui fut en son temps un jeune appelé en Algérie, sans doute l’un de ceux qui débarquèrent à Alger ou à Oran en chantant à tue-tête l’internationale. Il valait mieux croire au courage patriotique des Harkis qu’à ces enrôlés communistes.
    De la lettre de ce monsieur, j’extrais ce passage édifiant : « Les appelés devaient garder les domaines des colons qui leur rationnaient l’eau, quand ils ne la leur faisaient pas payer ! Mais ils offraient des moutons aux fellaghas pour mieux sauver leur peau… »
    Il est bien vrai qu’aujourd’hui, à presque quarante ans de la limite de nos malheurs, on peut dire ou écrire n’importe quoi sur la communauté Pied Noir et même laisser croire que le million de Français la composant, était un million de riches colons qui ne surent être que des brutes bonnes à faire suer le burnous aux pauvres arabes !
    Et ce serait sans doute bien d’accepter les faits ainsi dénaturés. On en viendrait plus aisément à cette repentance collective à laquelle nous convie Robert Hue, lui qui ne sait pas grand-chose de l’Histoire de nos provinces sinon que son parti eut ses héros, là-bas dont le camarade Maillot qui déserta son unité emportant avec lui deux cents armes dont les munitions servirent à tuer, indistinctement, les soldats français et les Pieds Noirs !
    Comme toute la communauté des Français rapatriés, je suis outré de voir que, pour nuire à celle-ci, il y ait encore des gens à reprendre à leur compte cette vieille et lamentable « histoire du verre d’eau » que nos compatriotes auraient vendu, ici et là, à quelque malheureux militaire tenaillé par la soif !…
    Il est de bon ton de tout faire et dire pour desservir cette « sale guerre d’Algérie » et prêter au colon (comme si tout le pays n’avait été peuplé que d’un million de ceux-ci) la plus odieuse des mentalités.
    Moi-même ancien combattant, mobilisé pendant 5O longs mois, j’ai été fier de participer à la seconde guerre mondiale contre les forces ennemies, fier d’aider à la libération de la France.
    Ceci pour dire que, moi aussi, j’aurais pu situer quelque part en métropole une histoire de verre d’eau payé à quelque paysan, sauf que moi, je ne sais ni mentir, ni colporter le mensonge des autres.
    Georges-Émile PAUL
    Qui n’a jamais reçu en pleine figure, cette fable, une de plus, des vilains colons qui faisaient payer le verre d’eau à ces pauvres petits militaires...
    Petite anecdote personnelle...
    Durant ma carrière dans la Police Nationale, tout au début, alors que j’étais Gardien de la Paix stagiaire, je me changeais tranquillement à mon placard, ayant terminé ma vacation. Les placards jouxtaient avec la salle de repos, ou certains collègues avaient plaisir à se retrouver, soit devant un café et pour d’autres, devant la bouteille de Pastis.
    Un vieux Brigadier à moitié saoul, aux cheveux blancs, qui se prétendait ancien légionnaire, est venu vers moi et a mis son arme sur ma tempe en me disant devant tous mes collègues ceci :
    "Je devrais t’en mettre une dans la tronche, je suis allé me faire casser la gueule pour toi en Algérie, alors que tes compatriotes nous faisaient payer le verre d’eau" !
    Ayant plusieurs bonnes raisons de ne pas lui faire manger son arme, son verre, la bouteille de Pastis, la table et les chaises, car j’ai reçu une très bonne éducation de mes parents, (mon père m’ayant toujours appris qu’on ne frappait pas un homme aux cheveux blancs), étant stagiaire et de surcroit jeune papa, j’ai serré mon poing dans ma poche et suis rentré chez moi.
    Lors de ma reprise de service, j’ai fait part de ce qui s’était passé la veille à mon chef de Section, qui était originaire d’ORAN. Devant la gravité des faits, il est entré dans une colère rouge et a appelé en ma présence, le brigadier dans son bureau. Me voyant dans le bureau du chef, ce crétin est devenu blanc comme un linge.
    Le chef a expliqué la gravité de son geste à cet abruti, en lui disant que si je déposais plainte contre lui pour menace de mort, il irait en prison, et que j’aurais pu, en plus, le fracasser sur le coup de la colère !
    Le chef lui a demandé à ce sombre imbécile, qui lui avait fait payer le verre d’eau et bizarrement, ce n’était plus lui qui l’avait payé, mais un copain qui lui avait dit que... alors qu’il se vantait auprès de mes collègues, de piller les caves des fermes durant son séjour en Algérie...
    Celui qui a payé le verre d’eau, n’a jamais été retrouvé, vous vous en doutez bien !Je n’ai plus jamais été embêté par qui que ce soit durant toute ma carrière.
    Ceci pour dire que même certains appelés, que vous invitiez le week-end chez vous, comme grand nombre d’entre vous le faisait, cette affabulation perdure toujours.
    Il nous appartient un devoir de mémoire qui est de remettre l’histoire à sa juste place, telle est la vocation du CDFA-VERITAS
    Rejoignez-nous, en adhérant à notre juste action et ensemble, nous parviendrons à faire rétablir la vérité historique, qui nous tient tous à cœur et obtiendrons la justice qui nous est due. Merci.
     
    Alain AVELIN Président du CDFA-VERITAS

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