• Comparé des profs aux «racailles»

    Comparé des profs aux «racailles»

    Beaucaire : le maire FN jugé pour avoir comparé des profs aux «racailles»

    Le maire FN de Beaucaire (Gard), Julien Sanchez a comparu jeudi dans une ambiance tendue devant le tribunal correctionnel de Nîmes après la plainte de plusieurs professeurs dont il avait comparé le comportement à celui de «racailles» dans un communiqué. Le jugement a été mis en délibéré le 22 septembre à 14 heures.

     Le maire FN de Beaucaire (Gard), Julien Sanchez a comparu jeudi dans une ambiance tendue devant le tribunal correctionnel de Nîmes après la plainte de plusieurs professeurs dont il avait comparé le comportement à celui de «racailles»

    Le maire FN de Beaucaire (Gard), Julien Sanchez a comparu devant une salle comble pour injures et diffamation publiques. En juin 2014, dans un communiqué de presse de la ville de Beaucaire, il avait écrit: «Ce ne sont pas quelques syndicalistes sans éducation, privilégiés, aigris et sectaires, dont le comportement n'a rien a envier à celui de racailles, qui va m'impressionner».

    Ces propos faisaient suite à un incident qui s'était déroulé dans un lycée de Beaucaire et qui avait vu les membres du conseil d'administration de l'établissement, tous professeurs, refuser de saluer le maire et quitter la pièce après son arrivée.

    Quelques minutes avant le début de l'audience, une trentaine de militants du FN ont manifesté leur soutien au maire de Beaucaire, faisant face à près de 200 syndicalistes de la CGT qui ont entonné le Chant des partisans, avec à la main des pancartes où l'on pouvait lire «enseignants, éduqués, pas racailles». A la barre, Julien Sanchez a estimé jeudi que «ne pas serrer la main à une personne dépositaire de l'autorité publique était un manque d'éducation», entraînant des protestations chez les nombreux syndicalistes venus assister à l'audience.

    Le maire FN a dit ne aps être l'auteur des propos reprochés

    En revanche, le maire de Beaucaire, où la présidente du FN Marine Le Pen avait manifesté après l'attaque qui avait visé Charlie Hebdo, n'a pas confirmé être l'auteur des propos qui lui sont reprochés. «C'est un texte collectif», s'est-il défendu, avant de se lancer dans une explication de texte du communiqué: «Ces professeurs sont des privilégiés dans le sens où ils ont réussi à se faire élire pour représenter les autres. Ils sont aigris et sectaires, car il suffit de voir leur comportement nauséabond, d'autres auraient d'ailleurs employé des termes bien pires. Enfin, il n'est pas écrit que les professeurs sont des racailles, mais que leur comportement n'a rien à envier à celui des racailles, ce qui n'a rien à voir».

    L'élu a estimé que l'ensemble de ces propos n'étaient pas «choquants», dans la mesure où il s'était senti «insulté» par ces professeurs qui avait qualifié son parti de «raciste et xénophobe». Le procureur n'a pas pris de réquisition lors de l'audience. Le jugement a été mis en délibéré le 22 septembre à 14 heures.

    http://www.leparisien.fr/faits-divers/beaucaire-le-maire-fn-juge-pour-avoir-compare-des-profs-aux-racailles-25-06-2015-4893397.php#xtor=AD-1481423551


  • Commentaires

    Aucun commentaire pour le moment

    Suivre le flux RSS des commentaires


    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :