• Beauvais :Florence Italiani quitte le FN

     Beauvais : la conseillère municipale Florence Italiani quitte le FN

    Illustration. Florence Italiani voulait avoir l’opportunité d’affronter à nouveau Jean-François Mancel. Le FN en a décidé autrement, et l’élue claque la porte. LP/O.A.
     
    Vincent Gautronneau

    Qui sera le candidat du Front national dans la deuxième circonscription de l’Oise, pour les législatives de juin prochain ? Une chose est sûre, ce ne sera pas Florence Italiani. Cette dernière a annoncé, jeudi en session du conseil régional, qu’elle claquait la porte du parti d’extrême droite. Derrière ce choix, la frustration de ne pas pouvoir défendre ses chances une troisième fois face à Jean-François Mancel (LR). « J’étais passée tout proche de le battre lors de la législative partielle de 2013 avec 48,59 % des voix, j’avais fait plus de 20 % en 2012, et j’espérais faire la belle en 2017, explique l’élue. Et je suis convaincue que je pouvais gagner. » Sauf que le parti en a décidé autrement.

    A sa place, le FN va parachuter un proche de la tête du parti. « C’est un petit jeune de 22 ans, il n’a même pas le permis et veut gagner une circonscription rurale, c’est ridicule », dénonce Florence Italiani. Si le nom de ce futur candidat est gardé secret pour le moment, le jeune homme ne manque pas de culot. « Il m’a proposé d’être son chauffeur ! », poursuit-elle.

    « C’est le choix du parti, il faut le respecter, estime simplement Michel Guiniot, le chef de file du FN dans l’Oise. De son côté, Florence a fait un choix après avoir été une militante exemplaire. » Reste que cette décision pourrait avoir des conséquences. En effet, Florence Italiani n’exclut pas de se présenter malgré tout face au candidat investi par le FN.

    Autre effet direct, il n’y a plus d’élu frontiste à Beauvais. En 2014 pourtant, le parti d’extrême droite avait réussi à installer trois conseillers municipaux dans la ville préfecture. Florence Italiani a été la dernière, jeudi, à quitter le parti de Marine Le Pen, après les départs de David Illigot et de Monique Thierry et pour des problèmes internes. Et si Florence Italiani va continuer de siéger, « ce sera sans étiquette », explique celle qui a milité au FN pendant quatorze ans.

      leparisien.fr

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