• Après le départ des Roms, des tonnes de déchets à évacuer

    Courdimanche : après le départ des Roms, des tonnes de déchets à évacuer

    Cergy, ce mardi matin. Les dernières familles ont quitté le village pendant la nuit tandis que les dernières cabanes de fortune étaient mises à terre. LP/Elie Julien

    Des planches de bois, des carcasses de voitures, des huiles, de la ferraille… Ce mardi matin, il ne restait que des tas de déchets à perte de vue sur l’immense terrain situé entre Cergy-le-Haut et Courdimanche. Suite à un arrêté municipal de péril et après une enquête sociale, les dernières familles Roms, installées depuis 2 à 3 mois, ont quitté les lieux dans la nuit, avant l’arrivée des forces de l’ordre ce matin.

    « Nous avions déjà dû évacuer les lieux d’une première occupation en 2016 », se rappelle Elvira Jaouen, maire (PS) de Courdimanche. En effet, le terrain, appartenant en grande partie à l’exploitant de l’ancien parc d’attractions situé juste en face, est partagé entre les deux communes mais aussi avec la Communauté d’Agglomération de Cergy-Pontoise (CACP) dont les personnels s’activaient sur place ce mardi matin.

    Au total, jusqu’à 80 familles et au moins 200 personnes vivaient ici. Il y a trois semaines, une partie du camp qui servait de décharge à ciel ouvert s’était embrasée dans la nuit, mobilisant de nombreux pompiers. Aujourd’hui, outre les nombreux polluants déversés sur ces terres situées, en majeure partie sous les lignes à très haute tension, ce sont 2 000 à 3 000 tonnes de déchets à évacuer qui ont été évalués par les services de la CACP. « Des artisans venaient y déposer leurs déchets, ils ont profité de la situation, peste Jean-Paul Jeandon, maire (PS) de Cergy. Ce business devait ce faire de nuit car nous n’avons rien vu jusqu’à l’incendie qui a révélé l’ampleur de ces dépôts sauvages organisés », poursuit la maire de Courdimanche.

    LP/E.J.

    Une pelleteuse a fait tomber les dernières cabanes ce mardi matin et sécurisé le site en le rendant inaccessible aux véhicules. « Les conditions de vie étaient inacceptables », précise le maire de Cergy.

    « Nous voulons récupérer ces terrains à l’entreprise qui gère Mirapolis, pour y faire des parkings par exemple », lance Dominique Lefebvre, le président (PS) de la CACP. Une discussion à quatre est donc lancée pour déterminer à qui va revenir le lourd coût nettoyage.

     
    Source : leparisien

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