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  • Effondrement du pont, l’illustration de l’effondrement de la France


    L’effondrement d’un pont au nord de Toulouse fait au moins une morte et cinq blessés…

    Les effondrements de ponts ne sont donc pas réservés aux Italiens !

    Nous n’avons rien à leur envier et nous avons échappé à un drame plus grave encore puisque le car de transport scolaire était passé quelques minutes avant la catastrophe.

    En France, en l’an de grâce 2019, voici la situation.

    Les vols prennent une telle ampleur, dans les transports en commun et rues parisiennes, que même Valérie Pecresse ne peut plus cacher la chienlit.

    La SNCF n’est plus en capacité de faire rouler les trains et nous n’atteignons même pas 50 % de taux de ponctualité sur les lignes intercités.

    EDF n’arrive plus à construire de centrale nucléaire.

    Le niveau des enfants de CSP+ d’aujourd’hui est équivalent à celui des fils d’ouvriers des années 90 ; les fils d’ouvriers étant devenus illettrés ou presque… Quel succès collectif impressionnant.

    Notre pays vit un naufrage collectif complet.

    Total.

    Jamais la pression fiscale n’a été aussi élevée, jamais nos impôts aussi monstrueusement importants… et plus nous dépensons, moins cela marche.

    D’où la question de fond des Gilets Jaunes du départ. « Où passe notre pognon » ?

    Et quand les naufrages se cumulent, l’effondrement n’est pas loin.

    Charles SANNAT

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  • Briseur de stèle : la police à la manœuvre !


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  • Moi aussi, j’ai mal à ma France et je l’aime !



    Moi aussi, j’en ai marre qu’on insulte, maltraite, mutile et tente de tuer mon beau pays de France. 
    Alors je vais le dire avec mes mots simples et enfantins, puisque j’ai l’enfance marquée au cœur.

    L’enfance d’une petite fille née dans un milieu très modeste, d’un père ouvrier fier et droit dans son bleu de travail.
    Il aurait pu être sculpteur, longues mains nerveuses, précision dans le maniement des ciseaux à bois, goût du beau.
    La pauvreté.
    Les habits qu’on se passe, les chaussures qu’on coupe devant ou derrière selon la façon dont le pied grandit.
    Une fillette qui aimait les livres, et rêver, et voir les choses : nuages, oiseaux, vaches, montagne, pensées sauvages cachées dans l’herbe.
    Je faisais de belles rédactions en classe.
    Les institutrices se lisaient mon cahier jaune à la récré.
    Moi, je jouais à la marelle.
    Je regardais le ciel, les feuilles neuves sur les platanes.
    Je ne savais rien. J’étais vivante, j’aimais lire et étudier.
    Je devais faire des études courtes.
    Après la 3e, hop ! j’apprenais à taper à la machine, je travaillais un peu et puis « je me casais » car tel était le sort réservé aux filles de mon non-rang.
    Mais l’institutrice a fait venir mon père droit et fier à l’école.
    Cette enfant-là, cette enfant qui avait eu le prix de la meilleure élève de l’école (ce prix, un gros livre, m’avait été remis par le maire, à l’Opéra !
    Et moi j’avais eu honte de mes vilaines sandales et de mes bras trop maigres), il fallait qu’elle aille au collège, fasse des études, apprenne le latin.
    Le latin ! J’étais abasourdie.
    Mon père a compris.
    J’ai fait de longues études, ai appris le latin, rosa rosa rosam qui m’enfouissait le nez dans le parfum des fleurs.
    J’ai été boursière durant mes études.
    Au plus grand échelon, mes parents n’ayant pas du tout un pognon de dingue.
    J’ai plongé dans l’inconnu, le vert paradis des amours enfantines, le regard de Legrandin, le Mal-aimé…
    Je n’étais pas Cosette, non.
    Juste une violette qui avait poussé au milieu de piquants.
    Et la petite fille à la robe empruntée, aux méchantes sandales, est devenue un papillon libre.
    Cela, c’est ma France qui me l’a donné, mon pays bien-aimé, mon institutrice de la République, mes enseignants, les bourses d’études.
    J’ai honoré ce don en travaillant, en ne ménageant pas l’effort.
    Sans creuset culturel, j’avais tout à apprendre, embéquillée, aidée par tous, remerciant mon père magnifique et droit, ma mère la France bleu blanc rouge, mon coq sur le clocher de la petite église du village.
    France, mon pays que j’aime.
    Je voudrais parfois partir, gagner l’Irlande aux doux paysages, ses moutons libres sautant d’un rocher l’autre dans le Connemara.
    Mais j’aime trop ma belle langue française, ses nuances et sa complexité, sa folle grammaire sensée. Alors voilà, j’y suis, j’y reste.

    Je t’aime, ma France.

    Je panse tes blessures, je te défends et te protège par mes mots.

    Et je dis même cocorico, dressée sur mes ergots bleu blanc rouge.

    Dolorès Mora

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  • Alexandre Langlois << Le préfet de police a transformé tous les manifestants en délinquants >> .




    Ce week-end, a eu lieu l’acte LIII des gilets jaunes avec, notamment, des violences place d’Italie, à Paris.
    Réaction, au micro de Boulevard Voltaire, d’Alexandre Langlois, qui estime que cette manifestation a été très mal gérée par le préfet de police dont il demande, avec son syndicat, la démission.



    L’acte 53 des Gilets jaunes a été marqué par des violences.

    On a notamment l’image de la place d’Italie ravagée.
    Selon vous, comment les forces de l’ordre ont-elles géré l’événement?

    La manifestation a été gérée de façon catastrophique.
    La manifestation a été annulée par le préfet de police, alors qu’elle avait déjà commencé.
    Le préfet de police soit par incompétence, par facilité ou par volonté de répression a transformé tous les manifestants en délinquants.
    Il l’a fait puisqu’il n’arrivait pas à rétablir l’ordre.
    Normalement, en France, la liberté de manifester est garantie par la constitution.
    C’est donc un double échec.

    Des militants anti-fa ont été accueillis par les services de CRS et des grenades ont été jetées en plein visage des Gilets jaunes simplement en train de discuter.
    Comment expliquer ces excès dans l’usage de la force de la part des forces de l’ordre ?


    Malheureusement, ces comportements les plus déviants sont encouragés.
    Je rappelle que le préfet de police avait menti à Bordeaux, pour couvrir des agents qui avaient tiré dans le dos à deux reprises sur un pompier volontaire avec une grenade lacrymogène.
    Une fois que l’on sait cela, on n’est pas étonné du comportement de certains collègues sur Paris. Malheureusement, c’est une fois de plus une minorité qui met en difficulté tous nos autres collègues sur le terrain, en donnant une mauvaise image de notre travail.
    On peut s’y attendre à Paris, car nous sommes dirigés par quelqu’un qui ne devrait pas être là.

    Le préfet de police s’est adressé à une gilet jaune en lui disant qu’ils n’étaient pas dans le même camp.
    Cette remarque est assez particulière, quand on sait que le préfet est le représentant de l’État et donc des citoyens.

    C’est complètement déplacé.
    Le préfet de police est soumis au code de déontologie de la police nationale.
    Il a, comme tout fonctionnaire, un devoir de neutralité.
    A Vigi, nous reconnaissons deux camps, le camp des délinquants et des criminels, et celui du reste de la population.
    En revanche, nous ne combattons pas le délit d’opinion.
    Au contraire, nous sommes pour garantir toutes les opinions qui ne sont pas contraires au Code pénal. Malheureusement, le préfet a fait un écart.
    C’est pourquoi nous demandons sa démission.
    Son écart n’est pas compatible avec ses responsabilités.

    Selon vous, le mouvement des Gilets jaunes va-t-il continuer ?
    Ou au contraire, cette gestion va-t-elle refroidir ceux qui voudraient continuer ?

    Cela fait un an qu’ils essaient de refroidir tout le monde, en laissant faire les comportements les plus déviants et en laissant de côté nos collègues qui essaient de bien faire leur travail.
    Par ailleurs, les comportements et les fautes professionnelles vont être accentués l’année prochaine puisque les heures supplémentaires sont moins payées que les heures normales.
    Cela n’incite pas le gouvernement à embaucher de nouveaux policiers.
    Le projet de loi de finances de 2020 prévoit la suppression de 2500 postes dans la police nationale. Monsieur Castaner a beau dire qu’il va recruter 10 000 policiers, pour le moment, il y a une baisse des effectifs et des financements.
    La conséquence sera l’augmentation de l’épuisement de mes collègues.

    Emmanuel Macron a été très touché par le film Les Misérables.

    Ce film traite un certain ostracisme qui, d’après le réalisateur, frapperait les jeunes de banlieue.
    Il a déclaré qu’il voulait remettre en place un plan banlieue.
    Cela risquerait-il d’être mal interprété, dans la mesure où cela arrive au moment où les Gilets jaunes étaient réprimés ?

    Monsieur Macron dit beaucoup de choses, mais ce n’est pas suivi d’effet.
    Monsieur Macron a dit qu’il était gilet jaune.
    Monsieur Macron a dit que sa première préoccupation était la sécurité.
    Monsieur Macron dit tout et son contraire.
    On souhaiterait des actes et non des paroles !

    Alexandre Langlois

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