• Allemagne. Serge Menga : « Des migrants créent des problèmes, la police ne fait rien » 

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    02/08/2017 – 06h50 Essen (Breizh-Info.com) –  Serge Menga. Inconnu en France, l’homme est considéré en Allemagne comme un redoutable activiste, notamment grâce aux réseaux sociaux, et à un sens de la provocation prononcée. Car ce Congolais, naturalisé allemand (il est arrivé en Allemagne à l’âge de 11 ans après être passé par la France, la Belgique, les Pays-Bas) n’est pas de ceux qui manient la langue de bois en politique.

    Depuis l’affaire des viols de Cologne, lors du nouvel an 2016, ce dernier s’était fait remarquer en Allemagne en dénonçant le laxisme vis à vis des migrants arabes, syriens, afghans, fraichement arrivés en Europe et qui commettaient des exactions. Serge Menga a également été fréquemment épinglé par la presse mainstream allemande et par des personnalités politiques en raison de son refus de fermer la porte à des discussions, à des débats, notamment avec l’AFD (Alternative Für Deutschland, droite patriote).

    Sa dernière vidéo, sous titrée en français et que nous avons publiée il y a quelques jours sur notre page Facebook, a été visionnée des centaines de milliers de fois – et pas toujours comprise, comme en témoignent de nombreux commentaires qui ont suivi.

    Dans la vidéo, ce dernier part d’un fait divers (l’agression à Berlin, par cinq migrants, d’une femme à vélo) pour tenter de « secouer le cocotier » et de réveiller les Allemands, en leur expliquant ce qui va leur arriver s’ils ne réagissent pas face aux exactions commises par ces migrants, tout en dénonçant l’inaction policière, judiciaire, et gouvernementale allemande. Nous vous laissons regarder la vidéo ci-dessous avant de vous proposer les explications de Serge Menga :

    Contacté par téléphone- ce dernier nous a expliqué que « ces migrants créent des problèmes depuis un an à Berlin. Ils boivent de l’alcool, menacent les femmes, la police ne fait rien ». Et d’expliquer sa vidéo : « Pour faire réagir, j’ai essayé de me mettre dans la tête de ces hommes, et d’expliquer comment ils pensent ». 

    Car selon Serge Menga, qui a fondé son propre mouvement « Das Haus Deutschland » (La maison Allemagne) , ces immigrés « rendent la tâche difficile à tout le monde », notamment parce qu’ils nuisent à la cohésion de la société allemande. « Les racistes n’attendent que cela » explique-t-il. « J’essaie d’interpeller notre gouvernement, de lui dire qu’il n’a pas de couilles. La faiblesse de l’État et des politiques face à cette situation, cela engendre la haine, le changement des mentalités ».

    Pour Serge Menga, il est nécessaire, non pas de hurler, de protester, mais bien de s’engager dans la vie politique : « Il faut s’engager, en dehors des partis politiques mainstream, tous pourris, complices de la situation actuelle ». Évoquant la montée de l’AFD en Allemagne, ce dernier explique que, comme pour le FN en France ou le FPÖ en Autriche « les partis au pouvoir portent la responsabilité et leur ont donné, par leur inaction vis à vis des problèmes majeurs, la possibilité de s’installer ».

    « Il faut dialoguer avec tout le monde », explique celui qui a durement critiqué la politique d’accueil migratoire d’Angela Merkel , tout en expliquant que cette dernière « ne pouvait rien faire. Elle n’est pas libre. L’Allemagne n’est pas un pays libre de ses mouvements, elle est aux ordres, depuis 1945, comme beaucoup d’autres pays, de puissances supra-nationales ». « Ces partis politiques qui dirigent sont en réalité esclaves d’un système qui les dépasse ».

    Il reproche également à Angela Merkel son manque de communication : « Bien sûr qu’on doit accueillir ceux qui souffrent. Mais hormis les femmes et les enfants, de nombreux jeunes hommes sont venus, sans passeport, sans papier. Elle n’aurait jamais dû accepter ces gens (…) Si des centaines de milliers de Blancs frappaient à la porte du Congo, que croyez vous qu’il se passerait ? Les autres pays du monde fermeraient leurs frontières, c’est normal ». 

    Pour lui, l’Allemagne est vouée à finir « comme la France ».

    Enfin, alors que nous évoquons l’avenir de l’Afrique, et les initiatives émanant notamment d’Africains pour « remigrer » et développer le continent, ce dernier déclare : « Laissez l’Afrique refaire le même chemin que l’Europe a fait pour se construire », avant de fustiger les interventions ayant visé à assassiner Khadafi ou Saddam Hussein, interventions qui ont profondément déstabilisé le continent Africain et l’Europe, par effet domino.

    Acteur social et activiste, Serge Menga (voir sa page facebook ici) qui se présentera aux élections fédérales en Allemagne fin septembre 2017, veut avant tout recréer le dialogue entre les gens et les communautés. Il envisage d’ailleurs de se rendre prochainement en France, notamment afin de réaliser un reportage sur les jeunes immigrés, afin de recueillir leurs sentiments sur leur vie ainsi que sur le pays qui les accueille.

    En attendant, il continuera, nous dit-il, à s’exprimer sur les réseaux sociaux (ses vidéos sont vues par des millions d’internautes) au gré de l’actualité.

    Crédit photo : DR
    [cc] Breizh-info.com, 2017, dépêches libres de copie et de diffusion sous réserve de mention et de lien vers la source d’origine


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  • L’administration Trump va enquêter et poursuivre les universités coupables de discrimination anti-blanche

    L’administration Trump prévoit d’utiliser les ressources de la division des droits civiques du ministère de la Justice pour enquêter et poursuivre des universités qui auraient pu discriminer des candidats blancs dans le cadre de leurs politiques de « discrimination positive ».

    Le ministère de la Justice recherche des avocats afin de travailler sur un nouveau projet visant à enquêter et potentiellement poursuivre certains cas impliquant « une discrimination intentionnelle basée sur l’appartenance raciale lors des admissions dans les lycées et universités », selon un document paru dans la presse américaine.

    Opposants et soutiens du projet s’accordent sur le fait que ce projet vise les programmes d’admission qui donnent aux noirs et hispaniques des passe-droits vis-à-vis des autres groupes raciaux réalisant pourtant de meilleures performances lors des tests d’entrée. Une discrimination visant la population blanche mais aussi, plus marginalement, les Asiatiques.

    Source : http://breizatao.com


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  • Jeanne Moreau, la dernière des femmes libres ?

    Les hommages pleuvent, certains de circonstance, d’autres plus sincères. À noter les deux plus idiots, ceux d’Anne Hidalgo et de Marlène Schiappa.

    Nicolas Gauthier
    Journaliste, écrivain


    Il y a féminisme et féminisme. Les femmes qui se prétendent féministes et celles qui se Jeanne Moreau, la dernière des femmes libres ?contentent de l’être, sans forcément en faire toute une histoire. Jeanne Moreau, qui nous a quittés ce lundi, à 89 printemps, était à placer au rang de ces dernières.

    On lui connaît deux maris. Le réalisateur Jean-Louis Richard, l’un des scénaristes de prédilection de François Truffaut, épousé en 1949, après qu’elle lui eut donné un fils – le seul qu’elle aura -, époux dont elle divorce en 1951. Puis un autre cinéaste, l’Américain William Friedkin – The French Connection et L’Exorciste, c’est lui -, marié en 1977 et dont elle se sépare en 1979. Avec Jeanne Moreau, l’amour durait toujours deux ans.

    Les amants, en revanche, on ne les compte plus. François Truffaut et Sacha Distel. Georges Moustaki et Marcello Mastroianni. Pierre Cardin et Tony Richardson qui, pour ses beaux yeux, abandonne sa sublime muse, Vanessa Redgrave. Le tourbillon de la vie, en somme, titre de la chanson de Jules et Jim, le film de François Truffaut, par les soins de la belle interprétée, et qui nous conte le récit d’un… triangle amoureux.

    Sa carrière, forte de plus de cent trente films. Du Dernier Amour, de Jean Stelli (1949) au Talent de mes amis, d’Axel Lutz (2015), c’est plus de soixante années de cinéma ; toute une histoire : la sienne et aussi un peu celle du septième art. Jeanne Moreau a tout joué, les prudes et les coquines, les douces et les atrabilaires. Pour donner un bref aperçu de l’étendue de son talent, qu’il nous soit permis de citer ces deux films, arbitrairement choisis par l’auteur de ces lignes : Gas-oil, de Gilles Grangier (1955), et Les Valseuses, de Bertrand Blier (1974).

    Le premier est un film populiste où elle incarne une humble institutrice, petite amie du routier Jean Gabin. Des petites gens peut-être sans importance, mais qui savent prendre leur destin en main contre ceux qui viennent leur pourrir l’existence. Jeanne Moreau y est sublime de modestie et d’érotisme tout en retenue.

    Le second est un autre film populiste, où elle campe une taularde s’offrant aux bras de deux vagabonds – Gérard Depardieu et Patrick Dewaere – qui, à leur manière foutraque, luttent contre une autre forme de conformisme ; à savoir le consumérisme giscardo-pompidolien. Jeanne Moreau y est inoubliable, de pudeur et d’érotisme déjà nettement plus débridé.

    Dans ces deux cas de figure, deux portraits de femme libre. Jeanne Moreau, ce n’était pas que ça ; mais c’était aussi ça… Depuis son décès, les hommages pleuvent, certains de circonstance, d’autres plus sincères. À noter les deux plus idiots de la moisson, ceux d’Anne Hidalgo, maire de Paris, et de Marlène Schiappa, ministre du Tricot ou d’un bidule approchant, qui voient principalement en elle une figure « engagée » en général et pour les droits des femmes en particulier. Tout cela est d’un nigaud, sachant que Jeanne Moreau campait plus sur des positions « dégagistes » qu’« engagistes »…

    À son crédit féministe ? S’être déclarée favorable à l’avortement pour des raisons sanitaires, un peu comme Simone Veil, d’ailleurs, et avoir demandé la libération des Pussy Riot quand elles étaient en prison. La belle affaire !

    Bref, l’humanisme féministe à la Jeanne Moreau ou à la Françoise Sagan, c’était autre chose qu’aujourd’hui, triste 31 juillet, jour par elle choisi pour tirer son ultime révérence, et dont profite Lââm, piailleuse à casquette sur le retour et féministe de cités – milieu bien connu pour sa vétilleuse observance de l’amour courtois -, pour exiger des patrons de TF1 qu’ils rebaptisent les Dix petits nègres d’Agatha Christie dont ils s’apprêtent à diffuser une nouvelle version.

    Voilà qui aurait bien fait rire la défunte qui, dans les années cinquante, fut plus que proche des très sulfureux Roger Nimier et Paul Morand. Toute une époque, on vous dit ; pas la nôtre, il va de soi…


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