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  •  Yerres : Nicolas Dupont-Aignan lâché par ses proches  Yerres Nicolas Goinard 

    Des élus de sa majorité qui l’évitent à la cérémonie du 8 mai et qui rejoignent l’opposition, d’autres qui veulent le renverser à l’agglo… La forteresse NDA se lézarde dans le Val d’Yerres.

    Pas d’armistice à Yerres ce 8 mai. Au lendemain du second tour de l’élection présidentielle, des élus de la majorité ont physiquement marqué leur désaccord avec Nicolas Dupont-Aignan, ex-candidat (DLF) à la fonction suprême et député-maire de la ville.

    Au moment du dépôt de gerbe au pied du monument aux morts, une quinzaine d’élus de la majorité ont choisi de se mettre à l’écart. Certains, comme Olivier Clodong, premier adjoint, avaient même enfilé leur écharpe tricolore. Les élus dissidents ont ensuite suivi le cortège jusqu’à l’hôtel de ville à une trentaine de mètres du maire et n’ont pas assisté au vin d’honneur qui y était donné.

    Des colistiers rejoignent l’opposition

    Une façon symbolique de protester contre le ralliement de NDA à Marine Le Pen (FN) entre les deux tours. Olivier Clodong qui a été directeur de la campagne du premier magistrat de Yerres a découvert cette alliance, comme tout le monde, le 28 avril, en regardant le journal télévisé de France 2. Depuis cette date, il a pris ses distances et a même déposé une plainte contre Nicolas Dupont-Aignan pour atteinte au droit à l’image. Une photo sur laquelle Olivier Clodong apparaît a été intégrée dans un courrier, distribué à 48 000 exemplaires, par le député dans la 8e circonscription, pour expliquer pourquoi il avait choisi la candidate frontiste.

    En signe de protestation, les élus à l’origine de la scission de ce lundi ont aussi décidé d’entrer en résistance en intégrant l’opposition municipale. « On pourrait lui demander de démissionner mais il ne le fera pas, note Lionel Truc, conseiller municipal jusqu’alors de la majorité. Nous avons donc décidé d’entrer dans l’opposition et tous ceux qui ont des délégations vont les abandonner. »

    Un putsch s’organise à l’agglo

    Au sein de l’agglomération du Val d’Yerres Val de Seine (CAVYVS) présidée par Nicolas Dupont-Aignan, un vent de contestation souffle également. Les maires de huit communes avaient rédigé un courrier dans lequel ils exigeaient que NDA démissionne. Mais il a refusé de rendre son mandat. Les élus ont donc prévu de se réunir mercredi soir à Brunoy pour organiser la convocation d’un conseil d’agglomération. Si un tiers des conseillers s’associe à cette démarche, le président de la CAVYVS sera contraint d’organiser cette réunion qui s’annonce houleuse. Les contestataires veulent inscrire à l’ordre du jour le retrait des délégations du président.

    NDA esquive les manifestants sous protection policière

    Yerres, ce lundi après-midi. Les « idiots utiles » ont manifesté devant la permanence où se trouvait Nicolas Dupont-Aignan. (LP/Nicolas Goinard.)

    Le tuyau a circulé parmi les manifestants : « Nicolas Dupont-Aignan est à sa permanence… » Ce lundi 8 mai 2017, la cinquantaine d’« Idiots utiles » a donc pris la direction de la rue de Concy, en silence, en marchant bien sur les trottoirs pour ne pas entraver la circulation.

    Dans la permanence, le député-maire (DLF) était bien présent mais protégé par un cordon de policiers nationaux et municipaux. « C’est un peu exagéré », juge Françoise. Cette enseignante s’est souvenue de la photo de ce jeune homme devant les chars sur la place Tian’anmen et a fait face aux agents. A sa manière. « Il y a des femmes, des enfants, il ne faut pas avoir peur », poursuit-elle.

    Le cortège a repris sa marche. C’est ce moment que Nicolas Dupont-Aignan a choisi pour se faire exfiltrer escorté par son garde du corps et une patrouille de police. Au même moment tournaient en ville pas moins de quatre patrouilles des forces Sentinelle basées à Yerres.

    N.G.

    leparisien.fr


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  • Jean-Marie Le Pen : «Marine pourrait payer cher aux législatives» le départ de sa nièce

     

    Saint-Cloud (Hauts-de-Seine), mercredi. Depuis son hôtel particulier de Montretout, Jean-Marie Le Pen juge sévèrement la prestation de sa fille lors du débat d’entre-deux-tours et l’accord passé avec Nicolas Dupont-Aignan.

    LP/Arnaud Dumontier

    Jean-Marie Le Pen, regrette le retrait de la vie politique de sa petite-fille, mais le «comprend». Le président d'honneur du FN pense toutefois que cette annonce pourrait fragiliser le parti aux législatives.

    Pour le fondateur du FN, le départ de Marion Maréchal-Le Pen affaiblit le parti.

    Vous avez qualifié le retrait de votre petite-fille de « désertion ». N'y êtes-vous pas allé un peu fort ?
    Jean-Marie Le Pen. J'ai peut-être réagi un peu trop à chaud. Quand je vois un officier en ligne de front qui pose son arme par terre et qui revient vers l'arrière, je considère que c'est une désertion. Quand je vois les motifs qu'elle a exposés, notamment par rapport à sa vie personnelle, je commence à comprendre. Cela semble être une décision réfléchie, c'est sa liberté. Mais cette décision reste très grave, elle aura des conséquences à l'intérieur du FN.

    Lesquelles ?
    D'abord une très grande déception chez les militants. Avec son âge, son charisme et son intelligence, elle incarnait l'avenir. Cela joue dans un parti comme le nôtre où la dimension affective et sacrificielle des militants est très importante. Pour eux, c'est un choc affectif. Et puis, par rapport aux législatives, ce départ va peser très fort. Je redoute même qu'il ait des conséquences négatives pour le FN, qui pourrait ne pas gagner autant de sièges que prévu à l'Assemblée. Marine pourrait le payer cher...

     Le Parisien

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  • FN : Marion Maréchal-Le Pen va se retirer de la vie politique

    INFO LE FIGARO - Selon nos informations, la députée du Vaucluse va annoncer mercredi son intention de ne pas briguer un nouveau mandat et de quitter sa fonction de présidente du groupe FN en région Paca. Des raisons personnelles expliqueraient ce choix.

    Selon nos informations, Marion Maréchal-Le Pen, députée FN du Vaucluse, va annoncer ce mercredi sa décision de ne pas représenter sa candidature aux législatives en juin. Elle abandonnerait aussi la présidence du groupe FN au sein du conseil régional de Paca. Ce choix n'est pas réellement une surprise au sein du parti où la jeune élue n'a pas caché une certaine lassitude depuis plusieurs mois, notamment depuis les élections régionales de 2015. Une telle annonce est motivée par une volonté de clarté, alors que la campagne des législatives s'engage. Durant la bataille présidentielle, le 5 avril, le Canard enchaîné avait déjà laissé entendre que la jeune parlementaire avait informé ses collaborateurs de son intention de ne pas briguer un second mandat et de quitter la présidence du groupe FN en Paca. Des intentions confirmées à l'époque au Figaro par ses proches.

    Les motivations de la nièce de Marine Le Pen sont multiples. La jeune élue, mère d'une petite fille, souhaite lui consacrer plus de temps. Prise dans le tourbillon des échéances électorales, elle estimerait que les sacrifices exigés par la vie politique sont chronophages. Marion Maréchal-Le Pen a souvent expliqué également qu'elle ne souhaitait pas se consacrer exclusivement à l'activité politique et qu'elle était aussi tentée par une expérience professionnelle différente. On sait que son grand-père, Jean-Marie Le Pen, a joué un rôle très important dans son engagement politique. Son influence a été déterminante. Récemment, le président d'honneur, qui avait qualifié les conflits entre la nièce et la tante de «coups de torchon», ne voyait pas comment sa petite fille pouvait envisager de quitter ses fonctions politiques. À ses yeux, le poids politique de Marion Maréchal-Le Pen, notamment au niveau régional, ne pouvait pas lui permettre d'envisager sérieusement une telle hypothèse.

    Éviter un conflit avec sa tante

    Au sein du parti, elle a toujours essayé de se préserver en essayant d'être le moins possible en situation de conflit avec sa tante. Durant la guerre ouverte entre Marine et Jean-Marie Le Pen, elle s'était sentie en position inconfortable, à cheval entre deux lignes politiques opposées. Au lendemain de la défaite présidentielle, alors que la fracture refait surface sur la stratégie, ce choix de prise de distance ne serait pas surprenant. Marion Maréchal-Le Pen s'est retrouvée plusieurs fois en désaccord avec la présidente du Front national, regrettant de ne pas être écoutée autant que Florian Philippot dans le cadre des choix stratégiques. En réalité, elle estime que l'influence du vice-président est trop importante dans le parti.

    Sans jamais remettre en question le leadership de sa tante, elle a considéré que Marine Le Pen accordait trop d'espace à une ligne politique qui lui semblait en rupture avec les fondamentaux du Front national. Selon elle, le socle idéologique du FN est libéral, conservateur, catholique et ancré sur la défense de certaines valeurs comme la famille. La députée du Vaucluse n'a jamais contesté la stratégie consistant à élargir le discours frontiste à l'ensemble des électeurs, y compris à gauche. Mais tout en saluant les réussites électorales de cette stratégie, elle a aussi considéré que le gaucho-lepénisme avait montré ses limites.

    Si Marine Le Pen, le soir de sa défaite, a annoncé sa volonté de transformer en profondeur le mouvement, certains dans l'entourage de Marion Maréchal Le Pen dans le sud, attendent de voir quels seront les changements. Eux aussi se méfient beaucoup d'une décision prise à Paris, au somment du FN, sans concertation de la base. Cette défiance de certains élus, déçus par l'échec du second tour et le score final, pourrait également expliquer un éventuel renoncement de la députée du Vaucluse. Sentant monter cette colère du terrain, il est probable qu'elle n'ait pas très envie d'assumer un rôle qui la placerait en première ligne contre la présidente du Front national. Marion Maréchal Le Pen n'est pas prête à un tel sacrifice politique et personnel.

    http://www.lefigaro.fr/elections/presidentielles/2017/05/09/35003-20170509ARTFIG00176-fn-marion-marechal-le-pen-envisage-de-renoncer-a-ses-mandats.php


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  • Florian Philippot, agent du Bilderberg ?

    Par François-Xavier Rochette (RIVAROL)

     
    NOUS l’écrivons, nous l’imprimons depuis des années : le néo-FN présidé par Marine Le Pen joue un rôle précis au sein de la république universelle, pour la république universelle. Les gens curieux qui aspirent à autre chose que suivre une marque vue à la télé l’auront peut-être d’eux-mêmes remarqué.

    Depuis le tournant républicain insufflé par Madame Le Pen au Front National (le tournant idéologique était évident lors de la présidentielle de 2007 au cours de laquelle la fille de Jean-Marie occupait déjà une place stratégique fort importante ; elle préparait en quelque sorte sa future présidence au sein du parti), les puissantes offensives de subversion sociétale opérées par la gauche, les libéraux et les media ne sont plus dénoncées, plus condamnées.

    Soutenez Rivarol dont les prises de positions courageuses valent au journal une campagne de boycott silencieuse !

    Au contraire, oserions-nous dire, car quand elles ne sont pas tout simplement éludées comme s’il s’agissait de choses normales, elles sont soutenues en filigrane à travers le discours néo-frontiste. Nous avons explicité les mécanismes de cette fonction sociale dévolue au néo-FN à plusieurs reprises dans RIVAROL.

    Florian l’éclaireur

    Prochainement, dans Ecrits de Paris, notre revue mère, nous évoquerons une nouvelle fois cette crypto-subversion en étudiant de plus près le rôle joué par Florian Philippot, en analysant ses idées propres, sa vision du monde et en dévoilant certaines de ses amitiés parfois fort éloquentes quant à ses ambitions politiques et personnelles.

    Cependant, comme nous l’écrirons à la toute fin de l’article prochainement publié dans le numéro 807 des Ecrits de Paris (avril 2017), l’étude de l’entreprise Philippot doit être un exercice de longue haleine tant le travail de forage biographique est immense avec ce personnage fuligineux. Jusqu’à aujourd’hui nous nous étions focalisés sur le rôle joué par Marine Le Pen et son adjoint Philippot dans ce travail de trépanation du Front national et de la mouvance nationale qui s’assèche au fur et à mesure de leurs avancées progressistes.

    Mais cette évolution ne provoquant que peu de protestation en provenance des forces dites réactionnaires (souvent plus intéressées à l’image qu’elles renvoient d’elles plutôt qu’à œuvrer sans plier pour le Bien et la Vérité), ces imposteurs, ivres de réussite, ont poursuivi à toute vapeur l’épuration du néo-FN au profit des mignons progressistes, des maçons, de gens vides. Au profit des proches en premier lieu,au profit de ceux cultivant une même idéologie sociétale progressiste qui avance au trot derrière le petit bouclier patriotique en carton.

    Philippot a servi en première ligne, en trustant toutes les radios, toutes les télés ; il a débroussaillé le terrain ; il a donné l’exemple à ses jeunes recrues qui ont écouté les centaines d’interviews du bonhomme. Il y a quelques mois sur Europe 1, Monsieur Philippot avoua sur un ton malicieux son petit secret à une personnalité (Anne Roumanoff) peu informée sur la réalité politique :

    « Finalement, je fais pousser des idées, des idées plus positives que ce que vous ne semblez penser. »

    Traduction :

    « Si vous saviez, fille ingrate, ce que je fais véritablement, vous me laveriez les pieds après avoir ciré mes mocassins ».

    Bavard incompressible, l’Enarque (attaché au Ministère de l’Intérieur mis en disponibilité pour faire de la politique) a certainement en “off” expliqué en langage symbolique sa fonction républicaine. En revanche, il ne faut pas compter sur les “catholiques” officiels de KTO, La Croix et de l’émission au nom trompeur « Face aux Chrétiens » pour dévoiler la fonction de Florian Philippot puisqu’ils sont les complices de cette subversion.

    Une preuve, s’il en fallait une, l’émission justement de Face aux Chrétiens du 29 mars dernier qui eut pour invité Florian Philippot. En effet, au cours de cette interview de 50 minutes, nous n’avons entendu aucune question liée à la religion, aux principes, aux attaques sociétales orchestrées par l’engeance progressiste.

    L’avortement ? Pas un mot, même pas une allusion.

    Le suicide assisté ? Pas un mot ?

    La pornographie partout ? Pas un mot.

    L’homosexualisme et ses lois folles ? Pas un mot.

    Les affaires de pédomanie sadique et organisée ? Connais pas.

    Les questions de toxicomanie n’ont pas été abordées.

    Rien.

    Rien sur la « culture du bonsaï », mais toujours la même rengaine autorisée, car elle l’est, sur le retour du Franc (qui vaudra toujours un euro…) et sur la SNCF de Guillaume Pepy, une SNCF à sanctuariser comme l’avortement.

    Voilà où est tombé le néo-FN sous l’égide d’agents du Système comme Madame Le Pen et Florian Philippot. Et il faut le répéter inlassablement : cette indigence discursive n’est pas une tactique politique mais l’essence d’une subversion. Derrière lui, au néo-FN, sont déjà prêts les sosies de Florian Philippot, notamment son père Daniel et son frère au carnet d’adresses gros comme un annuaire, Damien.

    L’ombre de Florian, Damien le copain

     
    Nous ne vous cachions pas notre surprise lorsque nous avions appris il y a quelques années que le propre frère de Florian Philippot, alors numéro deux du néo-FN, occupait une place très importante (et déjà depuis quelques années quand nous avons pris connaissance de cette information) à un âge bien précoce au sein du célèbre et puissant organisme de sondages et de statistiques, l’IFOP, dirigé et détenu par la non moins célèbre Laurence Parisot.


    Nous avions appris cela par hasard alors que le media obèse prétendument enclin à mettre des bâtons dans les roues de la révolution frontiste fermait étrangement sa bouche sur un point qui en disait long sur quelque complicité en haut et au centre du Système.

    Enfin ceci expliquant cela, nous avions fourni l’information aux lecteurs de RIVAROL. Certains l’ont pris à la légère. Tant pis, les choses ont évolué, et d’autres éléments biographiques de Damien Philippot, le frère noctambule, ont été révélés ici et là, d’une manière parcimonieuse (quand même) par les journaux mainstream.

    Damien Philippot, il faut le dire, est un rescapé. Il est sorti entier de l’école primaire de Bondues, l’école de tous les scandales, l’école Maxence Van der Meersch où travaillait sa défunte maman en tant qu’institutrice qui a dû en baver dans les années 2000 avec le passé sombre de cet établissement scolaire qui abrita le fou furieux, Jacques Lohez, pédophile condamné en 2004-2005 à plus de 15 ans de prison ferme pour des viols commis sur de nombreux petits enfants.

    L’affaire débute avec les plaintes de fillettes souffrant de handicaps dans l’école où il finit sa triste carrière à Lille. A la suite de la médiatisation de cette affaire lilloise, des victimes de l’école de Bondues ont également porté plainte et ont détaillé les atrocités qu’elles ont dû endurer. Plusieurs enfants ont été là-aussi abusés, des fillettes et des garçonnets de 7-8 ans. Fin 1985-début 1986, la mère d’une élève avait déjà dénoncé des faits similaires alors que l’instituteur enseignait dans une école de Bondues (Nord).

    Les non-dits de Bondues

    La petite ville bourgeoise de Bondues tombait de haut ! D’autant plus qu’au cours du procès de Jacques Lohez, une victime reprochait à tout le personnel enseignant de l’école Maxence van der Meersch de ne pas l’avoir écoutée. Une terrible affaire qui a dû perturber l’ensemble des maîtres et maîtresses de Bondues ainsi que ses habitants. Madame Philippot-Dondaine, la maman de Florian et de Damien, a dû être éprouvée par ces abominations, d’autant plus que ses enfants ont fréquenté cette école marquée à tout jamais du sceau de l’infamie, à l’époque où sévissait le prédateur pédomane.

    Dans un long papier étonnamment fourni du magazine en ligne Vanity Fair (mais qui n’est pas informé de l’histoire tragique de Bondues), nous apprenons que Marion Philippot-Dondaine, la mère de Florian et Damien Philippot, était épuisée ces dernières années comme si elle supportait le poids de ces horreurs. On comprend mieux aujourd’hui l’infinie tristesse gravée sur les visages des « frères siamois ». Las, elle succomba d’une longue maladie en 2009. Vanity Fair écrit :

    « La terre recouvre le cercueil, l’enfance disparaît, tout est possible. »

    C’est étrange. Pourquoi l’enfance disparaîtrait-elle avec la disparition de la maman ? Philippot ne cachait plus (s’il l’avait cachée) sa proximité avec le néo-FN depuis des mois. Le 5 ou 6 octobre 2009, Florian parla de l’intervention remarquée de Marine Le Pen qui cita à la télévision, en direct, le 5 octobre, un extrait du livre ordurier de Frédéric Mitterrand écrit 4 ans plus tôt, La Mauvaise vie. Selon Florian qui se livre dans Vanity Fair, sa mère aurait répondu :

    « Ma mère n’était pas franchement enthousiaste, se remémore Florian Philippot, étrangement amusé de cette anecdote. Elle m’a dit : “Oh, quand même, c’était rude. Le pauvre, il m’a fait pitié.” On n’en a plus jamais reparlé. ».

    Pourquoi Philippot a-t-il balancé une telle idiotie à la presse ? Pourquoi une institutrice de l’école primaire Maxence van der Meersh de Bondues qui fut, il y peu, l’objet d’un scandale sordide lâcherait-elle des propos empreints de commisération à l’endroit de l’azimuté Frédéric Mitterrand ?

    Ce n’est pas l’unique anomalie dans le story-telling de la famille Philippot. Damien Philippot, le frère aîné, sorti de l’ESSEC, fut donc rapidement embauché, très jeune, par Laurence Parisot, membre du Siècle et du Bilderberg.

    C’est quand même délirant, non ? Rappelons à nos lecteurs que Laurence Parisot entretient depuis de nombreuses années une amitié particulière avec l’animatrice-journaleuse Arlette Chabot. (Précisons également que Florian Philippot travailla plusieurs années à temps partiel dans différents instituts de sondages, et même pour l’IFOP où il interviewa son propre frère. Il travailla également pour l’hebdomadaire Marianne pour lequel il écrivait plusieurs articles. Il connaît bien Jean-François Kahn et son frère Axel Kahn qu’il côtoie depuis le début des années 2000.) C’est cette même Arlette Chabot qui décerna le Prix du meilleur élu local à… Steeve Briois en 2015 ! Rappelons que le maire d’Hénin-Beaumont est un proche de Florian Philippot et de Damien, le Frangin.

    Un petit mot sur Laurence Parisot qui couva la famille Philippot, républicaine et ouverte sur le monde. Depuis 1987, Laurence Parisot fait partie du petit cercle organisé à Paris par le légendaire Richard Descoings (disparu au cours d’une orgie homosexuelle) et son prédécesseur à Sciences-Po, Alain Lancelot, ainsi que l’ancien amant de Descoings, le patron de la SNCF Guillaume Pepy.

    Au début des années 1980, Parisot est tout simplement la collaboratrice d’Alain Lancelot qui l’a fait entrer à l’institut de sondage Louis-Harris en 1985 ; l’année suivante, elle en devient directrice générale. En 1990 elle prend la direction de l’institut de sondages IFOP, dont elle détient 75 % du capital. En 2007, après avoir placé Damien Philippot à un poste stratégique, elle laisse la direction pour la vice-présidence qu’elle conserve toujours aujourd’hui.

    Paradoxalement, Laurence Parisot cosigne en 2011 Un piège bleu Marine, ouvrage dans lequel elle critique le programme économique du FN rédigé en grande partie par les Philippot; comme si Parisot et ses amis d’en-haut organisaient leur propre opposition pour la contrôler complètement. Ou une partie de billard à trois bandes ! Qui l’aurait cru ?

    Les bons plans de Paul-Marie Couteaux

    C’est Paul-Marie Coûteaux, dans Vanity Fair qui, par ses propos légers, donne des indications sur l’identité de Damien Philippot, le frère “génial”. Il faut vraiment lire ce passage de l’article surprenant de Vanity Fair pour mieux la saisir, cette identité :

    « Qu’est-ce qu’elle est belle ! confie-t-il à l’un de ses amis au printemps 2009. La télé grossit; elle est beaucoup mieux en vrai. »

    Florian Philippot a eu, selon ses propres mots, un crush (un béguin en anglais), pour Marine Le Pen alors qu’il vient de sortir de l’ENA. Faute d’avoir pu décrocher la direction du Trésor en raison de son médiocre classement (34e), il a intégré l’IGA (Inspection générale de l’administration) place Beauvau, une bonne planque bien payée qui lui laisse du temps libre. La révélation a eu lieu chez le député européen Paul-Marie Coûteaux, un énarque vieille France (sic), gaulliste-souverainiste, fin lettré, ouvertement homosexuel, qu’il a approché près du jardin du Luxembourg lors d’une séance de dédicaces.

    « Florian était tout jeune énarque, se souvient le sexagénaire, mandibule taillée au scalpel. Il m’a dit qu’il avait lu tous mes ouvrages, qu’il m’admirait et qu’il était à prêt à s’engager, ce qu’il fit avec une grande efficacité, en m’aidant pour le site web du Rassemblement pour l’indépendance et la souveraineté de la France (RIF). Je connaissais déjà son frère, que j’avais rencontré dans le petit milieu gay, par l’intermédiaire d’un ami banquier. »

    Le dandy nationaliste, proche de Marine Le Pen qu’il fréquente au Parlement européen et emmène souvent festoyer à la frontière allemande, se prend d’amitié pour les frères Philippot. Il les invite au Flore, chez Lipp, dans sa maison de campagne.

    « Je les trouvais touchants; ils étaient inséparables, avoue-t-il. Nous partagions les mêmes idées sur l’Europe et nous discutions de l’avenir du souverainisme. » Philippe de Villiers a alors disparu du paysage. Rallier l’UMP leur semble impensable. Mais Marine Le Pen, qui n’a pas encore succédé à son père, a de l’avenir d’autant plus qu’il n’y a plus grand-monde autour d’elle, les mégrétistes étant partis.« Moi, je pensais qu’on pourrait l’amener dans notre giron et reconstruire avec elle la droite classique, poursuit Coûteaux. Damien, lui, prônait un rapprochement avec le Front national. Florian et lui voulaient à tout prix rencontrer Marine. »

    En mai 2009, Paul-Marie Coûteaux organise donc un dîner chez lui, rue du Vieux-Colombier, à Paris. Dans sa bonbonnière aux coloris chauds chargée d’antiquités, il a mijoté un veau aux olives. « Ah, encore un énarque ! On va se barber », l’avait taquiné Marine Le Pen. À table, elle est guillerette. La conversation coule avec les grands crus. Les Philippot évoquent leurs trajectoires : ils viennent de la gauche, abhorrent l’Europe, adulent la République. Ils sont soudés, avec une ambition farouche. Pour l’héritière du FN, ils sont un signe, celui du basculement du parti. Le lendemain, elle remercie son hôte :

    « Fumants, ces deux frères, on va travailler ensemble ! ».

    Fumeux étaient-ils surtout aux yeux des gens honnêtes qui se posaient quelques questions à leur sujet. Aujourd’hui, il faudrait indéniablement faire preuve de mauvaise foi pour dire que cette famille est “patriote”, “nationale” alors qu’elle fait partie du personnel des Bilderberg par le truchement des Laurence Parisot, des gros media, et de la Maçonnerie à laquelle appartiennent indubitablement plusieurs membres importants du Rassemblement Bleu Marine.

    Le père Philippot, Daniel, lui, se réfère à de drôles de personnalités sur son blog et cite, éhonté, au Conseil régional et sur son blog, Caroline Fourest, l’aficionado des Femen… Ce n’est plus De Gaulle le héros de cette famille, c’est Mitterrand l’ésotérique, Mitterrand l’interlope. Bienvenue au néo-FN !

    Article de François-Xavier ROCHETTE, publié le 6 avril 2017 dans le numéro 3277 de Rivarol (pour s’abonner)

    https://oddr.ovh/site/qui-est-vraiment-florian-philippot/


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