• Philippe Adam démissionne du Front national pour rejoindre Jean-Marie Le Pen .

    Publié le 3 septembre 2015 par :Dominique CHALARD..

    Le conseiller municipal FN de Salon-de-Provence, Philippe Adam, a annoncé ce jeudi qu'il démissionne du parti pour rejoindre le "Front national historique" de Jean-Marie Le Pen.

    • Par Annie Vergnenegre
     © France 3 Philippe Adam, conseiller municipal FN de Salon rejoint Jean-Marie Le Pen.

    © France 3 Philippe Adam, conseiller municipal FN de Salon rejoint Jean-Marie Le Pen.

    Alors que Marine Le Pen s'apprête à réunir ses troupes ce week-end à Marseille pour l'Université d'été du FN, le conseiller municipal de Salon-de-Provence Philippe Adam a annoncé ce jeudi dans un communiqué qu'il quitte le parti pour rejoindre le camp de son chef historique, Jean-Marie Le Pen suite à sa suspension par les instances nationales. Militant depuis plus de 40 ans, Philippe Adam a été le élu FN à entre dans un conseil général en 1989. Il a également été élu au conseil régional sous l'étiquette frontiste de 1998 à 2014.
    Dans son texte, il dénonce aujourd'hui "la néfaste influence du "gourou gaullo-chevènementiste" Florian Philippot" et la "direction stalinienne" du parti qui "interdit d'exprimer un avis contraire" à la ligne du parti. C'est la deuxième fois que Philippe Adam est exclu du FN. la fois précédente, c'était en 99. Il avait réintégré le FN 13 ans plus tard sur décision de Jean-Marie Le Pen.

    A 58 ans, Philippe Adam a une nouvelle fois choisi son camp. Il sera aux côtés du fondateur du parti, ce samedi pour le "grand déjeuner patriotique" organisé dans le 13e arrondissement de Marseille, sur les terres de Stéphane Ravier. Trois cents convives sont annoncés.

     

    source France 3 Provence-Alpes


    votre commentaire
  •  Dès le 1er octobre, à Paris, jeter son mégot de cigarette dans la rue peut vous coûter une amende de 68 euros. Pour Mao Peninou, adjoint au Maire de Paris en charge de la propreté, il faut en finir avec cette habitude devenue naturelle pour les fumeurs.

     


    votre commentaire
  • Les agriculteurs envahissent la capitale pour manifester leur colère

    Marie-Josée Cougard / Journaliste | Le 03/09 à 07:00

    L'ensemble du monde agricole se mobilise.
    Les prix, les charges, les normes environnementales et la paperasse suscitent un ras-le-bol général.

    Les agriculteurs envahissent la capitale pour manifester leur colère

    Les paysans en colère à Paris : voilà qui n'est pas nouveau. Pourtant, le rassemblement ce jeudi d'un millier de tracteurs dans la capitale a quelque chose de très différent des autres manifestations agricoles. Il n'a pas été provoqué par quelque dysfonctionnement de la Politique agricole commune (PAC), mais plutôt par son extinction. Cette opération sera la première grande manifestation nationale résultant de la fin de l'Europe agricole. Une fin programmée, progressive, annoncée de longue date, que la disparition des quotas laitiers en avril dernier a en quelque sorte matérialisée, rappelant à tous la nouvelle réalité : celle des effets directs du marché mondial sur la situation de chaque agriculteur.

    Dans un contexte où les protections européennes, qui ont fait la richesse communautaire pendant quarante ans, ont pour beaucoup disparu, l'absence de politique sociale ou fiscale européenne aggrave le tout, en mettant les pays membres en concurrence les uns avec les autres au lieu de les unir sur un marché mondial en plein chambardement. Trouver un consensus dans ces conditions tient du voeu pieux. Stéphane Le Foll, le ministre français de l'Agriculture, tente depuis plusieurs jours de convaincre ses homologues de le soutenir dans les demandes qu'il fera devant le conseil agricole extraordinaire convoqué lundi à Bruxelles. «  Il reste beaucoup à faire  », pour parler d'une voix, a-t-il reconnu après s'être entretenu avec ses homologues allemand et polonais. Ceux-ci sont peu enclins à solliciter le budget européen pour financer des opérations de stockage des excédents, le temps d'assainir le marché.

    Voulue par les éleveurs, producteurs de viande bovine ou de lait, de porcs, dont un sur dix serait au bord de la faillite, selon le ministre de l'Agriculture, la manifestation de jeudi à Paris rassemblera finalement presque toutes les productions agricoles. Les situations sont très diverses et celles des éleveurs incomparablement plus délicates. Mais tous font de la hausse des prix et de la diminution des charges une priorité. Ils partagent la même exaspération face à l'accumulation des contraintes et des démarches administratives. Et réclament l'assouplissement des règles environnementales.

    De nouvelles réponses

    Les céréaliers, qui ne battent le pavé qu'en de très rares occasions, viennent aussi dire leur mécontentement. Les tracteurs partis depuis mardi matin, pour certains, feront un tour de périphérique avant de se rassembler à la Nation. Une délégation d'agriculteurs rencontrera des parlementaires au Sénat et à l'Assemblée.

    Xavier Beulin, le président de la FNSEA, qui a estimé à 3 milliards d'euros les aides nécessaires, sera reçu quant à lui par le Premier ministre, Manuel Valls, vers midi. Le gouvernement s'est engagé à apporter de nouvelles réponses aux agriculteurs… Le plan d'urgence annoncé le 22 juillet, reposant aux trois quarts sur des reports de cotisations et d'emprunt, avait été jugé très inadapté.

    Marie-Josée Cougard, Les Echos

    En savoir plus sur http://www.lesechos.fr/journal20150903/lec2_industrie_et_services/021298575531-les-agriculteurs-envahissent-la-capitale-pour-manifester-leur-colere-1150124.php?JdXgJqfJMUaKRsbj.99

    votre commentaire
  • A Vienne, des milliers de migrants dans les trains en provenance de Budapest

    Des migrants en provenance de Budapest arrivent à la gare de Vienne, le 31 août.Des migrants en provenance de Budapest arrivent à la gare de Vienne, le 31 août. (Photo Patrick Domingo. AFP)
    REPORTAGE

    Face à l’afflux de migrants, la police hongroise a fermé la gare de Budapest pendant une heure ce mardi matin. Récit de l’arrivée du premier train, chargé de réfugiés, lundi, en Autriche.

    Provenance, Budapest. Direction Munich. Il est un peu plus de 17 heures en ce lundi caniculaire, lorsque le Railjet de la compagnie des chemins de fer autrichiens annonce une halte en gare de Vienne. C’est un train historique. Le premier à arriver de Hongrie depuis que Budapest a pris la lourde responsabilité de faire voler en éclat, unilatéralement, les règles de Schengen et celles de Dublin II, règles qui veulent que les demandeurs d’asile patientent dans le premier pays de l’Union européenne où ils sont arrivés, en attendant le traitement de leur dossier.

    Les wagons sont chargés de migrants, presque uniquement des hommes, jeunes : il s’agit de ceux qui se sont imposés en premier à Budapest, pour entrer dans les rames. Le train a plus de cinq heures de retard et aucun réfugié n’en sort. Seuls les passagers hongrois et autrichiens, ainsi que des touristes japonais, hagards, s’extirpent difficilement des wagons bondés, avec l’aide de la police.

    «On est restés bloqués près de quatre heures à la frontière entre la Hongrie et l’Autriche, s’insurge une jeune Hongroise, paniquée de perdre son emploi à cause du retard. Personne n’est venu s’occuper de nous, c’est complètement dingue ! Les migrants essayaient de nous intimider, pour qu’on ne dise rien et la police hongroise n’est pas venue une seule fois, jusqu’à notre arrivée à Vienne.»

    3 650 migrants dans les trains

    Dans la capitale autrichienne, les forces de sécurité sont bien là. Mais elles semblent surprises de constater que la quasi-totalité des migrants veulent poursuivre leur périple jusqu’à Munich et ne pensent même pas faire escale dans cette grande ville riche et cosmopolite, la première qu’ils rencontrent, pourtant, depuis leur départ il y a plusieurs semaines. «On veut juste passer, sans avoir de problèmes», explique rapidement un Somalien. La plupart des exilés ne veulent plus croiser de journalistes.

    En tout, selon un bilan policier, 3 650 migrants ont pris d’assaut, lundi, les 17 trains qui relient quotidiennement les deux capitales habsbourgeoises. Cet afflux a poussé les autorités à évacuer, mardi matin, la gare internationale de Budapest pendant une heure et à suspendre le trafic. Mais, selon les décomptes préliminaires, seuls des Afghans ont déposé une demande d’asile en Autriche. Six Afghans sur des milliers de personnes.

    Tous les autres exilés rêvent de se jeter dans les bras de «Mama Merkel», comme les Syriens, notamment, surnomment la chancelière allemande, seule Européenne à la voix qui porte, assez sûre de son poids politique pour tenir un langage d’ouverture. La gifle est violente pour l’Autriche, qui jusqu’ici se considérait comme un pays de destination, mais qui s’est transformée, en six mois seulement, en un simple terrain de transit, comme ses voisines de l’Est, du fait de son discours sécuritaire intransigeant et des conditions déplorables dans lesquelles les migrants, notamment mineurs, y sont accueillis.

    Soutien de la population viennoise

    La police tchèque, contrairement à celle de l’Autriche, a arrêté les migrants qui se présentaient sans papiers à sa frontière lundi, les empêchant de continuer leur chemin vers l’Allemagne. 200 personnes seraient concernées, des Syriens pour la plupart, dont 61 enfants. C’est la première arrivée massive de migrants en République tchèque depuis le début de la crise.

    Dans la nuit de lundi à mardi, seules 300 à 400 personnes dormaient en gare de Vienne, aidées par des gestes spontanés de la population et soutenus par 20 000 manifestants qui, dans la rue, sont venus crier leur indignation, face aux dirigeants du pays qui ne tentent aucunement de retenir les réfugiés, contrairement là encore aux règles communautaires. 2 000 migrants ont aussi passé la nuit dans la petite gare de la ville de Salzbourg. Ce mardi matin, c’était déjà la ruée vers Düsseldorf ou Munich. Selon la police allemande, entre 2 000 et 2 200 migrants seraient arrivés par le rail en Allemagne, depuis la Hongrie, ces trente dernières heures.

    Symbole criant du décalage entre la classe politique autrichienne et une partie de la population, l’extrême droite organisait ce mardi matin une conférence de presse… pour annoncer fièrement le ralliement de la maire conservatrice du richissime Ier arrondissement de Vienne au parti xénophobe FPÖ.


    votre commentaire
  • L’ex-patron du FN 95 outré d’avoir été jugé par… son ancien avocat

    Archives. L’ancien patron du FN 95, qui comparaissait devant la commission de discipline du parti, a été surpris par la présence de Wallerand de Saint-Just, son ancien avocat. Le conseiller régional fait partie des membres de la commission. Archives. L’ancien patron du FN 95, qui comparaissait devant la commission de discipline du parti, a été surpris par la présence de Wallerand de Saint-Just, son ancien avocat. Le conseiller régional fait partie des membres de la commission. (LP/A.B.)

    L’ancien chef de file du FN dans le département, Alexandre Simonnot, a comparu ce mardi après-midi devant la commission de discipline du parti. Le Front national lui reproche ses propos homophobes à l’encontre de membres du parti dans l’hebdomadaire « Rivarol », ainsi que ses attaques contre son successeur dans le Val-d’Oise, Jean-Michel Dubois.

    L’entretien, qui a duré une trentaine de minutes, s’est déroulé de façon « courtoise », a-t-il expliqué à sa sortie.

    L’ancien leader du FN 95 a toutefois trouvé choquant d’être jugé par… son ancien avocat, Wallerand de Saint-Just. Le conseiller régional de Picardie fait en effet partie de la commission de discipline. « C’est déontologiquement indécent, s’exclame-t-il. Je vais immédiatement faire un courrier au bâtonnier de l’ordre. »

    D’après Alexandre Simonnot, la majeure partie de l’entretien a porté sur son soutien indéfectible à Jean-Marie Le Pen, lui-même sous le coup d’une exclusion du parti. « Je ne suis qu’une victime collatérale de cette situation », a-t-il insisté, indiquant par ailleurs que son avenir était étroitement lié à celui de son mentor. « Je crois encore à une réconciliation, plaide-t-il. Et en politique, je ne m’en référerai désormais plus qu’à un seul homme, Jean-Marie Le Pen. J’irai où il ira et je ferai ce qu’il me demandera de faire. »

    La décision de la commission de discipline du parti devrait tomber dans les tout prochains jours.

    http://www.leparisien.fr/


    votre commentaire