• François Hollande en star Française sur Broadway.

    Le Monde.fr Par Bastien Bonnefous (envoyé spécial à New York)

    François Hollande visitait une foire du "French savoir-faire" sur Broadway à New York le 27 septembre 2015. Il y a croisé 17 danseuses du Moulin rouge  en tenues tricolores de french cancan.

    Drôle de journée pour François Hollande à New York, dimanche 27 septembre à l’occasion de l’assemblée générale de l’Organisation des Nations Unies (ONU). En quelques heures à peine, le président de la République est passé du rôle de chef de guerre en Syrie le matin, à celui de VRP du « made in France » dans les rues de la ville l’après-midi.

    Il est 17 heures, heure locale, quand François Hollande se présente sur Broadway, tout près de Times Square, pour visiter l’exposition « Best of France » organisée pour faire la promotion à New York de « l’excellence française ». Oubliée l’ambiance grave onusienne lorsque le chef de l’Etat a confirmé le matin même les premières frappes françaises en Syrie avant de participer à un déjeuner avec une trentaine de ses homologues pour préparer la conférence mondiale sur le climat prévue à Paris en décembre.

    Sur Broadway, François Hollande retrouve ses réflexes et son costume d’éternel candidat. Tulle ou New York, même combat. L’avenue est noire de piétons en ce dimanche après-midi et résonne des chansons de Dany Brillant, venu donner un concert en plein air pour l’occasion. Le président de la République débarque au son de la Marseillaise avant de s’offrir plus d’une heure de « déambulation », dans une cohue impressionnante, de la 43e rue à la 37e. Radieux, il fait un tour de France en accéléré depuis New York, enchaînant les stands de spécialités régionales hexagonales. Gastronomie, nouvelles technologies, industrie, art de vivre, tourisme... il visite tout, passant d’Ariane Espace au beurre « Président » où il admire une sculpture en beurre des principaux monuments de Paris.

    François Hollande visitait une foire du "French savoir-faire" sur Broadway à New York le 27 septembre 2015.

    « Step back ! »

    « Step back ! » (« Reculez »), hurlent les officiers de sécurité américains aux badauds, peu habitués à protéger un président qui prend autant de plaisir à se jeter dans une foule. C’est une véritable mêlée humaine qui remonte l’avenue. François Hollande goûte les fromages ou les cannelés qu’on lui présente, se fait remettre une cuillère de bois par un chef étoilé lyonnais, un béret par un fabricant du Pays basque, ou une brosse à dents « connectée au téléphone » par le patron d’une start-up française... Il enchaîne les « selfies » avec des New-Yorkais qui ne savent pas toujours exactement qui il est, et des touristes français souvent étonnés de le croiser dans les rues de la Grosse Pomme. « Vous saluerez Philippe Martin de ma part », lance-t-il même à des vacanciers gersois à propos du député socialiste local. Le tout au milieu de la 41e rue...

    Impossible pour lui d’échapper au stand du Moulin-Rouge où l’attendent dix-sept danseuses du cabaret parisien en tenues tricolores de french cancan. Aux anges, le président de la République se fait prendre en photo au milieu de la troupe. « On ne va retenir que ça de mon voyage à New York ! », leur dit-il, provoquant les rires. Oublié le « French bashing » qui fait florès de l’autre côté de l’Atlantique depuis le début de son quinquennat. « Ici, il n’y a pas de French bashing, c’est le French applause, le French success! », s’enthousiasme François Hollande.

    François Hollande visitait une foire du "French savoir-faire" sur Broadway à New York le 27 septembre 2015.

    Au bout d’une heure, et alors que le président cubain Raul Castro l’attend pour un entretien bilatéral en marge de l’assemblée générale de l’ONU, on croit que le chef de l’Etat en a terminé avec son bain de foule new-yorkais. Mais non, il a envie de prolonger et décide de regagner à pied son hôtel situé sur la 5e avenue. Et voilà le cortège reparti pour une marche d’une vingtaine de minutes dans les rues de la ville. La presse à ses trousses, François Hollande plaisante avec les journalistes. « Vous avez vu que le pape François a rencontré Fidel Castro? Je dis ça par rapport à d’anciennes critiques », leur lance-t-il dans un sourire, faisant référence à son tête-à-tête controversé avec l’ancien dirigeant cubain lors de son voyage à La Havane en mai 2015. Avant d’ajouter, toujours à propos du pape, en visite lui aussi à New York il y a deux jours : « Avec le pape, on se tient. Il était là hier, je suis là aujourd’hui, on s’organise tous les deux ! ». D’un François l’autre en somme.

    image: http://s1.lemde.fr/image/2015/09/28/534x0/4774621_6_3419_francois-hollande-visitait-une-foire-du_e71ec7dc8a5458877fd112969e2f81ce.jpg

    François Hollande visitait une foire du "French savoir-faire" sur Broadway à New York le 27 septembre 2015. Il a pris part à un bain de foule.

      Bastien Bonnefous (envoyé spécial à New York) 

    • Journaliste au Monde

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  • Ralliement d’un élu Front de gauche au FN : la gauche consternée à Antony

    Pascale Autran
     Antony. Le conseiller municipal François Meunier a annoncé sa décision de quitter le Front de Gauche pour rejoindre le Front National. Antony. Le conseiller municipal François Meunier a annoncé sa décision de quitter le Front de Gauche pour rejoindre le Front National. (LP/J.Va.)

    Une décision «scandaleuse» : le ralliement surprise au Front national du conseiller municipal Front de Gauche d’Antony, François Meunier, suscite une volée de réactions consternées à gauche. Surprise, car personne ne l’avait vu venir, pas même sa colistière Isabelle Delpech : «Je le côtoie personnellement depuis deux ans, c’est totalement contraire à ses idées !» La Front de gauche n’en revient toujours pas : «La veille encore, nous avions longuement discuté du dernier conseil, où ses interventions étaient sans ambiguïté.

    » «Touchée et en colère», elle essaie de comprendre : «Je suis allée chez lui, il a refusé de me parler ». Pourtant, depuis des mois, François Meunier était en retrait, n’était pas candidat aux départementales, ne dirigeait plus la section locale... Ses ex-camarades évoquent des «problèmes personnels» plus que politiques, parlent d’absences répétées, de problèmes financiers... Le Front de gauche doute : «Nous ne pouvons considérer que cette décision soit le résultat d’un choix conscient». Dans un communiqué virulent, le PCF local se lâche : «Dérive», «duplicité» «déshonneur», «mégalomanie»... Tous exigent sa démission : «Sinon ce serait une trahison des électeurs», assène Elsa Faucillon, responsable du PCF 92, qui se dit «choquée, meurtrie» : «C’est tellement contraire à ce qu’on est, ce qu’on porte !»

    Surprise aussi dans le groupe Antony avec vous (socialistes, radicaux, écologistes) : «Un tel saut était inenvisageable», s’étonne le PRG Pierre Rufat, qui a proposé à Isabelle Delpech de «réfléchir à un rapprochement». Aussitôt refusé : «Pour l’instant, ce n’est pas à l’ordre du jour», répond l’élue désormais solitaire.

    Quand à François Meunier, il l’a affirmé, il ne veut pas démissionner. Il veut même créer un groupe FN. Dans sa nouvelle écurie, on se réjouit de la prise, qui porte à 7 le nombre de ses conseillers municipaux dans le département*. Dans un communiqué, le FN 92 salue le «courage» de son nouvel adepte : «Il a toute sa place au Front national, mouvement de rassemblement des patriotes de droite comme de gauche».

    *A Antony, Châtillon, Courbevoie, Issy,Suresnes.
     
    http://www.leparisien.fr/antony-92160/ralliement-d-un-elu-front-de-gauche-au-fn-la-gauche-consternee-a-antony-28-09-2015-5134957.php

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  • Aux Nations unies, François Hollande à l’offensive contre Bachar Al-Assad

    Le Monde.fr Par Bastien Bonnefous (New York, envoyé spécial)

    François Hollande à l'ONU, lundi. François Hollande à l'ONU, lundi. Craig Ruttle / AP

    La France ne varie pas face à la crise syrienne. Pour Paris, une seule et même solution s’impose : le départ de Bachar Al-Assad de la tête du pays. C’est ce qu’est venu répéter François Hollande à la tribune de l’Assemblée générale des Nations unies, lundi 28 septembre à New York.

    Le président de la République a expliqué que le dirigeant syrien ne pouvait rester en place après avoir été depuis trois ans le premier responsable du drame de son pays. « Bachar Al-Assad est à l’origine du problème, il ne peut pas faire partie de la solution », a déclaré M. Hollande. Et qu’importe si aujourd’hui la Syrie est également devenue le théâtre des actions terroristes de l’Etat islamique (EI). Impossible selon François Hollande de lâcher la proie pour l’ombre. Au contraire, la situation pour Paris impose de combattre de front « l’alliance du terrorisme et de la dictature. »  « Ce n’est pas parce qu’un groupe terroriste massacre lui aussi qu’il y aurait finalement une forme de pardon ou d’amnistie pour le régime qui a créé cette situation », a expliqué le chef de l’Etat.

    « On ne peut pas faire travailler ensemble les victimes et le bourreau »

    Dans son discours, le président de la République s’est adressé en creux à la Russie qui continue de soutenir Bachar Al-Assad. François Hollande et Vladimir Poutine n’ont d’ailleurs pas écouté leurs discours respectifs. Pendant que le président russe s’exprimait en fin de matinée, M. Hollande recevait à la représentation française à l’ONU la coalition syrienne, la seule opposition « démocratique, modérée et légitime » dans le pays, selon le chef de l’Etat français. Et tandis que M. Hollande s’exprimait à la tribune, M. Poutine déjeunait avec le président américain Barack Obama et le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon.

    « J’en vois qui déploient tous leurs efforts pour incorporer Bachar Al-Assad » à l’avenir de la Syrie, a déclaré M. Hollande. Une référence directe à la déclaration de M. Poutine qui avait assuré que ce serait « une énorme erreur de refuser de coopérer avec le gouvernement syrien et ses forces armées ». Mais une telle hypothèse est inenvisageable pour le président français, qui estime qu’« on ne peut pas faire travailler ensemble les victimes et le bourreau ».

    Lire aussi : Paris revendique sa place sur le front de Syrie

    Solution de « transition »

    Pour Paris, la coalition proposée par Vladimir Poutine est « possible », mais à une condition : « elle doit avoir une base claire » et reprendre les accords de Genève signés en 2012 qui prévoient la mise en place d’un « gouvernement de transition doté des pleins pouvoirs incluant des membres du gouvernement et de l’opposition ». Mais pas le dirigeant syrien. « Je ne cesse d’expliquer à Vladimir Poutine que nous devons trouver une autre solution que Bachar Al-Assad », a confié le président de la République lors d’une conférence de presse donnée quelques minutes avant son discours à la tribune des Nations unies.

    La France continue donc de militer pour une solution de « transition » en Syrie, qui « associe » les pays « voisins », ainsi que ceux du Golfe, l’Iran, la Turquie, les Etats-Unis et la Russie. Si la réunion new yorkaise n’a guère permis de dessiner les prémices d’un accord entre les grandes puissances, Paris veut croire qu’il en sort moins isolé, après que Barack Obama, dans son discours lundi, a expliqué qu’« on ne peut pas soutenir des tyrans comme Assad sous prétexte que l’alternative serait pire » .  « Obama a dit très clairement que l’avenir de la Syrie ne passe pas par Bachar Al-Assad. Cela fait trois ans que j’exprime cette position. Composer avec Assad, je m’y refuse, Obama aussi », s’est félicité François Hollande à New York.


     http://www.lemonde.fr/international/

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  • Une élue allemande déclare, au bord des larmes, « Nous ne pouvons plus assurer la sécurité »

    Source: Les Observateurs..

    réfugiés-munich1

    Ci-dessus, réfugiés dans la ville de Munich

    Merci à Caroline

    Vidéo en allemand (assez facile à comprendre avec des notions moyennes de la langue) :

    Wir können die öffentliche Sicherheit nicht mehr garantieren " Ein eindringlicher Hilferuf" from uncut-news.ch on Vimeo.


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  • Wanda Jackson - Happy, Happy Birthday (1958)


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