• La population SDF en France en hausse de 44 % en 11 ans ..

    Le dernier portrait social de l'Insee fait état de la nette augmentation du nombre de sans domicile fixe dans l'Hexagone ces dix dernières années. Des précaires qui doivent parfois compter sur la générosité pour survivre, notamment celle des Restos du Cœur, dont la 30e campagne débute lundi.

    En 2012, la France comptait 112.000 SDF, dont 31.000 enfants, dans les moyennes et grandes agglomérations, un chiffre en hausse de 44 % en 11 ans, selon une étude de l'Insee rendue publique mercredi.

    Dans son "Portrait social de la France", l'Insee dévoile la "grande diversité" de la population de sans-domicile en France, à partir d'une enquête sur les personnes ayant fréquenté les services d'hébergement ou de restauration dans les agglomérations de plus de 20.000 habitants, au premier trimestre 2012.

    Depuis la dernière étude menée sur les sans-domicile, en 2001, leur nombre a augmenté de 44 %, pour s'établir à 81.000 adultes et 31.000 enfants. Le chiffre ne couvre pas toute la réalité des sans-domicile, certainement plus nombreux, si l'on inclut notamment ceux qui ne fréquentent aucun service d'hébergement ou de restauration, et ceux vivant dans des communes rurales ou de moins de 20.000 habitants.

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  • L’Algérie au bord du gouffre !!!

    Posté: par balboa78..

    Je vous propose cette analyse de Bernard Lugan parue dans « l’Afrique Réelle » :

    algerie-au-bord-du-gouffre

    La nouvelle hospitalisation du président Bouteflika intervient à un moment critique pour une Algérie frappée au cœur par l’effondrement du prix du pétrole. En effet, si la bombe sociale algérienne n’a pas encore explosé, c’est grâce à la manne pétrolière qui permet à l’Etat de subventionner pour 60 milliards de dollars par an la consommation des « classes défavorisées ». A cette somme, il convient d’ajouter 20% du budget de l’Etat qui est consacré au clientélisme. Un exemple: avec 6% de toutes les dotations ministérielles, le budget du ministère des Anciens combattants est  supérieur à ceux de l’Agriculture (5%) et de la Justice (2%).
    Avec un pétrole à 85 ou même à 80 dollars le baril, il va donc falloir tailler dans les subventions, ce qui va bousculer les équilibres sociaux et politiques.

    Etat des lieux d’un pays qui risque d’exploser à tout moment.

    En 2011-2012, si l’Algérie échappa au « printemps arabe », ce fut essentiellement parce que ses réserves de devises lui permirent d’acheter la paix sociale. Les révoltes populaires qui y étaient alors nombreuses ne s’engerbèrent pas dans un mouvement révolutionnaire de fond. L’ébullition sociale du mois de décembre 2011 et du début du mois de janvier 2012 cessa spontanément car, perfusées de subventions, les catégories sociales les plus démunies ne cherchèrent pas à provoquer une révolution.
    Or, ce qui était possible avec un baril de pétrole à 110 dollars ne l’est plus quand son prix frôle les 80 dollars.  En effet, l’Algérie qui importe l’essentiel de ses biens de consommation a besoin d’un baril de pétrole à 100 dollars minimum pour assurer ses équilibres budgétaires; en dessous de ce prix, elle doit puiser dans ses réserves de change.

    Aujourd’hui, l’Algérie consacre le quart de ses recettes tirées des hydrocarbures – ses seules recettes d’exportation [1] -, à l’importation de produits alimentaires de base dont elle était exportatrice avant 1962. Bon an, mal an, l’agriculture et ses dérivés ne permettent en effet pas de satisfaire plus de 40 à 50% des besoins alimentaires du pays. Les seules importations  de céréales se montent ainsi en moyenne à 3 milliards de dollars, somme à laquelle il convient d’ajouter le reste des produits alimentaires, soit, pour les neuf premiers mois de l’année 2014, la somme  de 8,63 milliards de dollars, en augmentation de 17,6% par rapport à la même période de l’année 2013. La seule facture de lait en poudre atteindra quasiment 2 milliards de dollars pour la totalité de l’année 2014.
    En 2013, l’importation des biens alimentaires et des biens de consommation représenta 36 % de la facture de tous les achats faits à l’étranger ; en 2014, le pays est le premier importateur africain de biens alimentaires pour un total de 12 milliards de dollars (Centre national de l’informatique et des statistiques-douanes-CNIS).

    A ces sommes, il convient d’ajouter les subventions que l’Etat accorde aux denrées alimentaires importées et aux produits énergétiques, ce qui  représente 30 % du PIB national.

    Troisième producteur africain de pétrole …

    … l’Algérie est actuellement lourdement affectée par la baisse des cours du baril dont le prix est passé de 110 dollars au mois de juillet 2014 à 85 dollars le 15 octobre et à près de 80 le 14 novembre. Comme le budget 2014 était basé sur le prix d’un baril supérieur à 100 dollars, cette baisse plombe donc une économie fondée sur le tout pétrole-gaz qui assure au moins 95 % des recettes en devises du pays. Selon les douanes algériennes (19 octobre 2014), les exportations hors hydrocarbures représentaient à cette date 4,17 % du montant total des exportations algériennes.

    De plus, depuis 2011, l’on sait que les réserves de gaz de l’Algérie ont été surestimées. Quant à la production de pétrole, elle baisse et le pays n’aurait encore, selon certaines sources, que pour deux à trois décennies de réserves. Cette baisse de production fut un temps masquée par le prix élevé du baril ( plus de 110 dollars); elle ne l’est plus avec les prix actuels.
    Au mois de janvier 2014, afin de relancer la production pétrolière, l’Etat algérien a fait un appel d’offres international pour 31 nouveaux périmètres de recherches, or, seul 4 périmètres ont trouvé preneur.
    Le pays est donc dans une impasse d’autant plus étroite que la tension sur la frontière libyenne l’oblige à des dépenses militaires considérables. En 2014, le budget du ministère de la Défense totalise ainsi 23% du budget de tous les ministères, soit une augmentation de 10% par rapport à 2013.

    Certes, l’Algérie dispose d’un matelas de plus de 200 milliards de dollars de réserves de change, mais, au rythme où vont les choses, il va vite être à plat. Combien de temps ce bas laine permettra-t-il de contenir le cataclysme social qui couve ? Là est toute la question.

    Une bombe à retardement sociale

    Selon le quotidien El Watan en date du 16 septembre 2014, la ville d’Alger est  « cernée de bidonvilles » dans lesquels vivent « 72 000 familles »  et  selon le quotidien Le Soir d’Algérie en date du 18 octobre, l’Algérie compterait 1 9320 000 familles démunies soit une augmentation de 304 000 familles par rapport à l’année 2013. Certains observateurs ne craignent donc pas de parler de « clochardisation » d’une partie de la population. Il s’agit là d’une véritable bombe à retardement qui peut exploser à tout moment.
    Signe de la tension sociale qui règne, les policiers se sont mis en grève au mois de septembre. Le chômage des jeunes atteint au minimum 35 % avec pour résultat l’émigration de la jeunesse et des diplômés. A ce jour, près de 2 millions d’Algériens nés en Algérie ont émigré, dont une partie importante de cadres formés dans ses universités durant les décennies 70 et 80. Sur ce total,
    1 460 000 se sont installés en France (Algeria-Watch, 21 septembre 2014).

    Aux tensions sociales s’ajoutent les problèmes ethniques qui prennent de plus en plus d’ampleur dans la région du Mzab entre Mozabites et Arabes, cependant qu’au mois d’octobre 2014, les Touareg menacèrent de « monter à Alger » pour assiéger la Présidence si leurs revendications n’étaient pas acceptées. Le pays est également fracturé entre idéologie arabiste et berbérisme. Les Kabyles n’ont ainsi pas renoncé à lutter contre l’arabisation forcée qu’ils subissentdepuis 1962, certains allant même jusqu’à parler de politique d’effacement de l’identité berbère.

    Au point de vue religieux, même si les Frères musulmans ont subi une cinglante défaite lors des élections municipales et législatives de 2012, l’islamisme politique constitue encore une force très puissante. De plus, il importe de ne pas perdre de vue que l’Algérie fut le creuset dans lequel naquirent les groupes jihadistes dont le pouvoir de nuisance est toujours réel comme l’ont montré la prise d’otages sur le site gazier d’In Amenas au mois de janvier 2013 et le meurtre d’un touriste français au mois de septembre dernier.
    Politiquement, l’Algérie est en pleine incertitude avec un président donné comme moribond et qui n’aurait plus que quelques instants de lucidité par jour.

    Bernard Lugan
    14/11/2014

    [1] Les hydrocarbures totalisent 30% du PIB algérien.

    Je reprends la plume pour ajouter trois remarques :

    • Cette bombe à retardement pourrait atteindre la France avec un afflux probable d’immigrés pour qui la France est le pays naturel d’immigration.
    • Il est légitime de se demander ce que serait devenu ce pays si la colonisation française s’était terminée par une transition moins brutale que la conclusion de la guerre d’Algérie qui s’est traduite par l’expulsion de fait d’une grande partie des forces vives du pays. Ceci n’est bien sûr pas du tout politiquement correct, c’est pour cela qu’il fallait le dire !

    Christian Balboa

    @ChrisBalboa78

     


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  • Ceux qui osent qualifier l’islam de religion sont des collabos ..René Marchand : ceux qui osent qualifier l’islam de religion sont des collabos ..

    Au sommet de sa forme, notre ami René Marchand s’est livré, pendant 22 minutes, lors des Assises sur la Remigration, à un magistral exposé sur les enjeux de la guerre quotidienne qui se déroule sur notre sol. L’ovation qu’il a reçue à la fin de son intervention montre qu’il a été compris…


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  • Souvenir des Hommes ,des vrais !!! 


                              Roger Holeindre: Brahim par PHIBERSTE


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  • 18 novembre 1928

    Naissance de Mickey

    Mickey et son "père" (montage photo de Science et vie découvertes)Le 18 novembre 1928, les spectateurs New Yorkais du Colony Theater applaudissent Mickey Mouse dans le film Steamboat Willie. Il s'agit de la parodie parlante d'un succès de Buster Keaton, un comique du cinéma muet rival de Charlie Chaplin.

    La petite souris, qui devait initialement s'appelerMortimer, a été rebaptisée Mickey sur les instances de Mme Disney, la femme de son créateur.

    Ce dernier, Walt Disney, prête sa voix à Mickey mais le résultat est si affligeant que dans le filmFantasia, la souris deviendra muette !

    Richard Fremder raconte... Walt Disney

    Richard Fremder et son interlocuteur reviennent sur Mickey, Blanche-Neige, leur créateur... et leurs sources d'inspiration européennes :
    Écouter (50 minutes) :


        

    Naissance d'un art

    Le dessin animé a été inventé en 1892 par un Français, Émile Raynaud, pour le compte du musée Grévin, à Paris, quelques années avant la naissance du cinémalui-même ! Émile Raynaud invente aussi la pellicule perforée qui sera reprise par le cinéma avec le succès que l'on sait.

    Le dessin animé connaît un bref essor avec un autre Français, Émile Cohl, mais c'est seulement au début des années 1920 qu'il entre dans l'ère moderne avec la mise en oeuvre de la taylorisation et de la fragmentation des tâches.

    Ces techniques empruntées à l'industrie permettent d'abaisser considérablement le coût des productions. Il faut dire qu'un dessin animé réclame beaucoup plus de travail et d'investissement qu'un film classique pour obtenir les 24 images par seconde indispensables à une bonne animation.

    Les premiers dessins animés, souvent à vocation publicitaire, sont des courts métrages de quelques minutes («cartoons» en anglais). Ils mettent en scène des personnages de fantaisie tel que Félix le chat.

    Un conteur sans pareille

    La statuaire de la cathédrale de Naumburg (1260) a inspiré les personnages de Blanche-NeigeNé à Chicago le 5 décembre 1901, Walter Elias Disney passe son enfance à la ferme, auprès d'un père violent. Il s'engage à 16 ans, pendant la Grande Guerre, comme ambulancier de la Croix-Rouge. Puis il entre dans la vie active comme dessinateur publicitaire.

    Avec son frère Roy et son ami Ubi Werks, dessinateur beaucoup plus talentueux que lui, il monte à Chicago un studio, Hollywood Walt Disney Studio, et crée un nouveau personnage,Oswald le lapin. Mais celui-ci lui est volé par son distributeur, la société Universal...

    Et c'est dans le train qui le ramène de New York, où il a discuté avec ce distributeur, qu'il aurait eu l'idée d'un nouveau héros, Mickey la souris. Celle-ci s'acquiert un très rapide succès grâce au talent de conteur et de scénariste de Walt Disney et de nouveaux personnages viennent lui tenir compagnie (Donald le canard, Minnie...).

    Le studio devient une fructueuse affaire commerciale. Mais Walt Disney n'en reste pas là. En 1937, il lance un incroyable pari en investissant toute sa fortune dans la fabrication d'un premier dessin animé long métrage.

    Image de Blanche-NeigeIl choisit de mettre en images un conte des frères Grimm. Ce sera Blanche-Neige et les sept nains. Pour sa réalisation (un million d'images colorisées), le studio mobilise pas moins de 700 personnes !

    Pour plus de véracité, ses scénaristes et dessinateurs se plongent dans les livres d'art et d'histoire européens. Ils vont puiser leur inspiration dans l'architecture et la sculpture gothique.

    Jusqu'à la première représentation, Walt Disney se demande si le public acceptera de regarder le dessin animé pendant pas moins d'une heure et demie... On connaît la réponse !

    Blanche-Neige fait un triomphe, suivi de plusieurs autres, Pinocchio, Fantasia, Peter Pan... et dès lors, la compagnie Disney se transforme en une fabuleuse fabrique de rêves, sans doute l'un des principaux apports des États-Unis à la culture universelle du XXe siècle.

    Patron exigeant et parfois brutal, tout entier dévoué à son art, soucieux de perfection, Walt Disney supervise lui-même toutes les créations et crée des classes d'art pour former ses propres animateurs.

    Les affaires avant tout

    Avec le semi-échec de Fantasia en 1940, la magie s'affadit. 

    Après la Seconde Guerre mondiale, Walt Disney délaisse la création et se préoccupe par-dessus tout de valoriser les produits dérivés de ses films. Il ouvre en Californie,en 1955, le premier parc d'attractions, Disneyland

    L'homme d'affaires ternit quelque peu son image dans les années 1950 en participant à la «chasse aux sorcières» du sénateur anticommuniste Joseph Mccarthy.

    Après sa mort, le 15 décembre 1966 à Los Angeles, le dessin animé va rester le domaine réservé des Américains jusqu'à l'irruption des productions japonaises au début des années 80.

    Les productions Disney vont elles-mêmes suivre la tendance générale en délaissantl'Europe, ses princes charmants et ses contes, au profit d'histoires empruntées à l'Orient (Aladin), à l'Amérique (Pocahontas) ou à l'Afrique (Le Roi-Lion). 

    Richard Fremder          http://www.herodote.net/

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